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Dossier: Tendance du marché

La Russie compte plus de 2 300 chaînes de télévision actives

- Ces constatations sont extraites d’un tout nouveau rapport, FOCUS on the Audiovisual Industry in the Russian Federation (FOCUS sur l’industrie audiovisuelle en Fédération de Russie), qui vient d’être publié par l’Observatoire européen de l’audiovisuel (qui fait partie du Conseil de l’Europe à Strasbourg) et Nevafilm Research. Ce rapport peut être téléchargé gratuitement sur notre site en anglais et en russe.

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Ce rapport donne un aperçu de l’industrie audiovisuelle russe en 2014-2015 : il détaille les principales tendances des secteurs de la télévision et des services à la demande et donne des informations détaillées sur les sources de financement de l’industrie ainsi qu’un aperçu du cadre juridique.

Fin 2015, le marché russe de la télévision compte plus de 2 300 chaînes actives : Gazprom-Media, VGTRK et National Media Group sont les principaux holdings de médias

Selon le rapport, un total de 2 370 chaînes de télévision ont été identifiées comme étant actives et accessibles en Russie et/ou comme disposant d’une licence de radiodiffusion dans le pays. Au moins 520 d’entre elles sont les représentantes régionales de réseaux nationaux, les principales (comptant plus de 50 partenaires régionaux chacun) étant REN TV, TNT, Rossiya 1, CTC et Rossiya 24.

Plus de 80 % des chaînes russes sont entre les mains d’entreprises privées, 13 % appartiennent à l’Etat et 5 % sont en propriété mixte (certaines de leurs actions sont détenues par des autorités nationales ou régionales). Début 2016, les principaux holdings de médias, à savoir ceux qui possèdent le plus grand nombre de chaînes, sont Gazprom-Media (plus de 50 chaînes, y compris les holdings Red Media et ProfMedia), VGTRK (30 chaînes en propriété totale ou partielle, ainsi que des compagnies régionales de radio et de télévision) et National Media Group (25 chaînes, y compris Discovery Communications et Turner Broadcasting Systems).

Un tiers des chaînes de télévision opérationnelles en Russie fin 2015 sont des chaînes régionales généralistes (radiodiffusant des informations locales et leurs propres programmes de divertissement, ainsi que du contenu acheté indépendamment). Les chaînes consacrées à la musique, au divertissement et au style de vie représentent 21 % des chaînes de télévision russes actuellement opérationnelles. Le troisième groupe de chaînes le plus populaire est celui diffusant des films et des séries. Il est à noter que les chaînes nationales diffusant un contenu généraliste, telles que Channel One, Rossiya 1, NTV, Peterburg - 5 kanal, REN TV et TV Centre ne représentent que 3 % de l’offre.

Une petite proportion des chaînes étudiées (60 soit 8 % du total) sont les versions HD de chaînes terrestres gratuites et de chaînes du câble payantes accessibles aux possesseurs de téléviseurs numériques. Dans le même temps, la base de données MAVISE de l’Observatoire compte 121 chaînes HD, ce qui signifie que la moitié d’entre elles n’ont pas de version standard pouvant être reçue par les foyers analogiques. La grande majorité des chaînes 3D (97 sur 121) et des chaînes HD (5 sur 6) sont des chaînes payantes.

Dans l’ensemble, plus de la moitié des chaînes disponibles en Russie sont des chaînes payantes et une grande partie des chaînes gratuites sont fournies par des sociétés régionales de radio et de télévision terrestres. Par conséquent, dans chaque région du pays, les téléspectateurs doivent payer pour accéder à la plupart des chaînes de télévision.

La télévision payante est la pierre angulaire du marché de la télévision russe : en 2014, plus de deux tiers des foyers TV russes ont choisi la télévision payante, le numérique et l’IPTV étant les principaux futurs moteurs de croissance

Le rapport indique que 68 % des foyers sont abonnés à la télévision payante en 2014, soit 8 % de plus que l’année précédente. La plus forte saturation de la télévision payante est observée dans le district central et le district du Nord-Ouest (respectivement 80 % et 77 %). Dans le même temps, les taux de croissance les plus rapides sont observés en Sibérie (+15 %), en Russie centrale et dans le district fédéral du Sud (+14 %) ainsi que dans l’Extrême-Orient de la Russie (+13 %). Le premier et le dernier de cette liste sont également ceux qui ont le plus grand potentiel de développement (en raison de leur niveau de saturation relativement faible).

