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FILMS Royaume-Uni

Brakes : rompre n’est jamais facile

par 

- Le premier film de la comédienne Mercedes Grower, sorti dans les salles britanniques, a reçu une Mention Spéciale au Festival du Film d’Édimbourg

Brakes : rompre n’est jamais facile
Mercedes Grower et Noel Fielding dans Brakes

Il est compliqué de rompre, mais cela peut être drôle. Voilà les prémisses de Brakes [+lire aussi :
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, un film sens dessus dessous de Mercedes Grower, qui commence par la seconde partie avec la rupture de huit couples, avant d’en revenir à la première, beaucoup plus courte, qui explique comment ces couples dysfonctionnels se sont formés.

Cette comédie dramatique insouciante et désordonnée, aux allures de sketch show britannique est admirable ; et les fans de The Mighty Boosh apprécieront les interprétations de Julian Barratt et Noel Fielding. La plupart des scènes sont improvisées, y compris le travail de caméra, qui mélange MiniDV, Skype et des prises en HD, nous donnant l’impression d’observer des enregistrements trouvés par hasard. Nous découvrons ainsi des moments de la vie des protagonistes normalement privés, filmés par accident.

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Les épisodes montrent principalement deux protagonistes : Barratt joue au côté d’Oliver Maltman. Autour d’une glace, ils discutent d’une aventure d’un soir sur une petite étendue de sable le long de la rive sud de la Tamise ; Roland Gift et Kerry Fox parlent de leur histoire d’amour torride dans un appartement de Marylebone ; Julia Davis passe une audition assez surprenante pour Macbeth ; et Noel Fielding déambule dans la neige vêtu d’un short de football vert, Grower étant son antagoniste.

Les différentes scènes ont autant de hauts et de bas que les relations dépeintes : dès que l’action passe à un couple moins captivant, l’intérêt du spectateur chute inévitablement; heureusement plus de la moitié des couples représentés suscitent l’intérêt. Certains spectateurs seront déconcertés par l’esthétique abrasive d’un film tourné pendant quatre ans dans différents formats numériques, mais la forme correspond au fond, les images sont irrégulières, peu claires et imprévisibles, tout comme les relations elles-mêmes.

Grower joue sur l’aspect documentaire des caméras numériques, et notamment des premières technologies, afin de rendre le film particulièrement réaliste. En dépit des moments comiques et mélodramatiques poussés à l’extrême, ce réalisme se retrouve également dans l’émotion véritable que dégage le film, grâce à des dialogues et des interactions authentiques - souvent maladroites, comme un souvenir que l’on essaie de cacher dans un coin de sa mémoire. De nombreuses scènes mettant en avant la nature autodestructive des relations humaines font grimacer, et l’authenticité du film ne correspond pas au style habituel de Working Title, notamment au film à l’eau de rose Love Actually [+lire aussi :
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, qui est en quelque sorte la grande sœur sensible de Brakes, une punk rebelle.

Le film a été entièrement autofinancé, mais a pu compter sur une petite aide financière du British Film Institute. Le film est distribué au Royaume-Uni par Bulldog Film Distribution.

(Traduit de l'anglais)

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