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“Au-delà de la surface des choses”

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Mike Leigh • Réalisateur

par 

- En compétition à Cannes pour la cinquième fois, le cinéaste anglais Mike Leigh livre quelques secrets de fabrication de l'excellent Mr. Turner. Prix d'Interprétation Masculine pour Timothy Spall

Mike Leigh  • Réalisateur

Entouré notamment par ses comédiens Timothy Spall, Dorothy Atkinson et Marion Bailey, et par son directeur de la photographie Dick Pope, Mike Leigh a livré à la presse internationale des pistes d'analyse de son splendide Mr. Turner [+lire aussi :
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, dévoilé en compétition au 67ème Festival de Cannes.

Qu'est-ce qui vous a poussé à faire un film sur Turner ?
Mike Leigh : C'est évidemment un grand artiste, un des plus grands peintres de tous les temps, mais aussi un peintre radical, révolutionnaire. J'ai estimé qu'il y avait un film fascinant à faire sur lui. Il y a une tension présente entre le Turner mortel et son inspiration, son travail épique et spirituel, sa façon de capturer le monde. Et l'inspiration que l'on ressent en regardant ses tableaux, nous l'avons tous partagée pendant la préparation du film.

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Avez-vous travaillé comme d'habitude sans scénario au début du tournage et avec beaucoup de répétitions et d'improvisations, ou le traitement d'un figure historique et la reconstitution d'une époque ont-ils changé votre approche ?
Ce film n'a pas été différent sur le plan de la préparation. Souvenez-vous de Topsy-Turvy (1999) et de son théâtre victorien. Mr. Turner a un point commun avec ce film : il fallait présenter des personnages recréer l'atmosphère de l'époque, mais de manière libre, sans que ce soit documentaire. Nous avons fait des recherches, mais ensuite, il y a ce qui se passe face à la caméra. On doit créer un personnage de chair et d'os au moment du tournage. Et sans scénario, comme toujours ! 

Mr. Turner est le film d'un artiste sur un artiste. Vous sentez-vous proche du personnage. Et comment définissez-vous la spiritualité qui est très présente dans le film avec la maladie et la mort ?
On m'a déjà demandé à plusieurs reprises si ce film était une sorte d'autobiographie. Ce n'est pas le cas. Mais quand on fait un film sur quelqu'un, on doit nécessairement s'en sentir proche. Ensuite, quand on est artiste, on comprend naturellement le territoire du film. Quant à définir la spiritualité, c'est difficile. Je dirais qu'un peintre peint ce qu'il voit; s'il est sur une falaise, il peint le ciel, la mer. De nombreuses personnes le font, y compris avec des appareils photo. Mais quand Turner peint, il voit au-delà de la mer et du ciel et il nous montre sur son tableau l'expérience qu'il vit et qui va au-delà de la surface des choses. Et ça, cela concerne aussi la vie et la mort. 

Le sujet du film est l'expression artistique, mais également l'expression émotionnelle du personnage. Comment avez- vous équilibré les deux aspects ?
Dans tous mes films, je me préoccupe de cette tension, que nous connaissons tous, entre ce que nous sommes, ce que nous voulons devenir, et la réalité par rapport à ces rêves. C'est cette tension, une sorte de yin et de yang, qui est le sujet du film. 

La lumière du film a-t-elle été inspirée par des tableaux spécifiques de Turner ?
Lorsque l'on commence à faire des recherches sur des sujets, qu'elles soient superficielles ou profondes, cela finit par imprégner la psyché. Nous avons tout absorbé et quand nous avons pris des décisions, nous l'avons fait de manière inconsciente, sans penser à telle ou telle peinture.

Considérez-vous ce film comme très différent de ceux que vous avez réalisé auparavant ?
Quand on considère l'ensemble mes films, il y a une cohérence, un style, une préoccupation. Ce que j'aime, c'est essayer à chaque fois de faire un film différent tout en restant dans le même genre.

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