Glory (2016)
The Party (2017)
Que Dios nos perdone (2016)
L'autre côté de l'espoir (2017)
Sage Femme (2017)
Une vie (2016)
Out (2017)
précédent
suivant
Choisissez votre langue en | es | fr | it

“La situation fiscale en Espagne est honteuse”

email print share on facebook share on twitter share on google+

Cristobal Arteaga • Réalisateur

par 

- Le réalisateur chilien installé en Espagne présente son premier long métrage, Faro sin isla, dans la section Genres mutants du Festival de Gijon

Cristobal Arteaga  • Réalisateur

La section Genres Mutants est une des sections les plus alternatives de cette édition du Festival de Gijon, et c’est là qu’a été sélectionné Faro sin isla [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Cristobal Arteaga
fiche film
]
(litt. “Phare sans île"), le premier film de Cristobal Arteaga, 35 ans, également membre du jury de la sélection officielle de l'événement asturien. Son deuxième long métrage, The Sad Smell of Flesh [+lire aussi :
bande-annonce
festival scope
fiche film
]
, a déjà été projeté aux festivals de Séville, de Karlovy Vary et à la Viennale.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

Cineuropa : Qu’est-ce qu’un Chilien comme vous vient faire ici?
Cristóbal Arteaga :
 Je suis arrivé en Espagne il y a 12 ans. Je travaillais comme directeur de création pour une agence de publicité. Je suis ensuite rentré au Chili et je me suis rendu compte que j’en avais assez de ce manque d’honnêteté ambiant. Entre temps, j’avais étudié le cinéma et m'étais mis à écrire des scénarios. C’est alors que j’ai compris que je passais 10% de ma vie à faire ce qui me plaisait et les 90% restants à faire des choses que je haïssais. A l’occasion de mon 30ème anniversaire, j’ai réfléchi à mes plans d’avenir : est-ce que je voulais continuer à gagner de l’argent… ou tenter le tout pour le tout ? Et c’est ainsi qu’en 2010, je suis retourné en Espagne pour y étudier la réalisation. J’y ai rencontré ceux qui ont par la suite participé au tournage de mon film et nous avons ainsi donné naissance à Faro sin isla , avec le producteur catalan Pere Crusafón.

C’est un peu étrange que le public ait vu votre deuxième film, The Sad Smell of Flesh, avant le premier...
Comme j’étais réalisateur indépendant, sans producteur pour me donner la cadence, Faro sin isla a pris beaucoup de temps… Or avec ce type de projet, il faut être rapide pour pouvoir canaliser son énergie initiale et éviter qu’elle ne disparaisse. C’est quand nous nous sommes attaqués au montage que l’insécurité s’est faite ressentir. Nous avons alors décidé que ce film nous prendrait plus de temps que prévu, l’important étant surtout de respecter le processus. C’est à ce moment-là que j’ai pris la décision de devenir le producteur exécutif de mes projets, afin de garder un œil sur les délais. Et c'est ainsi que nous avons tourné The Sad Smell of Flesh en deux jours à peine (et avec un scénario écrit en un temps record), et nous avons pu le présenter à des festivals dans la foulée.

Produire des films en coopérative, sans afficher de logos dans les génériques de fin, vous semble-t-elle être la façon la plus libre de tourner un film?
On manque de fonds pour tourner des films, et pour obtenir une bourse auprès de l’ICAA (Instituto de la cinematografía y de las artes audiovisuales), il faut justifier de deux ans d’expérience en tant que producteur et avoir déjà employé quelqu’un, même s’il n’y a pas de travail. La situation fiscale en Espagne est honteuse. Si on travaille en participation, tous les membres détiennent un pourcentage du film qui varie selon les heures passées dessus, et les recettes sont ensuite réparties.

Quelles belles choses attendent Faro sin isla après sa présentation au festival de Gijon?
C’est l’inconnu, je ne sais pas trop comment catégoriser ce film. Quelqu’un m’a dit un jour que le premier film d’un cinéaste était celui qui renfermait le plus d’idées. Le présenter ici, à Gijon, facilitera les choses pour les autres festivals. Et pourtant, le monde des festivals de cinéma est assez imprévisible: il n’y a pas de recette à suivre pour s’assurer qu’un film soit sélectionné. Les récompenses sont primordiales car elles lui font de la publicité, ce qui n’est pas négligeable de  nos jours. C’est pour cette raison que faire partie du jury à Gijon est une lourde responsabilité.

Votre travail est-il une source d’enseignement pour vous? Vous ouvre-t-il l’esprit?
En effet, cela me force à faire plus attention aux détails, à comparer et faire contraster différents éléments, à analyser, à tenter d’être méticuleux, à faire la part des choses, à trouver le petit détail qui vaut la peine d’être souligné et à faire des découvertes. Et ça, c’est super.

(Traduit de l'espagnol)

Lire aussi

Newsletter

Emilia Romagna_site FR
Odessa site
Film Business Course

Follow us on

facebook twitter rss