La Fille inconnue (2016)
Il più grande sogno (2016)
King of the Belgians (2016)
Baccalauréat (2016)
Ma vie de courgette (2016)
L'Ornithologue (2016)
L'Avenir (2016)
précédent
suivant
Choisissez votre langue en | es | fr | it

“Nous voulons créer une alternative par rapport à ce qui existe déjà"

email print share on facebook share on twitter share on google+

Catia Rossi • Directrice des ventes, True Colours

par 

- Rencontre avec Catia Rossi, la directrice de la nouvelle société de ventes internationales True Colours, co-fondée par Lucky Red et Indigo Film, qui produit tous les films de Paolo Sorrentino

Catia Rossi  • Directrice des ventes, True Colours

Après 15 ans en tant que responsable des ventes des titres du catalogue de la RAICatia Rossi a été appelée vers une nouvelle aventure aux couleurs vives, au sein de True Colours, la nouvelle société italienne de ventes internationales née en octobre dernier d'un partenariat entre la société de distribution d'Andrea Occhipinti, Lucky Red, et la maison de production Indigo Film, oscarisée pour La Grande Bellezza [+lire aussi :
critique
bande-annonce
film focus
interview : Paolo Sorrentino
festival scope
fiche film
]
 de Paolo Sorrentino. Une initiative absolument nouvelle dans le cinéma d'art et essai italien et européen, à suivre au cours des prochains mois. 

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)Cine Iberoamericano Int

Au Marché de Cannes 2016, True Colours a conclu des ventes sur Perfetti sconosciuti [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film
]
 de Paolo Genovese (17 millions d'euros au box-office national) pour de nombreux territoires dont l'Espagne, la Grèce, Taïwan, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, et des négociations sont en cours pour l'Allemagne, la France, les États-Unis, l'Amérique latine, Israël, la Turquie, le Japon et le Moyen-Orient. L'intérêt des distributeurs étrangers s'est également portée sur Un bacio [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film
]
 d'Ivan Cotroneo, vendu pour les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Autriche, le Benelux, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Enfin, le thriller en 4K Monolith, d'Ivan Silvestrini, a séduit des acheteurs japonais, sud-coréen, turc, moyen-oriental, thaïlandais, malaisien et philippin.

"Notre idée de départ n’était pas de vendre des films d'Indigo ou Lucky Red, explique Catia, mais de créer une alternative par rapport à ce qui existe déjà et vendre des titres de tous producteurs italiens – avec comme objectif futur de repérer également des films non-italiens. Pour arriver à cela, il faudra bien entendu un peu de temps. Nous nous sommes lancés au Marché de la coproduction de Rome, puis à Turin, toujours avec des coproductions, et puis nous sommes allés à Rotterdam pour rechercher des projets non-italiens, et de même à Berlin. Notre but est de devenir une société de ventes internationales européenne – nos modèles étant Match Factory et Films Distribution. Mais tout d’abord, nous devons nous faire connaître et gagner la confiance des acheteurs."

Cineuropa : Le but est donc de faire ce que les Français font déjà très bien. Et d'ailleurs, de plus en plus les producteurs français misent sur des films italiens.
Catia Rossi :
La donne est très positive. Films Distribution ne travaille pas uniquement avec l'Italie, mais aussi avec la Hongrie, et c'est comme ça que cette société a eu l'instinct prophétique d'acquérir les droits d'un premier long métrage d’auteur comme Le Fils de Saul [+lire aussi :
critique
bande-annonce
film focus
Q&A : László Nemes
interview : László Rajk
fiche film
]
 avant même sa sélection à Cannes et tous les prix qui ont suivi. Il faut s'orienter selon ses premières impressions, suivre le "buzz", s'intéresser aux films dès le stade du traitement, établir un bon et obtenir grâce à lui des informations sur les sujets en développement, même à l'état embryonnaire, pour évaluer rapidement les projets et, le cas échéant, les rallier dès le départ. Les Français sont très bons en la matière. J’espère que nous serons en mesure d'imiter leur approche. Lucky Red et Indigo devront faire le même parcours, dans le cadre d'un mouvement général qui concerne également les ventes à l'étranger.

Vous proposez des titres très intéressants sur le marché et vous avez obtenu vos premiers résultats, notamment avec la co-production franco-italienne Le confessioni [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Roberto Andò
fiche film
]
 de Roberto Andò, déjà vendue presque partout dans le monde.
Nous continuons à vendre Le confessioni, ainsi qu’un tout nouveau titre, Perfetti sconosciuti de Paolo Genovese, le seul film italien du dernier Festival de Tribeca, une belle œuvre fondée sur un très bon scénario qui a un attrait international. Ce sont les bonnes histoires qui font vendre les films italiens, car peu de nos réalisateurs et acteurs sont connus au niveau international. Nous avons aussi des titres en postproduction, comme Indivisibles [+lire aussi :
critique
bande-annonce
film focus
interview : Edoardo de Angelis
fiche film
]
 d’Edoardo De Angelis, un film produit par Medusa, que nous avons présenté aux acheteurs à Berlin, Slam d’Andrea Molaioli, adapté d'un roman de Nick Hornby, et le documentaire Naples '44 [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Francesco Patierno
fiche film
]
 de Francesco Patierno, qui a pour grand atout le fait que les journaux de guerre de Norman Lewis sur lesquels il s'articule sont lus par Benedict Cumberbatch.

Vous êtes présent sur tous les marchés ; vous venez de rentrer du MIPTV de Cannes.
Bien que notre cœur de métier soit le cinéma, nous avons décidé d'aller au MIPTV parce que nous avons à notre line-up une série télévisée au fort potentiel international : I delitti del BarLume, une fiction de télévision pure de grande qualité qui a été parmi les émissions les plus populaires sur Sky. La série a été produite par Palomar, une des sociétés de production télévisuelle italiennes les plus connues internationalement, grâce à la série Montalbano-Braccialetti rossi, nominée aux Emmys. À Cannes, nous avons également présenté notre catalogue de films, qui comprend 60 classiques italiens. Il y a de plus en plus de liens entre le cinéma et la télévision. Il n’est pas rare de rencontrer au MIPTV des acheteurs cinéma qui vont acheter des titres pour d’autres fenêtres d'exploitation ou qui s'intéressent aux nouveautés du côté des contenus télévisuels.

(Traduit de l'italien)

Newsletter

CNC conférence 6 decembre

Follow us on

facebook twitter rss

Les Arcs