Le nombre total d’abonnés à la télévision payante en Russie a atteint 37,7 millions en 2014, selon les chiffres du rapport. Cependant, ces données ne tiennent pas compte du fait qu’une famille peut avoir plusieurs abonnements. La taille du marché de la télévision payante en 2014 est estimée à 61,2 milliards de RUB.

La croissance du marché en nombre d’abonnés ralentit progressivement (en raison de la saturation du marché) : en 2014, le marché a progressé de 7 à 8 %, alors qu’il enregistrait autrefois une croissance à deux chiffres. La télévision par satellite connaît la plus forte croissance en valeur absolue, tandis que le segment de la télévision payante par câble stagne en Russie.

Au cours des prochaines années, la tendance principale de la télévision payante sera l’augmentation du nombre d’abonnés au numérique et à l’IPTV. La croissance sera modérée, mais les taux de croissance pourront varier considérablement d’un opérateur à l’autre. En raison des difficultés financières et économiques du marché, la nette modernisation du réseau observée au cours des deux ou trois dernières années ne devrait pas se poursuivre.

Une croissance rapide du marché russe de la VOD : plus de 40 services de VOD disponibles fin 2015 et prédominance des modèles économiques basés sur les transactions et sur les abonnements

Depuis 2011, le marché russe de la VOD connaît une croissance rapide qui se caractérise par une augmentation du nombre de services et de la taille de leurs catalogues, ainsi que du nombre de plateformes permettant d’accéder à la VOD. Dans le même temps, un « mouvement de recul » commence à affecter le modèle économique : les modèles basés sur les transactions et les abonnements progressent au détriment du modèle dominant basé sur la publicité.

Selon une analyse de la base de données MAVISE actualisée de l’Observatoire européen de l’audiovisuel, fin 2015 plus de 40 services de VOD étaient disponibles en Russie, spécialisés dans les longs-métrages et le contenu télévisuel (cela n’inclut pas les versions de rattrapage des chaînes de télévision, les portails d’informations et les services spécialisés pour la jeunesse tels que deti.ivi.ru, les chaînes de musique sur internet et les versions réseau de programmes de télévision populaires tels que Dom-2 et KVN ou des sites présentant exclusivement du contenu généré par les utilisateurs et du contenu sans licence).

Le principal service en nombre d’utilisateurs est ivi.ru (environ 38 millions de téléspectateurs) : il reçoit jusqu’à 200 000 visites par mois en moyenne (en ayant recours aux modèles basés sur la publicité, sur les transactions et sur les abonnements), soit dix fois plus que ses plus proches concurrents. Dans le même temps, Okko, qui fonde ses activités sur les services payants, prend la tête en termes de revenus, avec un bénéfice de 630 millions RUB au premier semestre 2015.

L’arrivée des acteurs mondiaux de la VOD sur le marché russe n’a pas entraîné de changements significatifs : fin 2012, iTunes et Google Play ont été lancés en Russie, suivis en 2013 par Amediateka, le distributeur officiel de contenu de HBO et par d’autres grands producteurs internationaux ; le géant international Netflix a pénétré le marché russe en janvier 2016 (le public russe se voit initialement proposer une bibliothèque de contenus limitée et une interface en langue anglaise). Cependant, les leaders nationaux (ivi.ru, Megogo.net, Okko et Tvigle.ru) ne devraient pas être menacés par ces concurrents étrangers.

La VOD progresse toujours, et le fait plus rapidement que tout autre segment de l’industrie audiovisuelle. À l’avenir, on peut s’attendre à voir les services par abonnement renforcer leur position et poursuivre leur développement par le biais de fusions et d’acquisitions.

 

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