Home (2016)
El bar (2017)
Sage Femme (2017)
Fixeur (2016)
The Giant (2016)
Fiore (2016)
Brimstone (2016)
précédent
suivant
Choisissez votre langue en | es | fr | it

“Mon cinéma raconte ce que je vis chaque jour”

email print share on facebook share on twitter share on google+

Roberto Minervini • Réalisateur

par 

- CANNES 2015 : Entretien avec Roberto Minervini, réalisateur de The Other Side, dans la catégorie Un Certain Regard du Festival de Cannes

Roberto Minervini  • Réalisateur

“Je voulais devenir reporter de guerre. J’ai trouvé un compromis en faisant du cinéma militant.” Roberto Minervini est le quatrième Italien en compétition au Festival de Cannes avec son titre The Other Side [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Roberto Minervini
fiche film
]
 dans la section parallèle Un Certain Regard. Il vit le cinéma comme une mission : ”je ne suis pas Rossellini, mais les films doivent être réalisés en conservant sa propre intégrité”. Après tout, l’activité pincipale de Minervini est de construire des maisons éco-durables au Texas, parce que “faire ce genre de documentaires ne me permettrait pas de faire vivre ma famille !”

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

En fait, Minervini vit au quotidien avec cette Amérique abandonnée qu’il décrit dans son docu-fiction aux images puissantes et choquantes (dans les salles italiennes à partir du 28 mai avec Lucky Red). “L’Amérique est le lieu le plus complexe du monde en termes de contradictions.  Une sorte de tourbillon prêt à nous aspirer. Je pense être un privilégié, mais si je perdais mon travail je perdrais aussi ma couverture santé et deviendrais un homme sans aucune protection.”

“Les cycles de l’économie à la hausse et à la baisse balaient des pans entiers de la société. La dernière crise, celle de l’immobilier, a détruit des classes sociales entières. Les États-Unis sont un pays qui se court-circuite, une nation devenue folle, qui a perdu la tête.”

Comment Minervini est-il parvenu à sortir mentalement indemne de ces 150 heures de tournage, de ce rapport très intime établi avec des vétérans de la guerre en Irak, des miliciens armés et paranoïaques, des marginaux avec un casier judiciaire ravagés par les méthamphétamines ? Je n’en suis pas sorti du tout. Ils appartiennent à mon quotidien, une fois qu’ils font confiance à quelqu’un, on ne peut plus les abandonner, mais tout ceci a un prix.” Il verse une larme en parlant des protagonistes de son film. “Certains d’entre eux sont venus ici au festival pour assister à la projection. Je suis avec eux, ce sont des personnes désespérées qui ont peur d’échouer, avec un besoin énorme d’avoir une communauté qui les protège.” 

Comment son cinéma évolue-t-il après la trilogie texane ? Après Le Coeur battant (Stop the Pounding Heart) [+lire aussi :
critique
bande-annonce
festival scope
fiche film
]
, je voulais décrire deux réalités distinctes et amener la discussion de l’observation au conceptuel et au politique. Ma connaissance des personnes et des lieux s’est approfondie, ma voix s’est affirmée”.

(Traduit de l'italien)

Lire aussi

Newsletter

CASI HECHO Home

Follow us on

facebook twitter rss

Doc Spring