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Belgique, les films sélectionnés à Cannes (mai 2003)

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- Le cinéma belge connaît un renouveau avec l'arrivée de jeunes cinéastes venant renforcer les auteurs confirmés. Les films qui seront au festival et, à suivre, dans les salles.

La prédominance des premiers films

Ceux qui croyaient à un succès éphémère du cinéma belge en seront pour leurs frais. La production de cette année reflète combien il est source inépuisable de talents. Le cinéma belge connaît en effet un développement considérable avec l'arrivée de jeunes cinéastes venant renforcer les auteurs confirmés. Paradoxalement, la sélection cannoise reste très distante face à ce renouveau. Mais qu'il s'agisse de productions majoritaires ou minoritaires belges, ces films révèlent l'originalité et la force de leurs auteurs.

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1. Les films sélectionés à Cannes

Force est de constater l'importance des premières œuvres dans la production belge cette année. Sur quatre coproductions belges sélectionnées, trois sont des premiers films. «Ces premiers films constituent un élément très positif pour le cinéma belge, reconnaît Henry Ingberg, Secrétaire Général du Ministère de la Communauté française de Belgique, car ma crainte était que l'explosion rencontrée par notre cinéma à l'étranger ne soit qu'un effet de génération. Le risque était qu'après des œuvres fortes, on arrive à un creux. Il est remarquable qu'on échappe à cette fatalité et que tous ces nouveaux réalisateurs s'ajoutent à ceux déjà reconnus».

Seule production majoritaire belge, le premier long métrage de Thomas de Thier, Des plumes dans la tête [+lire aussi :
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, est sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs, une section qui a déjà porté chance à d'autres cinéastes belges comme Jaco Van Dormael (Toto le Héros en 1991), Luc et Jean-Pierre Dardenne (La Promesse en 1996) ou encore Benoît Mariage (Les convoyeurs attendent en 1999). Produit par Nicolas Meyer (Magellan Production), Des plumes dans la tête relate le drame qui frappe une famille quand leur enfant unique, Arthur, se noie.

Par ailleurs, la société belge Entre Chien et Loup à qui l'on doit notamment Thomas est amoureux de Pierre-Paul Renders, Lumumba de Raoul Peck, La Sicilia de Luc Pien ou encore Un divan à New York de Chantal Akerman, voit deux de ses coproductions minoritaires sélectionnées: Mille Mois de Faouzi Bensaïdi dans la section Un Certain Regard et Depuis qu'Otar est parti de Julie Bertuccelli à la Semaine de la Critique, également deux premières oeuvres.

Dans Mille Mois, l'acteur, scénariste (notamment de Loin de Téchiné) et metteur en scène marocain Faouzi Bensaïdi jette un regard personnel sur la période de répression intellectuelle marocaine du début des années quatre-vingts, peu traitée dans le cinéma marocain. Tourné au Maroc, le film est produit par Laurent Lavolé et Isabelle Pragier (Gloria Films – France), Diana Elbaum (Entre Chien et Loup – Belgique), Bénédicte Bellocq et Souad Lamriki (Agora Films – Maroc).

Avec son premier film Depuis qu'Otar est parti, la jeune française Julie Bertuccelli signe une œuvre personnelle et humaine au travers du portrait tendre et subtil de trois femmes de trois générations différentes dans la Géorgie d'aujourd'hui. Ancienne assistante du cinéaste géorgien Otar Iosseliani, elle lui rend hommage en situant le film à Tbilissi en Géorgie et en lui empruntant son prénom. Le film est produit par Yaël Fogiel (Les Films du Poisson – France) qui avait également produit Voyages, et Diana Elbaum (Entre Chien et Loup – Belgique).

Coproduit par Les Films du Fleuve (la société de Luc et Jean-Pierre Dardenne) et tourné en grande partie en Belgique, le film Stormy Weather de Solveig Anspach est sélectionné dans Un Certain Regard. Le film est interprété par Elodie Bouchez et Baltasar Kormàkur. Les Films du Fleuve ont également coproduit le nouveau film d'Eugène Green, Le monde vivant, présenté dans la Quinzaine des Réalisateurs.

