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"Le film de genre a un public et des auteurs passionnés et dévoués"

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Lindsay Peters • Directrice générale du marché Frontières

par 

- Cineuropa a rencontré Lindsay Peters, la DG du marché Frontières de Bruxelles, pour discuter des évolutions récentes dans le domaine du cinéma de genre

Lindsay Peters  • Directrice générale du marché Frontières

Lindsay Peters, directrice générale du Marché international de la coproduction Frontières, a discuté avec Cineuropa de l’industrie du film de genre, de leur financement et des projets prévus pour la prochaine édition du marché. Pour plus d’information, visitez le site frontieresmarket.com.

Cineuropa : En tant qu'experte en matière de cinéma de genre, pouvez-vous nous décrire les tendances et l’évolution de ce secteur particulier ?
Lindsay Peters : Nous avons constaté une forte augmentation des films européens de genre l’an dernier venant de pays inattendus. L’Europe a une belle tradition de cinéma de genre, elle est pionnière en la matière, mais aujourd’hui, on peut voir de plus en plus de films de genre venant de marchés émergents comme la Lituanie, la Lettonie et la Croatie. Nous avons également constaté un renouveau dans la science-fiction et les récits dystopiques en Europe, qui reflètent, il me semble, les changements politiques de l’année dernière.

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Y-a-t-il une différence entre l’Europe et les États-Unis ou le Canada, de ce point de vue ?
Oui, absolument, mais je pense que dans l’ensemble, les gens du domaine du film de genre ont beaucoup de ressource en matière de nouveaux modèles de distribution et de nouvelles méthodes de marketing. Dans le monde entier, ceux qui font des films de genre ont toujours été des précurseurs à cet égard, et continuent de l’être, parce que le cinéma de genre a non seulement un public de passionnés entièrement dévoués à la cause, mais aussi de jeunes cinéastes tout aussi passionnés et dévoués. Cet univers est aussi tout à fait très international. Je pense qu’il y a beaucoup de points communs entre le cinéma de genre indépendant américain et le cinéma de genre indépendant européen. Honnêtement, les points communs me semblent plus évidents que les différences.

Les États-Unis ont une longue tradition de cinéma de genre, n’est-ce pas ?
Absolument. Aux États-Unis, dans les années 1990, ils ont fait Le Projet Blair Witch, qui a transformé le cinéma indépendant en général, ainsi que la distribution et le marketing des films. Nous avons clairement vu ce phénomène se propager en Europe ces dix dernières années.

Quelles sont les particularités des modèles de financement pour les films de genre par rapport aux films normaux ?
L’approche des institutions publiques est différente, mais elles s'impliquent de plus en plus dans le cinéma de genre. Par exemple, à Frontières, un de nos titres, Turbo Kid (également projeté à l'EFM-Marché du Film européen de Berlin), qui n'était qu'à l'état de projet en 2012, a finalement reçu un financement de Telefilm Canada et rencontré des partenaires à Frontières.

Les fonds privés s'impliquent-ils beaucoup dans le domaine qui nous intéresse ?
Oui, absolument. Aux États-Unis, on dépend évidemment davantage des investisseurs privés qu’en Europe. Cependant, nous avons constaté qu'un bon nombre des projets américains que nous avons présentés à notre marché ont bénéficié grandement des nombreuses ressources disponibles en Europe (notamment pour la post-production). Par exemple, pour le projet Spring, des Américains Justin Benson et Aaron Moorhead, la post-production du film a eu lieu en Estonie. Nous pensons constituer un lieu clef où l’on peut réunir l’Europe et les États-Unis.

Pouvez-vous me parler de l’édition 2014 de Frontières à Bruxelles ?
Notre première édition européenne a eu lieu en avril 2014 dans le cadre du Festival du film fantastique de Bruxelles, et nous avons été très satisfaits de l’expérience. Nous avons reçu 230 demandes d’accréditations et constaté un afflux des vendeurs et des institutions, et ce qui est formidable, c'est que nous avons pu reproduire la même chose à Montréal. Nous avons de nombreux projets en Belgique et en Finlande qui s’en sortent très bien pour le moment. Nous avons également des projets québécois et canadiens que nous avons pu ramener. 

Pouvez-vous me parler de la prochaine édition ? Y-a-t-il de nouveaux éléments ?
Cette année, nous augmentons le nombre des séances de pitch. Nous en proposions 12 au départ ; cette fois, nous avons prévu entre 16 et 20 séances. Le cinéma de genre est clairement un type de cinéma fondé sur l’histoire et le concept de base ; c’est pourquoi ces séances de pitch sont extrêmement importantes. Et nous aurons parmi nous des cinéastes établis comme des réalisateurs émergents.

Pour cette nouvelle édition à Bruxelles, nous organiseront un gros plan en collaboration avec deux autres initiatives spécialisées dans le film genre : le Forum européen du film de genre, le Festival Nuits noires de Tallinn et le Blood Window de Ventana Sur. Ces dernières années, les initiatives dédiées au film de genre se sont multipliées et nous avons également constaté que ce secteur est une vraie communauté de passionnés. C’est pourquoi, à Frontières, nous souhaitons cultiver cette communion et apporter à Bruxelles le meilleur du film de genre. Tallinn et Ventana Sur vont apporter chacun deux projets issus de leurs sélections de l'an dernier, ce dont nous sommes très fiers. Blood Window amène deux projets espagnols et Tallin un projet français et un finlandais. La prochaine édition comprendra également un volet recrutement de réalisateurs autour de trois projets très solides venant de trois producteurs très solides (un Hollandais, un Canadien et un Irlandais). Ils n'ont pas encore de réalisateur, mais justement, la recherche est en cours. Ces projets sont d'une telle qualité que nous avons pensé qu’il serait intéressant de les mettre en avant à Bruxelles cette année.

(Traduit de l'anglais)

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