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VENICE 2017 Orizzonti

Les Versets de l’oubli : les souvenirs du passé

par 

- VENICE 2017 : Dans son premier long-métrage, sélectionné à la section Orizzonti, l'Iranien Alireza Khatami prouve que le réalisme magique s’étend bien au-delà de l’Amérique latine

Les Versets de l’oubli : les souvenirs du passé

Dans Les Versets de l’oubli [+lire aussi :
bande-annonce
interview : Alireza Khatami
fiche film
]
, le premier long-métrage du réalisateur iranien, Alireza Khatami, qui vient d’être présenté à la section Orizzonti du Festival du Film de Venise, le gardien d’une morgue (Juan Margallo, L’Esprit de la ruche) trouve le corps d’une jeune femme, probablement tuée par la milice durant les manifestations en cours. Il décide de faire tout ce qui est en son pouvoir pour éviter qu’elle ne termine dans une tombe anonyme. Avec l’aide d’un fossoyeur, qui semble tout savoir des gens qu’il a enterrés ; d’une femme à la recherche de sa fille disparue et d’une série d’autres personnages mystérieux qu’il rencontrera en chemin, le vieil homme commence un voyage au cœur de son propre passé.

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‘’La vérité, c’est que la vérité n’existe pas’’ écrivait Laura Esquivel dans son roman à succès Chocolat Amer. Bien que Khatami semble rejoindre sa pensée, il démontre également que le réalisme magique s’étend bien au-delà des histoires d’amour fougueuses d’Amérique latine.

Le réalisateur ne ressent aucun intérêt à apporter des réponses faciles, et rend ses personnages sans nom complexes et vivants. Leurs motivations pourraient ne jamais être expliquées complètement ; mais d’un archiviste entouré d’horloges et d’alarmes qui sonnent pour des raisons oubliées à un employé de bureau qui ferait rire Kafka ; les personnages ne cessent d’être intéressants. Dans son film, Khatami aborde des thèmes sérieux ave charme et esprit – sans parler des effets visuels somptueux comme le montre cette vision franchement absurde d’une baleine volante qui cadre pourtant parfaitement avec ce monde étrange.

Les Versets de l’oubli, même s’ils s’inspirent de certains évènements réels, dont des expériences que le réalisateur a lui-même vécues ; relève plus d’une méditation sur la vie et la mort qu’une dénonciation. Bien que Khatami ait eu la chance d’assister Asghar Farhadi au cours de sa carrière, il tient à clarifier un point : son film n’est pas un autre drame social réaliste. Avec son rythme tranquille qui convient parfaitement au protagoniste titubant, le film est en réalité un voyage qui ne mènera nulle part, ou peut-être partout. Quoi qu’il en soit, il vaut la peine d’être vu.

Les ventes à l’étranger Des Versets de l’oubli, produit par House on Fire (France), Endorphine Production (Allemagne) et Lemming Film (Pays-Bas) ainsi que par la compagnie chilienne Quijote Rampante, sont assurées par Urban Distribution International.

(Traduit de l'anglais)

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