Egalement coproduit par la Belgique, le film d'animation Les Triplettes de Belleville [+lire aussi :
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de Sylvain Chomet est présenté en Sélection Officielle Hors Compétition. Le film suit Champion, un garçon très solitaire qui vit avec sa grand-mère.

Côté court métrage, Speculoos d'Yves Cantraine produit par Need Productions, sera projeté dans une séance spéciale de la Semaine de la Critique.

2. Les Films au Marché

A l'approche de Cannes, la production belge dévoile une kyrielle de nouveaux premiers films. Coïncidence ou effet de société, le cinéma belge affiche effectivement un réel renouveau. «Il est clair que le succès de certains films belges a suscité un véritable engouement pour le cinéma auprès de la jeune génération. Et puis, l'approche du tax shelter a apporté des espoirs de financement» explique Chantal Pirlot, Présidente de la Commission de Sélection des Films.

Chanteur du groupe belge dEUS, Tom Barman s'est attelé l'an dernier à la réalisation de son premier film, Any Way the Wind Blows [+lire aussi :
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, un film mosaïque où se mêlent vent et musique. Œuvre originale et inclassable, le film suit une dizaine de personnages sur un laps de temps de 24 heures à Anvers en 2004. On y trouve dans les rôles principaux, Natali Broods, Jonas Boel, Diane de Belder, Titus De Voogdt, Eric Kloeck, Dirk Roofthooft, Matthias Schoenaerts (présenté lors du Shooting Star de Berlin) et Frank Vercruyssen. La musique jazz est complétée par des compositions de Tom Barman lui-même. Tourné l'été dernier à Anvers, Any Way the Wind Blows est produit par Kaat Camerlynck et Alex Stockman (Corridor).

Premier long métrage également, J'ai toujours voulu être une sainte de Geneviève Mersch s'attache à une adolescente qui vit seule avec son père. Norah se sent responsable de tous les malheurs du monde, et en particulier de la mort d'un coureur automobile, qu'elle a suivie en direct. Le film est produit par Patrick Quinet d'Artémis Productions.

Plusieurs autres films seront également présentés au Marché du Film: Resist de Dirk Szuszies (Aligator Film), Le festin de la Mante de Marc Levie (Marc Levie Visuals), Hot dogs de Frédéric Brival (Cinargo), et Alias de Jan Verheyen (Another Dimension of an Idea) et Hop, le premier long métrage de Dominique Standaert (Executive Productions), déjà en salles en Belgique.

3. Les autres films terminés

Mais si chaque section cannoise comprend au moins une coproduction belge, la programmation générale se montre plus frileuse, en proposant une sélection peu représentative de la production belge actuelle, au vu des films terminés. Parmi eux on remarque les premiers films qui confirment ainsi l’air de renouveau du cinéma belge. On commence par Sam Garbarski qui avait remporté un joli succès avec ses humoristiques courts métrages, a achevé son premier long, Le Tango Rashevski, l'histoire d'une famille juive perplexe devant les traditions religieuses lors de la mort de leur grand-mère. Il s'agit d'une œuvre tendre et légère dont le scénario est signé Philippe Blasband. Le film est interprété par Hippolyte Girardot, Ludmila Mikael, Michael Jonasz, Daniel Mesguich, Nathan Cogan, Jonathan Zaccai et Tania Garbarski. La musique est signée Michael Galassa, le compositeur notamment de la musique du film de Marion Hänsel, Nuages, présenté à Cannes voici quelques années. Le film est produit par Diana Elbaum (Entre Chien et Loup / Belgique), Denis Freyd (Archipel 35 / France) et Jani Thiltges (Samsa Film / Luxembourg).

