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"Une page d'histoire"

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Charlotte Gainsbourg • Actrice

- Extrait de l'entretien de l'actrice française, valeur montante de la scène internationale, fourni par la production

Charlotte Gainsbourg • Actrice

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Charlotte Gainsbourg : J’avais été énormément séduite par Respiro [+lire aussi :
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. J’ai rencontré Emanuele Crialese, qui était littéralement habité par son projet : il avait une "tchatche" incroyable, mélangeait français et italien avec un enthousiasme communicatif. Le scénario était passionnant, et il était accompagné de documents visuels : des images magiques, des lieux, des gueules, le bateau… Une page d’histoire que je ne connaissais pas, le sentiment de toucher à quelque chose de très authentique dans la culture italienne, je n’ai pas eu une seconde de doute. J’avais sur ce projet un point de vue extérieur, comme une étrangère - ce que je suis aussi dans le film.

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Comment avez-vous préparé le personnage ?
La première étape a été la fabrication des costumes, qui s’est faite très en amont à Rome. Emanuele était très ouvert à ce que je proposais. Il me sollicitait : "Ce serait quoi, ta couleur de vêtements ?" Je trouvais intéressant qu’elle ait un col haut, très rigide, qui la distingue des autres femmes, et qu’ensuite, dans le bateau, elle soit un peu plus dénudée...

On ne sait pas bien qui est Lucy, on ne sait d’elle que des racontars. Vous en savez plus ? J’étais partie sur la piste d’une prostituée, qui aurait un passé très lourd, très chargé. Je n’étais pas très sûre. En fait, je suis restée principalement sur mon idée de départ, parce que je voulais m’appuyer sur quelque chose de concret. Sur le tournage, il est toujours resté un vrai mystère autour de Lucy. Emanuele voulait qu’il y ait un doute : un jour, il m’a dit qu’on pouvait imaginer autre chose, qu’elle venait de la haute société, que c’était une femme déchue, rejetée par son mari. On a inventé plusieurs biographies qui tenaient la route. Et puis ce personnage a une fonction symbolique : Lucy fait le lien entre l’ancien et le nouveau monde, incarne une forme de modernité.

C’est un tournage qui ne ressemblait pas à beaucoup d’autres...
Emanuele a une méthode bien à lui, avec beaucoup d’improvisation, beaucoup de changements de dernière minute dans les scènes ou les dialogues... A Buenos-Aires, on a commencé par des répétitions très physiques. Par exemple, la tempête : une foule qui apprend à bouger ensemble, et à se tomber dessus, comme une chorégraphie.

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