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“Sauvage, chaotique et anarchiste”

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Andreas Dresen • Réalisateur

par 

- BERLIN 2015 : Le cinéaste allemand Andreas Dresen s'explique sur Le Temps des rêves, projeté en compétition à Berlin

Andreas Dresen  • Réalisateur

Entouré de ses jeunes comédiens, du romancier Clemens Meyer, du scénariste Wolfgang Koolhaase et du producteur Peter Rommel, le cinéaste allemand Andreas Dresen a raconté à la presse internationale la genèse du Temps des rêves [+lire aussi :
critique
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Q&A : Andreas Dresen
fiche film
]
, dévoilé en première mondiale en compétition à la 65ème Berlinale et qui n'a pas fait l'unanimité parmi les critiques. 

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Le roman dont est tiré le film est très riche et aborde une multitude de thèmes dont la réunification de l'Allemagne et la jeunesse. A-t-il été difficile à adapter ?
Andreas Dresen : Ce qui était important, c'était de comprendre ce qui est au coeur du roman et ensuite de le transposer dans un medium différent. C'est un ouvrage qui m'a fasciné dès le départ car il est sauvage, chaotique et anarchiste, mais aussi par moments tendre et affectueux. Il était important de restituer cet esprit dans le film, mais également l'esprit de cette époque. Quand j'ai lu le roman, j'y ai vu une histoire universelle car il y est question de grandir, de garçons qui deviennent des hommes, des rêves de l'enfance, d'un royaume de liberté qui se présente et où tout semble possible, avec des frontières que l'on voit mais que l'on peut franchir : car c'est le privilège de la jeunesse, un esprit très puissant de conquête du monde. Je n'ai pas voulu traiter d'idéologie, mais étudier une génération qui a grandi entre deux mondes et qui doit trouver sa place.

Quid de la violence du film ?
La violence fait partie de cette époque et de ce groupe de personnages. Le roman aussi est plutôt violent. Je ne voulais pas rendre ça esthétique comme dans les films hollywoodiens et couper quand les choses deviennent désagréables. Il le fallait pour vraiment montrer la force de cette violence qui est une réalité dans le monde tout comme la bonté et la réconciliation.

Comment avez-vous abordé l'aspect historique ?
Le film traite d'un monde évanoui depuis plus de 20 ans, donc je voulais capturer du mieux possible cette atmosphère. L'idée n'était pas de réaliser un film historique jusqu'au moindre détail, mais d'en saisir l'esprit de liberté et d'anarchie. Evidemment, les personnes en charge des décors ont fait un travail extraordinaire. Et nous avons trouvé à Leipzig des quartiers où l'architecture nous renvoyait parfaitement aux années 90, donc nous savions que nous pouvions tourner là. 

Ce film a un style très différent de vos longs métrages précédents, ce qui peut étonner.
A la lecture du roman, j'ai éprouvé beaucoup d'empathie pour les personnages. Ils ne sont pas juste sauvages et impertinents, car ils prennent soin les uns des autres et il y a beaucoup de scènes où ils ne sont pas en train de faire des choses folles. Pour moi, tout est dans le titre du film, dans le fait de rêver et d'essayer de grandir, d'évoluer.

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