Autre premier long métrage, Michael Blanco est réalisé par le journaliste Stephan Streker à qui l'on devait déjà notamment le document sur la boxe, Le Jour du Combat. Marqué par ses séjours fréquents à Los Angeles, Stephan Streker y a trouvé l'idée de son film basé sur cette ville dont tous les habitants, du pompiste au serveur de café, sont des acteurs potentiels en attente du rôle qui les révélerait.

Jean-Marc Moutout vient d'achever quant à lui Violence des échanges en milieu tempéré (ex-Organisation) produit par Les Films de l'Etang. Le film suit les aventures de Philippe Seigner qui, sortant d'une école de commerce, est brutalement plongé dans la production industrielle. Analysant le travail de femmes et d'hommes, il doit le modifier et, pour beaucoup, préparer sa suppression.

C'est Jacques-Henri Bronckart (Versus Productions) qui a coproduit le premier long métrage du Français Lionel Epp, En territoire indien, interprété par Jérémie Rénier, Claire Keim et François Berléand. Le film raconte comment un homme coupable de délit de fuite après un accident de la route, se trouve confronté à des maîtres-chanteurs aux mœurs étranges.

En 1999, Benoît Mariage séduisait public et critique avec son premier long métrage, Les Convoyeurs attendent avec Benoît Poelvoorde, une comédie émouvante présentée à la Quinzaine des Réalisateurs. Pour son deuxième film intitulé L'autre, le cinéaste nous plonge dans un sujet fort et démarquant. «L'histoire est puisée dans la vie de gens proches de Benoît mais le film n'a rien de documentaire pour autant, explique son producteur Dominique Janne. C'est un film sur les manques que nous avons tous.» L'autre raconte l'histoire d'un couple dont la femme attend des jumeaux. L'annonce de cette double grossesse la plonge dans une angoisse profonde et son mari est totalement impuissant face à la névrose de sa femme. Le tournage s'est déroulé en plusieurs parties, essentiellement en Wallonie mais également en France. L'une des forces de Benoît Mariage est sans nul doute sa direction d'acteurs. Qu'ils soient professionnels ou non, tous dégagent une intensité et une authenticité remarquables. Le casting comprend l'acteur néerlandophone Jan Decleir et mais également plusieurs des acteurs des Convoyeurs attendent: Dominique Baeyens, Philippe Grand'Henry et Bouli Lanners. Parmi les acteurs non-professionnels, citons Laurent Khunen qui apporte ici une extraordinaire beauté d'âme offrant notamment des scènes inoubliables face à Dominique Baeyens. Le film est produit par K2 Productions (Belgique), K-Star (France) et CAB Productions (Suisse), soit la même configuration que pour Les Convoyeurs attendent.

Produit par Artémis Production, le film Mieux que la vie (ex-Jeux d'enfants) de Yann Samuel raconte le jeu que suivent Sophie et Julien: capable ou pas ?. Un jeu dont ils sont les arbitres et souvent les victimes aussi, pour le restant de leur vie.

Auteur autant de comédies (Koko Flanel) que d'œuvres historiques (Daens), le cinéaste néerlandophone, Stijn Coninx vient d'achever son nouveau long métrage, Verder dan de Maan (Au-delà de la lune / Sea of Silence), une véritable coproduction européenne réunissant les Pays-Bas (Isabella Films), la Belgique (Sophimages), le Danemark (Zentropa Entertainments5 Aps) et l'Allemagne (Lichtblick Film). Au-delà de la lune raconte l'histoire émouvante d'un père et de sa fille dans un petit village au cœur des Pays-Bas en 1969. Caro a 9 ans et refuse de croire au départ de la fusée Apollo 11 vers la lune. Dieu ne le permettra pas car, si cette année les gens peuvent aller sur la lune, l'an prochain ils pourront aller au ciel. Son père est un fermier dans l'âme et il ne se fait pas aux temps modernes. Dans les moments de désespoir, il sombre dans l'alcoolisme et dans les moments d'optimisme, il joue au clown. Tourné à Amsterdam, Groeningen et à Bruxelles l'été dernier, le film est interprété par Huub Stapel, Johanna Ter Steege, Dirk Roofthooft, Bert André et la jeune Neeltje de Vree.

