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“Je ne veux pas que ce festival soit abandonné ; il mérite de durer plus longtemps"

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Dimitri Eipides • Directeur du Festival du film de Thessalonique

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- Cineuropa a rencontré Dimitri Eipides pour parler de ses impressions sur la dernière édition du Festival international du film de Thessalonique et des perspectives d'avenir de l'événement

Dimitri Eipides  • Directeur du Festival du film de Thessalonique

55 ans après sa création, le Festival du film de Thessalonique est toujours l’événement cinématographique le plus important d’Europe du Sud-Est. Malgré la crise économique et les coupes budgétaires récentes, son directeur Dimitri Eipides et son équipe ont pu organiser cette année une édition du festival qui a été couronnée de succès, en termes d’audience et pour l’industrie. Quelques heures avant la cérémonie de remise des prix et la clôture, Cineuropa s’est entretenu avec Eipides pour discuter de ses impressions sur cette édition.

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Cineuropa : Pouvez-vous nous expliquer votre position sur le festival ?
Dimitri Eipides : La situation est difficile, comme nous le savons tous. C'est la situation générale du pays qui est comme ça. Nous traversons une crise économique depuis cinq ans, et bien sûr, elle a affecté le festival et la culture en général. Le cinéma peut rapidement être mis de côté dans des situations comme celles-ci. Jusqu’à l’an dernier, nous recevions du soutien de l’Europe, notamment grâce au NSRF, mais pas cette année. Nous avons donc dû compter sur nos propres ressources, qui étaient minimales. Je suis heureux que nous ayons réussi. Je ne veux pas que ce festival soit abandonné, quelle que soit la raison. Il mérite de durer plus longtemps, et c’est aussi particulièrement nécessaire dans ce pays qui est vraiment à la frontière de l’Europe.

Quelles sont vos impressions personnelles sur cette 55ème édition ?
Il me semble que le festival a été un succès, notamment par rapport à ce qui est son but premier : le cinéma indépendant. Nous n'avons projeté aucun film hollywoodien et existé dans une absence totale du star system, des grandes sociétés de production hollywoodiennes etc. Ce n’était pas le cas les années précédentes, mais pour moi c’était une aberration, car la qualité d’un festival de cinéma de ce type doit correspondre à la qualité de ce que l’industrie grecque du film produit. Il faut être méthodique, sinon l’événement devient une sorte de kermesse inutile qui dure une semaine ou dix jours et se termine sans avoir laissé d’impact sur le cinéma grec. Je veux que le festival soit une représentation du cinéma indépendant mondial, et c’est ce qu’il est. Nous nous sommes débrouillés pour offrir des premiers et seconds films de réalisateurs presque inconnus, et ils sont très populaires ici. Nous avons eu des salles pleines tout au long du festival. C’est un bon signe. Cela rappelle la valeur de l’expérience humaine dans l’industrie du divertissement et le fait que celle-ci doit répondre aux besoins des spectateurs.

Quel est le prochain défi pour le festival?
Il est trop tôt pour le prévoir, cependant je suis en train de prévoir le festival du film documentaire qui se déroulera en mars et que j’organise également, et c’est aussi mon projet le plus cher, car il fonctionne très bien. Pour le moment, toute mon attention est tournée vers ce festival. Espérons que sa prochaine édition sera aussi fructueuse que les précédentes.

(Traduit de l'anglais)

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