email print share on facebook share on twitter share on google+

Pavel Strnad • Producteur

Première impression récompensée

par 

- Voir son film précédent a suffit à Pavel Strnad pour s'embarquer dans l'aventure avec Bohdan Slama

Pavel Strnad • Producteur

Pavel Strnad, de Negativ Film Productions a eu un bon pressentiment avant de s'embarquer dans le projet avec Bohdan Slama, simplement parce qu'il avait vu son film précédent. Son "flair" ne l'a pas trompé car Something like Happiness [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Bohdan Slama
interview : Pavel Strnad
fiche film
]
a rencontré beaucoup de succès sur le circuit des festivals, ainsi qu'au box-office, et il est certain d'être distribué en-dehors de la République Tchèque.

Cineuropa :Comment s'est organisée votre coopération avec Bohdan Slama?
Pavel Strnad : Je connais Bohdan depuis nos études à la FAMU [Ecole de Cinéma Tchèque]. Il m'a parlé du projet au Festival du Film de Karlovy Vary, deux ans avant que nous débutions le tournage [en 2003]. Mais cela a pris du temps pour régler les questions liées à la production et au budget. Je dois dire que lorsque [en 2001] j'ai vu Wild Bees (Divoke vcely)de Bohdan, j'étais persuadé que le film marcherait bien à l'étranger. Puis, il a gagné à Rotterdam et à San Francisco. J'ai donc dit oui à son invitation; l'aider à s'assurer un coproducteur étranger pour Something Like Happiness (Stesti). Après que Viktor Schwarcz ait quitté le projet, j'ai pris sa place en tant que producteur principal.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

Quels sont vos critères pour choisir les réalisateurs avec lesquels vous travaillez?
J'ai plutôt l'impression que ce sont les réalisateurs qui nous choisissent. On travaille de manière très proche avec les gens auxquels on s'identifie ou, simplement parce qu'on les apprécie. Bien sûr, le facteur décisif pour un projet reste le scénario.

Cela vous est-il déjà arrivé d'avoir un scénario mais pas de réalisateur?
C'est arrivé une fois, pour le film Faithless Games (Neverne hry), qui a finalement été réalisé par Michaela Pavlatova. Mais, au départ, elle avait refusé, comme beaucoup d'autres. Nous avons cherché un réalisateur pendant longtemps, puis nous avons décidé de revenir vers Pavlatova que nous avons finalement persuadée d'accepter le projet. Il y a une forte tradition tchèque de réalisateurs écrivant eux-mêmes leurs scénarios, ou de scénaristes qui sont aussi réalisateurs. Ce n'est pas exactement la situation idéale mais, je ne pense pas que cela va changer pour le moment.

Quelle influence diriez-vous que vous avez sur le projet, en particulier sur le casting ou l'équipe artistique?
La réponse est que nous travaillons toujours avec des gens en qui nous avons confiance et que nous apprécions. Toutes les décisions sont donc beaucoup plus faciles à prendre. Nos seules vraies préoccupations sont aux étapes décisives, comme le casting par exemple. Personnellement, je considère le développement du scénario et la post-production comme les phases les plus importantes dans un projet. C'est à ce moment là que j'exerce le plus mon influence, si tant est que j'en aie, sur les réalisateurs.

Votre société Negativ a dix ans cette année. Diriez-vous que vous êtes satisfait jusqu'à présent?
J'ai peine à croire que ça fait déjà si longtemps que je suis dans ce métier ! Nous comptons déjà dix films à notre filmographie, et quelques documentaires importants. On peut donc aisément s'appeler 'vétérans'. En plus de cela, je suis fier que nos derniers films soient des co-productions internationales. Nous sommes d'ailleurs en discussions constantes avec des sociétés de production étrangères pour des projets futurs. J'espère que notre prospérité va durer. Pour le moment, je peux dire que le futur immédiat correspond à un film de Sasa Gedeon, mais nous avons aussi deux autres films avec Bohdan Slama et Marek Najbrt.

Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre newsletter et recevez plus d'articles comme celui-ci, directement dans votre boîte mail.

Lire aussi