Minoritaire belge, Le soleil assassiné d'Abdelkrim Bahloul est produit par les Les Films du Fleuve. Le film suit le poète Jean Senac, un pied noir qui a décidé de rester en Algérie après les événements et se retrouve dix ans plus tard, surveillé par la police du régime. Deux hommes vont devenir intimes du poète et assister à son combat pour la liberté et la culture de la jeunesse algérienne. Un combat qu'il mènera jusqu'à la mort, assassiné une nuit d'août 1973.

Tourné l'an dernier notamment à Liège, Folle embellie de Dominique Cabrera se situe en plein exode à Orléans en juin 1940. Les médecins et gardiens de l'hôpital psychiatrique de la ville s'enfuient, laissant les portes ouvertes. Le médecin chef reste, certains patients se figent, d'autres, dans la panique, franchissent les portes… Le film est produit par Joseph Rouschop pour Tarantula.

Produit par Wild Heart Productions, Le veilleur de Frédéric Brival présente Joey, la trentaine, un portier de nuit dans un vieil hôtel dont les clients forment sa seule famille. Dans ce mélange étrange de putes, de joueurs et de losers, Joey apprend à jouer le jeu jusqu'au jour où il rencontre un criminel qui l'entraîne petit à petit dans un cercle vicieux qui le conduit du vol au crime.

En regard à tous ces nouveaux jeunes talents, deux cinéastes confirmés seulement viennent d'achever leur nouveau film. C'est le cas de Boris Lehman qui vient de faire l'objet d'une rétrospective de ses œuvres à Beaubourg. A 57 ans, le cinéaste hors normes porte ses films de ville en ville, de festival en festival, et cela depuis près de quarante ans. Ses films parlent de lui, de son rapport à l'image, et font partie des incontournables du Forum de Berlin. Dans son nouveau film, Homme portant, Boris Lehman suit ce parcours, celui d'une vie dévouée au cinéma et à ses films. Autre volubile cinéaste, Jan Bucquoy achève deux films : Fish Day, Friday et La société du spectacle, des films qu'il auto-produit seul, se réservant une totale liberté de contenu et une souplesse de tournage. Il devrait d'ailleurs y ajouter quelques scènes tournées cette année sur la Croisette.

4. Les productions en cours

De par la réputation de ses techniciens, son coût de production compétitif et la diversité de ses décors sur une faible superficie, la Belgique accueille de plus en plus de tournages. Plusieurs films sont actuellement en tournage à Bruxelles. Parmi ceux-ci, Demain on déménage, le nouveau film de Chantal Akerman, produit par Marilyn Watelet (Paradise Films / Belgique) et Paulo Branco (Gemini Films / France). Retour à la comédie pure, le film raconte les aventures de Charlotte, une célibataire qui tente d'écrire des livres érotiques de commande sans que son esprit ne soit absorbé par l'érotisme. Le film est interprété par Sylvie Testud et Aurore Clément (qui jouaient déjà dans La Captive), ainsi que par Jean-Pierre Marielle, Lucas Belvaux, Natacha Régnier, Dominique Reymond et Christian Hecq.

Pendant ce temps, Stéphane Vuillet, auteur de plusieurs courts dont Terre Natale et Le sourire des femmes, termine le tournage de son premier film, 25 degrés en hiver [+lire aussi :
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. Le casting réunit Jacques Gamblin, Ingeborga Dapkunaïte, Carmen Maura et Raphaelle Molinier. 25 degrés en hiver raconte le périple en voiture d'un homme et de trois femmes aux aspirations bien différentes. Le film est produit par Marion Hänsel (Man's film productions – Belgique) et Christian Tison (Lancelot Films – France). Le tournage a débuté pour La mémoire aux alouettes de Paul Meyer (Nomad Films) et pour Viva Laldjérie de Nadir Moknèche (Need Production). De son côté, Borhane Alaouié vient d'achever le tournage de Al Harami, produit par Alexis Films.

