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Dossier industrie: Marketing

Interview de Kate Lambert

- Avez vous constaté une différence ces dernières années dans la façon dont les producteurs et les distributeurs considèrent le marketing cinématographique en ligne ?

Absolument ! Je ne sais pas pour les producteurs, mais certains réalisateurs sont plus présents que d’autres sur internet et le marketing en ligne est sans aucun doute apprécié des distributeurs. Premièrement, de façon évidente, les utilisateurs d’internet sont de plus en plus nombreux, donc les distributeurs sont conscients de la valeur qu’offre la possibilité de voir les films sur internet. De plus, des coupes budgétaires ont eu lieu, et les relations publiques et la visibilité sont moins onéreuses sur internet que n’importe où ailleurs. Donc oui, nous avons sans aucun doute vu les budgets augmenter pour le marketing sur internet ces dernières années.

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S’impliquer le plus tôt possible dans un projet est-elle la meilleure solution ?

Je pense que c’est difficile, mais quand les réalisateurs font un film, ils devraient penser aussi à la façon dont il sera vendu. Certains réalisateurs sont plus au courant que d’autres de ce type de travail, les autres s’y plongent après. Mais être présent sur internet rapidement ne peut que multiplier les atouts pour nous plus tard.

En gros, qu’est ce qui a changé durant ces dernières années ?

Les réseaux sociaux sont un changement clé. Les contenus exclusifs sont précieux, mais il y a beaucoup plus de compétition de nos jours. Récemment, au Royaume-Uni, on dit que les équipes chargées d’internet ont diminuées de nouveau à cause de la récession ; c’est un changement moins onéreux. C’est devenu beaucoup plus dur pour nous car les distributeurs en demandent plus pour leur argent. C’est pourquoi nous devons travailler plus dur avec les sites web car nous n’avons plus autant de bras qu’avant. Nous devons écrire les textes nous-mêmes. De plus, les sites web régressent par conséquent nous n’y avons plus accès. C’est devenu très difficile.

Des entreprises de marketing hors internet y vont souvent dorénavant avec une approche peu axée sur internet. A quel point est-ce important d’avoir une approche purement axée sur internet ?

Je pense que c’est très important. Les agences qui ne sont pas sur internet vont s’intéresser à un aspect d’une campagne en ligne, qui se compose de beaucoup plus de choses que les relations publiques traditionnelles. Nous avons les éléments vidéo, les publicités, les réseaux sociaux et nos éléments cinématographiques pour en faire une campagne complète, tandis que les agences qui ne sont pas spécialisées dans l’internet vont juste s’occuper de l’un de ces éléments avant d’apprendre à faire tout le reste. C’est pour ça que je ne pense pas qu’elles soient capables d’entrer en compétition. Cela dépend de la petitesse du budget. S’il est minime, les bénéfices qu’ils tireront en s’adressant à une agence de relation publique qui n’est pas spécialisée dans l’internet mais qui fait un peu de relation publique en ligne reste logique.

Les tendances du marketing sur internet changent très rapidement. Comment arrivez vous à les suivre ?

De nombreuses personnes dans notre agence s’y intéressent naturellement, donc ils rencontrent toutes sortes de nouveautés en train de se développer en ligne, tout les nouveaux réseaux sociaux et les sites web qui apparaissent. Ils les connaitront simplement grâce à leur pure curiosité ; de plus nous travaillons en étroite collaboration avec des sites web pour être au courant des nouveautés avant la majorité des gens. On lit beaucoup sur de nouvelles choses au niveau de l’industrie qui apparaissent, des choses qui arrivent en ce moment. Le timing est très important, et la différence entre une campagne sur internet et sans internet se situe dans le fait que la plupart du temps nous travaillons beaucoup à très peu de temps de la sortie. Les gens veulent de l’instantané, et tout va très vite sur internet tandis qu’hors d’internet, on peut travailler un peu plus lointain, c’est un peu plus lent, plus contrôlé. Ces changements rapides tendent à rendre les gens un peu fou.

A quel point est-ce important de ne pas se laisser emporter par le dernier outil en ligne sorti ?

Cela dépend du genre de film dont vous préparez la sortie. Si le film dont vous préparez la sortie a un public visé de jeunes hommes par exemple, ils seront beaucoup plus intéressés par la dernière technologie en date qu’un public plus vieux. Mais si vous vous occupez d’une comédie romantique, il n’y aucun besoin d’exploiter le tout dernier réseau social. Il s’agit surtout d’évaluer votre public et où il se trouve sur internet.

Pensez vous que les utilisateurs d’internet, en augmentation, vont aider le marketing en ligne à croitre ?

Je pense que oui, c’est inévitable. C’est déjà ce qui s’est passé durant les cinq, dix dernières années, et plus il y a de gens, plus les budgets pour les campagnes sont importants. Je pense que cela va juste continuer. Avec le déclin des journaux et des magazines, il n’y a pas d’autres possibilités.

Quelles sont les choses qui vont devenir encore plus importantes dans un futur à court terme ?

Je pense que la socialisation sur les réseaux va continuer. De plus, les distributeurs doivent devenir beaucoup plus réalistes à propos de choses comme ce que les sites web veulent. Certains sites web ne sont pas intéressés par les clips car il y a déjà tellement de ce contenu disponible sur internet. Donc vous devez devenir beaucoup plus familier avec ce qu’ils recherchent car ils peuvent sélectionner et choisir. Nous avons peut être le film, mais ils ont beaucoup de gens qui ont des films maintenant, le marché est très saturé. La socialisation sur réseaux est toujours très présente

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