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“Il faut faire du cinéma un événement"

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Phil Clapp • Président de l'UNIC

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- Phil Clapp, président de l'UNIC, a évoqué pour Cineuropa l'impact des modèles de distribution numériques

Phil Clapp  • Président de l'UNIC

Phil Clapp, président de l'Union internationale des cinémas (UNIC), a évoqué pour Cineuropa les problèmes et opportunités qui se présentent aux exploitants à l'ère de la distribution numérique

Cineuropa : Placez-vous de l'espoir dans la communication qu'a publiée l'Union européenne par rapport à la stratégie à adopter à l'ère du numérique ?

Phil Clapp : Ce qui est positif dans cette communication, c'est l'invitation au dialogue et à la discussion qu'elle comporte. Voilà une des raisons pour lesquelles nous avons renforcé l'UNIC. Le texte confirme aussi l'importance du secteur du cinéma comme un chaînon important de l'économie. Ce qui est moins positif, c'est que certains membres de la Commission européenne semblent faire une fixette sur les lancements simultanés, comme s'ils étaient la réponse à tous les problèmes. Si on regarde les résultats des quelques projets-pilotes timides en la matière, ils montrent qu'il n'y a pas vraiment le marché que la Commission imagine pour les films européens non-domestiques. Deuxièmement, les chiffres dont on parle sont maigres (même si on combine les résultats dans les salles et en vidéo à la demande). Ce ne sont pas des résultats comme ça qui vont avoir un impact significatif.

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Comment l'UNIC compte-t-elle changer les choses de manière significative ?

Nous voulons entamer un dialogue neuf avec la Commission sur la manière dont le secteur de l'exploitation cinématographique sous tous ses angles peut aider à atteindre les objectifs auxquels elle aspire. Nous sommes entrés dans une ère complètement nouvelle en matière de technologie et de flexibilité. Il y a deux choses que la Commission remet rarement en question : le fait que trop de films sont produits qui ne sont pas faits pour le grand écran, et le nombre insuffisant de films de haute qualité qui voient le jour. Au lieu de réfléchir à la VàD isolément, il faut discuter de toute la chaîne, de la production à la distribution et à l'exploitation. La question centrale, pour tout le monde, c'est : comment toucher effectivement un public plus vaste avec un éventail de films plus vaste ?

Le gros argument en faveur de la VàD, c'est qu'elle permet de capter l'attention du jeune public. Quelles propositions l'UNIC fait-elle dans ce sens ?

Le jeune public est une part importante de notre marché et incontestablement, elle est sous pression parce que la population vieillit dans nombre de pays européens. Les jeunes ont moins d'argent, mais ils ont plus d'offre en matière de loisirs, que ceux-là soient liés au cinéma ou pas, alors cela nous oblige à travailler plus dur pour toucher ce public. Il faut faire du cinéma un événement. Et nous devons permettre au public d'avoir davantage d'influence sur les films auxquels il va pouvoir avoir accès. Les réseaux sociaux peuvent être un bon outil pour que les gens dialoguent avec leur cinéma local, et influent sur la programmation. Dans tous les cas, il faut trouver des moyens de faire en sorte que le jeune public ait l'impression d'avoir une part spéciale dans cette expérience qu'est la sortie au cinéma. L'industrie commence aussi à explorer (en Europe, c'est encore balbutiant, mais ça viendra...) les manières de relier l'expérience du cinéma en salle à la vidéo chez soi. Au Canada et aux États-Unis, ils ont créé un "super ticket", c'est-à-dire un ticket qui, pour un peu d'argent en plus, permet aux spectateurs de télécharger le film plus tard, lors de sa sortie vidéo. Je pense qu'il est essentiel d'ajouter de la valeur à l'entrée.

Faut-il repenser la programmation traditionnelle pour tenir compte des nouveaux impératifs de flexibilité ?

Clairement, les salles de cinéma resteront toujours le lieu premier où voir des films, et il n'est pas de l'intérêt des opérateurs du secteur de changer cela, mais il y a tout un éventail de contenus supplémentaires que nous pouvons intégrer à nos programmations, comme les émissions culturelles, les programmes télévisés, etc. Si les contenus sont bien faits, potentiellement, ils pourront même attiser l'envie des spectateurs de consommer du cinéma.

Birgit Heidsiek

(Traduit de l'anglais)

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