Kamal Dehane termine actuellement le tournage de son nouveau film, Les Suspects, d'après le roman Les Vigiles de Tahar Djaout. Le film relate les mésaventures d'un professeur qui tente d'exposer son invention sur une foire internationale en Allemagne mais se retrouve tiraillé entre les tracasseries administratives et rivalités de voisinage. Le film est produit par Saga Film pour la Belgique.

Jacques-Henri Bronckart (Versus Production) produit le prochain film de Danièle Arbid, Dans les Champs de Bataille, l'histoire d'une fillette à Beyrouth en 1982. Dans un quotidien incertain, celui de la guerre, des passions et des frustrations, elle tente d'accéder au monde des adultes.

Plusieurs coproductions belges sont également en finition pour une éventuelle sélection dans les prochains festivals comme Venise ou Locarno. Ainsi, le nouveau film de Lars von Trier, The five obstructions (Wajnbrosse Productions), pourrait se retrouver à Venise. Pour son premier long métrage, Olivier Smolders a décidé de prendre le temps nécessaire à peaufiner Nuit Noire qui sera prêt pour l'automne prochain (Parallèles Productions). Egalement en finition, Wild Side de Sébastien Lifshitz (Aligator Film), et Nous/Autres de Giovanni Cioni, produit par Iota Productions.

5. Les Projets

A la recherche de financement ou prêts à tourner, les nouveaux projets s'amoncellent, confirmant la vigueur du 7ème art belge. Après Max et Bobo, une œuvre juste, sincère et personnelle, Frédéric Fonteyne s'est fait remarquer par Une Liaison pornographique avec Nathalie Baye et Sergio Lopez, sélectionné au Festival de Venise avant de suivre une jolie carrière internationale. Toujours avec Patrick Quinet (Artémis Productions), Frédéric Fonteyne prépare son troisième film, La femme de Gilles, dont le tournage devrait débuter cet été.

Chercheur de nouveaux talents, le producteur Dominique Janne (K2) prépare actuellement plusieurs premiers ou deuxièmes longs métrages. Nue-propriété de Joachim Lafosse qui avait remporté de nombreux prix avec son court métrage Tribu, raconte l'histoire de deux jumeaux qui vivent avec leur mère dans une propriété du 19ème siècle, trop grande et trop coûteuse. Dominique Janne prépare également les prochains films de Geoffrey Enthoven (Les enfants de l'amour), Lieven Debrauwer (Pauline en Paulette), ainsi que le premier film réalisé par Benoît Poelvoorde.

Productrice de Entre Chien et Loup, Diana Elbaum s'est associée voici quelques mois à un jeune producteur Sébastien Delloye de la société namuroise les Ateliers de Baere, ce qui leur permet de varier les choix en se partageant les projets en fonction de leurs coups de cœur respectifs. Diana Elbaum prépare ainsi le nouveau film de Pierre-Paul Renders (Thomas est amoureux) intitulé Comme tout le monde. Le film raconte comment une jeune enquêtrice pour une société de marketing découvre un jour la poule aux œufs d'or : LE Français moyen type. Jamel, un jeune instituteur maternel, possède ce don incroyable d'avoir toujours le même avis que la majorité de la population. Il est l'échantillon parfait à lui tout seul.
Elle prépare également le nouveau film de Miel Van Hoogenbemt, Miss Montigny, qui raconte les aventures de Sandrine, une jeune fille qui, pour s'offrir le salon d'esthétique de ses rêves, décide de participer à l'élection de Miss Montigny. Le tournage est prévu pour le printemps 2004.
Elle produira ensuite Tremblements Lointains, le premier long métrage de Manuel Poutte qui s'éloigne complètement de ses courts métrages. Le film sera tourné au Sénégal et raconte l'histoire d'une jeune fille qui va être fascinée par les croyances d'un jeune Africain persuadé qu'il doit fuir l'Afrique pour échapper à la malédiction dont il fait l'objet. Il s'agit d'une coproduction avec Lazennec en France et Strange Days en Angleterre.
Quant à Sébastien Delloye, il prépare actuellement Irina P, le prochain film de Sam Garbarski, toujours d'après un scénario de Philippe Blasband. Le film raconte comment une grand-mère va se faire engager dans un peepshow afin de pouvoir payer le traitement médical de son petit-fils. Autre projet commun, Fucking Business, le prochain film d'Alain Berliner dont le tournage est annoncé pour le printemps 2004.

