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Dossier: Focus: Afrique

Cinéma entretien avec Abdennour Houchiche, Président de l'Association "Project Heurt's"

par 

- M. Abdennour Houchiche, membre fondateur et président de l’association « Project heurt’s » de Béjaïa, qui agit pour la promotion du cinéma, nous livre dans l’entretien qui suit les activités de son association et la situation du cinéma algérien.

Quels sont les objectifs tracés par votre association ?

M. Houchiche : Depuis sa création en 2002, l’association « Project’ heurts » pour la promotion du cinéma s’efforce de faire des salles de cinéma des lieux de culture et de sociabilité dans la wilaya de Béjaïa. Et ceci en dépit de plusieurs contraintes qui ont fait subir au septième art un recul considérable. Nous procédons en fonction des objectifs fixés au départ, à travers des projections et des débats, afin d’encourager la créativité en faisant se rencontrer des réalisateurs pour renouer avec la culture cinématographiques.

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Vous parlez de contraintes… Pourriez-vous nous en dire plus ?

Oui. Ce recul du cinéma dont je viens de parler n’est pas le fruit du hasard. Comment expliquer l’inexistence de lieux de culture dans des quartiers aussi populeux que Sidi Ahmed, dans le chef-lieu de la wilaya ? L’Etat doit s’investir davantage dans la construction de salles de cinéma pour répandre la culture cinématographique. Il faut créer une vraie politique cinématographique qui aidera la créativité, et non pas se limiter à la culture de la conjoncture.

D’autres contraintes ? 

Il y a aussi la nouvelle loi sur la réalisation cinématographique qui interdit aux associations de produire. Je pense que c’est une restriction qui étouffe la créativité et qui empêche le cinéma de s’épanouir.  Et le fait, par exemple, que chaque réalisation relative à la guerre d’Algérie doit passer par le ministère des Moudjahidines, en plus du ministère de la Culture, est une entrave de plus à la liberté de création. Dans des cas comme celui-ci, le point de vue du cinéaste est bafoué, donnant lieu à une censure.

La culture cinématographique algérienne tend plus vers le film, qu’en pensez-vous ?

D’abord, il faut faire la part des choses entre le film et le cinéma ! D’ailleurs, l’autre objectif que nous nous sommes fixé c’est de faire la jonction entre le film et le cinéma. Entre le film qu’on regarde en solitaire à la maison et celui qu’on voit dans les salles, il y a une grande différence. Je disais tout à l’heure que nous voulons faire de la salle de cinéma un lieu de culture et de sociabilité. Et c’est pour cela que nous réclamons plus de salles. Aucune n’a été construite après l’indépendance. Nous veillons à ce qu’après chacune de nos projections il y ait un débat auquel tout le monde participe. Actuellement, c’est plutôt la culture du DVD qui est en train de se propager. L’importation outrancière de DVD contribue inéluctablement à la dégringolade de la culture cinématographique.

Défendez-vous un certain style de film ?

Absolument. Je considère que les DVD sont distribués à tort et à travers. Nous concernant, nous essayons d’y remédier en projetant des films avec des portées culturelles qui peuvent apporter un plus. Nous procédons par cycles de diffusion. Nous nous efforçons de nous intéresser au cinéma du monde entier, et bien sûr, en étant très à cheval sur leur choix. Nous avons par exemple dédié l’année passée au cinéma tunisien en projetant plusieurs films de réalisateurs tunisiens.        

 

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