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"Notre festival est une fenêtre sur la transformation de la scène de la musique et de la télévision"

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Patrick Duynslaegher • Directeur artistique du Film Fest Gent

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- Cineuropa a rencontré Patrick Duynslaegher, le directeur artistique du Film Fest Gent, pour évoquer les grands thèmes de sa 42ème édition et les défis à relever dans le futur

Patrick Duynslaegher  • Directeur artistique du Film Fest Gent

La 42ème édition du Film Fest Gent commence aujourd'hui. Au programme : des films britanniques, des séries européennes et des bandes originales du monde entier. "En tant que plus grand festival de Belgique, nous servons aussi de vitrine aux nouveaux talents du cinéma belges. De fait, nous restons bien ancrés dans l'industrie du film locale", souligne Patrick Duynslaegher, directeur artistique de l'événement.

Cineuropa : Quel est le thème central de cette 42ème édition ?
Patrick Duynslaegher : Nous sommes un festival généraliste qui propose toutes sortes de films venus des quatre coins du monde. Néanmoins, tous les ans, nous choisissons un thème central. L'année dernière, il s'agissait du cinéma français. Cette année, c'est le tour du cinéma d'Outre-Manche.

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Découvrira-t-on certains de ces films britanniques en avant-première ?
Ces films sont globalement tous nouveaux – bien que nous ayons glissé du cinéma britannique dans notre section Classiques. La plupart ont déjà été projetés dans des festivals étrangers, mais tous feront chez nous leur avant-première belge.

Bien que Gand soit un festival dédié au cinéma, un certain accent est mis sur la musique. Pouvez-vous nous en dire davantage sur cet intérêt, et sur votre approche pour maintenir l'équilibre entre les deux disciplines au sein du même événement ?
D'abord, deux prix sont en jeu dans le cadre de la compétition : un prix pour le meilleur film, mais aussi un prix secondaire pour la meilleure bande-son, la meilleure musique ou le meilleur son. Il y a une époque où la différence était nette entre le son et la musique, mais maintenant, tout est mélangé, ce qui est très intéressant. Nous avons aussi une section spécialement consacrée aux films sur la musique (principalement des documentaires, mais il y a quelques fictions) qui s'appelle Sound and Vision. Nous proposons aussi des concerts, à la fin du festival. Cette année, un concert exceptionnel est prévu qui répond à l'accent mis sur le cinéma britannique pendant le festival. Il s'intitule Great British Film Music et va proposer un parcours de l'Histoire du cinéma britannique sur plusieurs décennies, à partir de musiques de films. La première partie du concert sera classique et reprendra les musiques d'adaptations de Shakespeare, comme Richard III. La deuxième partie sera dédiée aux compositions plus modernes d'artistes comme Patrick Doyle (qui recevra un prix pour l'ensemble de sa carrière), Craig Armstrong, Michael Nyman et George Fenton, qui seront tous présents. Enfin, parmi les événements de clôture, nous organisons une cérémonie de remise du Prix World Soundtrack et un concert, dédié cette année à Alan Silvestri.

Pourquoi avez-vous décidé cette année d'intégrer des séries télévisées au programme ?
Ces dernières années, les séries télévisées ont énormément évolué. Il y a des productions de très grande qualité (sur les plans technique et narratif) qui ont énormément de succès. Le public aussi a évolué : alors que le cinéma grand public s'adresse plutôt aux jeunes, les séries télévisées dramatiques sont faites pour les adultes. Ainsi, tout un monde est en train de s'ouvrir à nous, et je pense que les festivals de cinéma doivent refléter la transformations qui est en train de se produire. C'est pour cela que nous avons sélectionné quatre séries dans notre section Serial Madness cette année : une nouvelle série comique flamande dont le premier épisode, qui vient d'être diffusé, a dépassé les 600 000 téléspectateurs (et dont nous dévoilerons en avant-première les quatre derniers épisodes) plus trois autres séries européennes dont nous montrerons à chaque fois les deux premiers épisodes.

Combien de visiteurs attendez-vous cette année ? Quels défis vont se présenter à vous ces prochaines années ?
Nous avons d'ores et déjà vendu autour de 100 000 entrées, ce qui n'est pas mal pour un festival qui dure onze jours. Pour ce qui est des défis que nous avons devant nous, quand le festival s'est mis à intégrer la musique à son programme il y a quinze ans, nous sommes devenu un événement unique dans toute l'Europe, de sorte que le challenge, c'est de garder cette place et de trouver de nouvelles manières de renforcer les qualités qui nous rendent aussi unique. Nous devons nous renouveler et renforcer celles de nos activités qui profitent à l'industrie du cinéma et de la musique. Voilà le défi que nous avons à relever. Nos fondations sont solides, mais il est devenu important d'avoir un bon réseau, partout en Europe, et c'est pour ça que nous collaborons avec plusieurs partenaires qui vont nous permettre de renforcer notre dimension internationale.

(Traduit de l'anglais)

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