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Abdul Salis • Acteur

"Une comédie didactique"

par 

- Abdul Salis, qui interprète le rôle d'Isaac, a répondu aux questions de Cineuropa avec affabilité et un accent londonien

Abdul Salis • Acteur

Cineuropa: Comment avez-vous rejoint le casting de Welcome Home?
Abdul Salis: Andreas a demandé à une agence autrichienne de casting de chercher des acteurs partout en Europe, surtout en Angleterre, où il y a plus d'acteurs noirs expérimentés. Je n'ai certes que vingt-six ans mais j'ai joué dans des séries télévisées et dans quelques longs métrages, dont Love Actually de Richard Curtis et Sahara de Breck Eisner. Animal, de Roselyne Bosch, va bientôt sortir, et je viens de quitter le tournage de Flyboys. Le scénario m'a beaucoup plu, notamment parce qu'il n'est pas manichéen et qu'on ne sait jamais vraiment ce qui va se passer. Andreas, pour sa part, savait très bien ce qu'il faisait. I

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En effet, dans ce film, rien n'est noir ou blanc, si je puis dire. Votre personnage est en fait le seul personnage qui soit complètement positif.
C'est vrai. C'est d'ailleurs la seule raison que j'aurais eue de ne pas accepter le rôle, mais je me suis fié à Andreas, or celui-ci voulait qu'Isaac soit attachant et il l'est, mais sans mièvrerie. C'est un personnage facétieux, pas un brave gentil ennuyeux comme la pluie.

Voyez-vous ce film comme une comédie ou comme un film politique?
C'est avant tout une comédie, du fait de ce cocasse renversement des rôles. Bien sûr, certaines scènes sur le racisme en Autriche sont préoccupantes, mais ce film n'est pas un pamphlet agressif. C'est une comédie didactique. Mes parents, qui sont ghanéens, ont adoré les scènes africaines, précisément parce qu'elles évitent les stéréotypes et ne montrent pas une population pauvre et affamée, mais des gens gais. Dans ce film, les Africains ne sont pas des pauvres en colère, tristes et avides d'argent.

Quelle était l'ambiance sur le plateau?
Au Ghana, je me sentais en terrain connu. J'étais à l'aise et j'ai apprécié la bonne humeur de l'ensemble de l'équipe —rejointe par une vingtaine de professionnels locaux. Le tournage a été très agréable; je m'attendais à plus de stress.
Tout s'est également très bien passé avec l'équipe autrichienne. Le fait que j'avais beaucoup de texte, le tout en allemand, était naturellement une difficulté supplémentaire, mais j'imite assez bien les accents et de fait, je me sentais crédible dans le rôle d'un personnage qui parle allemand. D'ailleurs, on m'a beaucoup demandé, au vu du film, si je parlais vraiment cette langue. Ce n'est pas le cas, mais cela ne m'a pas posé de gros problèmes. C'est un rôle international et je me sens moi-même acteur et citoyen du monde.

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