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"Il faut avoir de l’ambition pour les films que l’on réalise"

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Pedro Aguilera • Réalisateur

par 

- Nous avons rencontré Pedro Aguilera, en compétition au Festival de Rotterdam avec son troisième film Demonios tus ojos

Pedro Aguilera • Réalisateur
(© Lorenzo Pascasio)

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, le troisième film du cinéaste originaire de Saint-Sébastien, Pedro Aguilera, représente l’Espagne en compétition au Festival de Rotterdam. Il nous dévoile quelques-uns de ses secrets.

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à Cannes et vous êtes maintenant à Rotterdam avec Demonios tus ojos. Que pensez-vous des festivals ?
Pedro Aguilera : Un festival est une vitrine, une exposition. C’est l’unique plateforme qui permet de promouvoir ce genre de cinéma, comme le mien. C’est un point de départ, où l’on souligne le fait que ton film vaut la peine parmi les milliers qu’ils reçoivent. Les festivals sont fantastiques pour cela, mais ils présentent également des points négatifs : je suis allé à Cannes cinq fois en tant que spectateur et il y a autant de mauvais films que dans les salles commerciales d’Espagne. Une place dans la sélection dépend des relations, si le film est distribué ou coproduit par des compagnies françaises, etc. Personnellement, j’essaie de ne pas réaliser de films de festival, ils existent et se voient clairement : je sais ce que je dois faire pour aller à Cannes, car je sais que l’exotisme ou le radicalisme les intéressent. Moi, je ne sais pas pourquoi j’y suis, car j’ignorais tout cela.

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Votre nouveau film peut compter sur le soutien d’Ibermedia. A-t-il été difficile de le produire ?
Il faut avoir de l’ambition en matière de thèmes et de qualité et essayer de toujours réaliser de meilleurs films, d’apporter quelque chose ; le contraire serait un manque de courage, bien que de nombreux spectateurs apprécient voir perpétuellement le même film. Comme je suis exigeant envers moi-même, je tente de toujours faire mieux. Je veux que mes films plaisent à plus de gens et j’ai fait en sorte que Demonios tus ojos soit plus ouvert, mais l’étape du financement est très difficile à passer : j’ai essuyé de nombreux refus. Cela fait sept ans que je travaille sur ce projet, mais la meilleure solution est de se battre pour ce que l’on aime faire, et ne pas se mentir.

Comment le film a-t-il été financé ?
Par des fonds privés : beaucoup de personnes nous ont apporté leur aide, en capitalisant leur argent. C’est un miracle : ce film serait au fond d’un tiroir si je n’avais pas persévéré et si les gens de mon entourage ne l’avaient pas valorisé. Le film est à présent à Rotterdam et sera projeté en salles. Je me suis demandé quels sont les critères à remplir pour pouvoir bénéficier d’aides ou que l’on propose d’acheter les droits. Certains me disent que personne ne voudra voir mon film parce qu’il est étrange, mais mes films coûtent peu d’argent et je pourrais même en gagner. En revanche, d’autres films comprenant des acteurs célèbres sont en déficit.

Avec qui avez-vous travaillé ?
Le film a été tourné en deux phases : avril et septembre, avec environ 15-25 personnes. Je réalise avec peu de gens : j’aime que le silence règne sur le plateau et éviter que les gens restent debout à regarder. Moins de gens il y a autour, mieux c’est.

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affronter un autre monstre : un satyre cette fois.
Oui, Ivana a été très courageuse en acceptant de jouer dans un tel registre et la caméra l’adore : j’ai écrit le scénario en pensant à elle, étant donné que nous avions fait un court-métrage ensemble, The Red Virgin, pour lequel j’étais assistant de direction. Elle a retenu mon attention depuis que je l’ai vu jouer. Elle a des qualités que l’on ne retrouve pas facilement : la beauté et la capacité d’être froide et inquiétante, mais aussi douce et sensuelle. Ce mélange était fantastique pour le film. 

(Traduit de l'espagnol)

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