L’Economie du couple (2016)
Belle Dormant (2016)
Miséricorde (2016)
La Communauté (2016)
Sámi Blood (2016)
Grave (2016)
The Young Lady (2016)
précédent
suivant
Choisissez votre langue en | es | fr | it

“Se lier avec d'autres pays est fondamental pour la croissance du marché”

email print share on facebook share on twitter share on google+

Nicola Zingaretti • Président de la Région Latium

par 

- Nicola Zingaretti, à Paris à l'occasion d'un hommage à Ettore Scola, évoque pour Cineuropa les financements offerts aux coproductions internationales dans la région de Rome

Nicola Zingaretti  • Président de la Région Latium

Un hommage au maestro Ettore Scola, fermement soutenu par Nicola Zingaretti, le Président de la Région Latium, pour célébrer les liens du cinéaste avec le cinéma et le public français, s'est tenu à Paris mercredi dernier. Le film choisi pour l'occasion était Le Bal, une oeuvre représentative de ce rapport qu'avait Scola avec la France qui a été nominée pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère et couronnée en 1984 par les César du meilleur film, de la meilleure mise en scène et de la meilleure bande originale, par le David de Donatello du meilleur film et l'Ours d'argent de la meilleure réalisation à Berlin.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)EFM 2017 468x60

Cineuropa : Vous êtes à Paris pour rendre hommage à Ettore Scola, à un moment où le cinéma italien se porte à merveille au niveau international. Est-il important pour vous de maintenir des liens avec les autres pays (en termes de développement culturel comme de croissance du marché) ?
Nicola Zingaretti : Nous avons voulu organiser à Paris, ce 24 février, un événement spécial en mémoire d'un homme spécial, un rendez-vous pour se souvenir d'Ettore Scola et de ses liens étroits avec la capitale française en compagnie d'artistes qui l'aimaient et qui ont collaboré avec lui pour donner vie à des oeuvres inoubliables, comme Le Bal, justement. Ettore Scola est un des premiers cinéastes italiens qui a eu du succès et des prix au niveau international.

Aujourd'hui, le cinéma italien fonctionne de nouveau très bien et c'est justement dans des moments comme celui-là qu'entretenir de bonnes relations avec les autres pays est fondamental pour aider notre marché à s'étendre et se fondre avec celui des autres nations. Le changement est fondamental pour la croissance et le développement économique et culturel de chaque pays. L'Italie sait bien que la culture, cinéma compris, a été et reste un atout extraordinaire pour l'économie et la productivité du territoire. Les investissements vers ce secteur génèrent toujours des retours formidables. 

Le Latium est une des régions européennes les plus actives pour le soutien du cinéma et de l'audiovisuel, surtout à présent que vous avez lancé l'aide “Lazio Cinema International”, qui met 10 millions d'euros de fonds européens à disposition des entreprises qui souhaitent se lancer dans des coproductions internationales. Quels sont les premiers résultats de ce programme ?
Ce programme de soutien, que nous avons lancé en octobre, s'est d'ores et déjà prouvé extrêmement efficace pour ce qui est de donner un nouvel élan au secteur du cinéma de notre région et d'accroître sa visibilité au niveau international. Nous avons dégagé 10 millions de fonds européens pour épauler les PME de la région qui veulent coproduire. Je suis fier de pouvoir dire que cela faisait des années que le Latium n'avait pas offert autant de financements au secteur du cinéma et de l'audiovisuel. Il faut aussi rappeler que nous avons posé des jalons pour un fonds de 15 millions d'euros qui soutiendra les projets d'internationalisation et le passage au numérique des théâtres et salles de cinéma. Ces financements vont attirer l'attention sur les mille joyaux de la région – je pense à Viterbo, à Rieti et à tous les jolis villages de la province de Rome et de la Ciociarie. Le cinéma est un excellent outil pour faire connaître à travers les films qui y sont tournés les splendeurs d'un territoire. Et ces fonds ne sont qu'une partie des ressources de provenance européenne que nous destinons au secteur de l'audiovisuel : en tout, nous allons lui consacrer 35 millions d'euros, à quoi il faut ajouter le budget annuel ordinaire de notre Fonds cinéma. Nous espérons de fait que les producteurs de projets internationaux choisiront le Latium et Rome pour venir les tourner. Nous les soutiendrons activement à travers des politiques dynamiques qui continueront de stimuler ce secteur plus vivant aujourd'hui qu'il ne l'a jamais été.

La nouvelle Loi sur le cinéma prévoit la mise en place d'un Conseil supérieur du cinéma et de l'audiovisuel et met l'accent sur la concertation avec les régions. Que pensez-vous de ce grand bond en avant du gouvernement, après une longue attente ?
Le gouvernement et le ministère ont pris une direction qui va à mon avis avoir des effets très positifs. La coordination entre les politiques nationales en matière d'audiovisuel devisées par le Ministère de la Culture et nos politiques régionales est déjà meilleure et très positive. Le fait que nous ayons pu créer un fonds de 10 millions d'euros en est un excellent exemple. Il me semble très utile de bien identifier les instruments qui permettent à tout le monde (les professionnels du secteur, les régions, les entreprises locales…) d'avoir des occasions et des lieux pour échanger sur leurs politiques. Par exemple, nous sommes en train de relancer notre Commission du film pour élargir notre champ d'action sur le marché international et avons tout intérêt à ce qu'il y ait une bonne coordination des commissions au niveau national.

(Traduit de l'italien)

Newsletter

courgette oscar shortlist

Follow us on

facebook twitter rss

suspi_2016_web300x250