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"Il y en a pour tous les goûts"

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Stefan Laudyn • Directeur du Festival du film de Varsovie

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- Cineuropa a rencontré Stefan Laudyn, directeur du Festival du film de Varsovie, pour parler de la prochaine édition du festival, du programme et de l'initiative Warsaw Next

Stefan Laudyn  • Directeur du Festival du film de Varsovie

Stefan Laudyn fait partie du Festival du film de Varsovie (WFF) depuis le tout début. En effet, il travaille pour la Semaine du film de Varsovie depuis 1986 et est devenu le directeur du festival en 1991, lorsque l’évènement a changé de nom. En 1995, il a fondé la Fondation du film de Varsovie qui organise le festival, et a cofondé l’Association des Festivals d’Europe centrale et orientale. Aujourd’hui, il est également conseiller à la scénarisation et à la production. Cineuropa a rencontré Laudyn pour parler de ce que nous réserve la 32e édition du festival (7-16 octobre).

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Cineuropa : Le Festival du film de Varsovie propose une vue d’ensemble du cinéma d’Europe centrale et orientale, des pays voisins, ainsi que des endroits encore plus éloignés, comme l’Asie ou l’Amérique latine. Outre des histoires intéressantes et un cinéma moderne, quels autres critères prenez-vous en compte ?
Stefan Laudyn : À mon humble avis, le WFF est un véritable festival international, car il regroupe des films du monde entier – cette année, 61 pays sont rassemblés. Outre les critères que vous venez de mentionner, il est important que le film touche les spectateurs.

Quelle importance a le pays d’origine ? Avez-vous un quota selon lequel la programmation est divisée ?
Un quota pour le WFF ?! Vous plaisantez ? Permettez-moi de citer Gilles Jacob qui, lorsqu’il parlait de Cannes, a dit : ‘’c’est un festival de cinéma, pas de politique’’. Notre travail consiste à choisir des films que nous jugeons excellents, peu importe le pays d’origine.

Aviez-vous un thème récurrent particulier dans le viseur lorsque vous avez établi la programmation de la 32e édition ? Mis à part la présentation de films explorant le thème des migrants, bien entendu.
Je ne peux pas imaginer décider du thème de l’édition à l’avance, ce n’est pas comme ça que ça marche. Nous choisissons les films parmi ceux qui nous sont proposés. Nous ne savons absolument pas à quoi ressemblera l’année prochaine.

Le Festival du film de Varsovie est à présent quadragénaire. Les prochaines éditions feront-elles l’objet de changements ?
Après plus de 20 ans d’existence, le WFF a mis au point une structure de programmation qui reste constante depuis maintenant 10 ans. Nous avons cinq sections en compétition – pour les films de fictions, les documentaires, les courts-métrages (éligible pour les Academy Awards) – ainsi que des sections hors compétition : Special Screenings, Discoveries, Family Cinema Weekend. Il y a également deux sections polonaises : Classics from Poland et Best Polish Shorts of the year. Je pense que cela équilibre bien le programme. En effet, une partie du public souhaite voir des nouveautés – nous avons un grand nombre d’avant-premières européennes et internationales, principalement dans les sections en compétition. Ensuite, certains spectateurs voudraient voir des films dont ils ont déjà entendu parler – ceux présentés à Cannes, Venise, Toronto ou San Sebastian. Enfin, d’autres spectateurs encore veulent simplement voir des films intéressants et bien faits. Il y en a pour tous les goûts.

Cette année, le WFF mettra en lumière le genre initiatique et le cinéma des Balkans. Pourquoi avez-vous choisi ces deux éléments pour la 32e édition ?
Ce n’est pas nous qui choisissons, mais bien les réalisateurs dont nous avons aimé le travail. C’est une année incroyable pour la Roumanie et la Bulgarie, par exemple, mais le cinéma croate est aussi très fort.

Le cinéma national fait partie intégrante du WFF. Comment le cinéma polonais s’en sort-il par rapport aux années précédentes ?
Cette année, des films polonais ont été présentés à Locarno, Toronto, San Sebastian et Busan – c’est donc une bonne année. Je pense que nous avons certains atouts.

CentEast s’est également établi dans la structure du WFF. Y a-t-il des nouveautés pour sa 12e édition ?
Il s’agit plutôt d’une surprise en réalité. Le Creative Europe MEDIA Programme a rejeté notre candidature pour l’année prochaine. La 12e édition pourrait donc être la dernière.

Comment se développe la collaboration entre la Chine et l’Europe de l’Est dans le cadre du projet de promotion du cinéma de Chine et d’Europe de l’Est ?
Oh oui. Cette collaboration avec la Chine est peut-être notre plus grand défi, mais j’aime ça !

Pouvez-vous expliquer ce qu’est le Warsaw Next initiative et à qui cela s’adresse-t-il ?
C’est un programme de formation/d’atelier pour les jeunes réalisateurs polonais qui ont déjà au moins un court-métrage à leur palmarès, mais qui n’ont pas beaucoup d’expérience internationale. Le WFF regorge de professionnels reconnus au niveau international qui adorent partager leurs connaissances.

(Traduit de l'anglais)

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