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“Le sujet est tellement vaste qu'on aurait pu faire d'autres films sur la question"

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Stephen Frears • Réalisateur

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- Dans son nouveau film, The Program, un thriller sur le Tour de France, le cinéaste britannique encensé Stephen Frears évoque les idoles, la tromperie et le rôle des médias

Stephen Frears  • Réalisateur

Au 11ème Festival de Zurich, le cinéaste britannique encensé Stephen Frears (Philomena [+lire aussi :
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, High Fidelity) a présenté en avant-première européenne son thriller sur le Tour de France The Program [+lire aussi :
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, qui s'intéresse à un des plus gros scandales contemporains survenus dans le monde du sport. Le film parle de ceux-là qui sont prêts à tout risquer pour leur carrière, quitte à mentir voire à vendre leur âme. Dans The Program, Ben Foster joue le champion de cyclisme Lance Armstrong, vainqueur du Tour de France sept fois de suite. Face à lui, Chris O’Dowd joue le journaliste du Sunday Times David Walsh, auteur du livre Seven Deadly Sins: My Pursuit of Lance Armstrong, dont s'inspire le film. The Program a été produit par Tim Bevan et Eric Fellner, les fondateurs de Working Title Films, avec Tracey Seaward et Kate Solomon. Cineuropa a rencontré Frears à Zurich.

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Cineuropa : Que nous dit The Program sur la société d'aujourd'hui ?
Stephen Frears :
D'abord, comme vous n'ignorez pas que nous sommes en ce moment dans la ville de Sepp Blatter, rien de ce que vous avez vu dans le film n'a pu vous surprendre énormément – vous imaginez bien qu'à quelques mètres de nous, Blatter est en train de faire exactement la même chose. Là où il y a de l'argent, il y a de la corruption.

Lance Armstrong est-il vraiment responsable de ce qu'il a fait ? N'a-t-il pas été qu'un des rouages d'une grosse machine ?
Je ne sais pas dans quelle mesure ses actes ont été délibérés. La première fois qu'il a gagné le Tour, c'était peut-être un accident, mais il s'est forcément rendu compte que s'il refaisait la même chose, il gagnerait de nouveau.

Qu'est-ce qui vous a donné l'idée de faire un film sur cette affaire ?
Je l'ai trouvée très intéressante parce qu'il s'agit d'un crime spectaculaire. D'abord, nous avons essayé d'acheter les droits du livre The Secret Race de Tyler Hamilton, qui a couru avec Lance et qui s'est dopé avec lui. Cependant, tout le monde me recommandait de lire Seven Deadly Sins de David Walsh et j'ai apprécié le conflit au coeur de l'ouvrage. C'est une histoire authentique.

Quel genre de recherches avez-vous fait pour préparer The Program?
Nous avons interviewé le cycliste Floyd Landis et Bob Hamman, un assureur basé au Texas travaillant pour l'équipe de la Poste américaine qui avait ses doutes quant à la légitimité du bonus de 5 millions de dollars établi pour Lance en regard de ses victoires au Tour de France..

En êtes-vous venu à certaines conclusions que vous avez laissées en dehors du film ?
Je pense que la corruption est encore plus généralisée qu'on ne le montre dans le film. À un moment, un procureur fédéral a voulu porter le dossier devant les tribunaux, mais il a abandonné, et c'est pour cela que l'Agence américaine anti-dopage de Travis T Tygart a repris les choses en main. Le sujet est tellement vaste qu'on aurait pu faire d'autres films sur la question.

Lance Armstrong a-t-il vu votre film ?
Je ne sais pas. Les organisateurs du Tour de France et les gens de l'Agence américaine contre le dopage l'ont vu et ils sont très contents. 

A-t-il été difficile techniquement de filmer le Tour ?
Ce n'était pas évident en effet. Nous avons tourné dans les Alpes, à deux ou trois étapes différentes de la course. Nous avons aussi filmé des scénes en Belgique, où les cyclistes roulent sur des pavés. Le Tour de France est un immense événement, mais la couverture par la télévision n'est pas follement enthousiasmante, alors nous avons dû trouver le moyen de rendre tout cela intéressant. 

À quel entraînement s'est soumis Ben Foster pour son rôle ?
Il a passé environ six semaines en bicyclette. Il s'est entraîné dans un camp, dans le Colorado. Il n'avait jamais utilisé de pédales de course avant, donc au début, il est beaucoup tombé, mais à la longue, il s'y est fait et il est parvenu à coordonner les freins avec ses pieds.

Avez-vous utilisé des cyclistes comme conseillers sur le plateau ?
Nous étions entourés par des cyclistes professionnels – nous avons tenu compte d'eux et de leurs conseils. Il fallait faire les deux choses en même temps. Le tournage a présenté de nombreux challenges, mais c'est le cas pour chaque film. 

Quel sera votre prochain film ?
Florence Foster Jenkins, avec Meryl Streep et Hugh Grant, est déjà dans la boîte. Le film parle de la cantatrice la plus mauvaise qui se soit jamais produite au Carnegie Hall, une héritière new-yorkaise obsédée par son rêve de devenir chanteuse d'opéra.

(Traduit de l'anglais)

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