Denis Delcampe (Need Productions) à qui l'on devait déjà Carnages de Delphine Gleize et Quand tu descendras du ciel d'Eric Guirado, s'est plongé dans la préparation du premier long métrage d'Inès Rabadan dont il avait déjà produit les très réussis courts métrages Surveiller les tortues avec Arno et Maintenant avec Nathalie Richard. Le tournage de Belhorizon est prévu pour cet été. Le film suit Carl et ses amis, de jeunes gens riches, en vacances. Annoncé quatre étoiles, Belhorizon se révèle être une pension de famille, emportant les jeunes gens dans un tourbillon où les classes sociales se croisent et font des étincelles.

Yasmine Kassari prépare L'enfant endormi dont le tournage pourrait se faire en septembre (Les Films de la Drève), Picha peaufine Blanche-Neige la suite (Aligator Film), Hilde Van Mieghem devrait tourner De Kus cet été (Executive Productions). Parmi les autres films en recherche de financement, citons Iscuit de Kathy Mlakar (Versus Production), Calvaire de Fabrice du Welz (La Parti Production), Jacques et vendredi d'Yvan Le Moine (AA Les films belges), Night in Tunisia de Neijia Ben Mabrouk (No Money Company), Le Silence d'Alexandre de Jean-Jacques Andrien (Les Films de la Drève), ou encore Solo, Rencontres et A mains nues, trois projets autour d'une chorégraphe, signés Thierry Knauff (Les productions du Sablier).

Auteurs de spectacles et de courts métrages qui ont remporté un succès international, Dominique Abel et Fiona Gordon préparent aujourd'hui leur premier long métrage, L'Iceberg, dont le tournage est prévu en 2004 dans la Manche, à Bruxelles et en Normandie et dans la Manche. Produit par leur propre société, Courage mon amour, le film relate les aventures de Fiona, manager d'un fast-food dans la banlieue d'une grande ville, qui se découvre soudain une passion pour le froid, après être restée enfermée toute une nuit dans la chambre froide du fast-food. Résultat, elle quitte mari et enfants pour aller voir un vrai iceberg… Les rôles principaux seront tenus par eux-mêmes et Philippe Martz.

A en juger par le nombre de ses projets, le cinéma belge promet de beaux jours pour son industrie. Qu'il s'agisse de production majoritaire ou minoritaire, de plus en plus de films sont tournés en Belgique ou en Wallonie, bénéficiant ainsi des aides régionales récemment mises en place. On assiste ces dernières années à l'éclosion d'une génération de nouveaux talents qui marquent leur chemin avec efficacité. Il en va ainsi de ces sept cinéastes qui avaient signé le film collectif Les Sept Péchés Capitaux. Alors inconnus, ils ont aujourd'hui un nom mais aussi une reconnaissance : Pierre-Paul Renders, Frédéric Fonteyne, Yvan Le Moine, Geneviève Mersch, Béatriz Flores et Olivier Smolders. Leur parcours est à l'image du cinéma belge aujourd'hui : tenace, obstiné et terriblement personnel.

 

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