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Anaïs Demoustier et les mensonges de L‘enfance du mal

par Fabien Lemercier

Anaïs Demoustier et les mensonges de L‘enfance du mal07/01/2010 - Comment ne pas s’émouvoir en découvrant qu’une adolescente survit secrètement dans une maisonnette de votre jardin ? Telle est la première réaction d’un couple de quinquagénaires bourgeois de province très loin de se douter que la charmante marginale tisse déjà autour d’eux un redoutable piège dévoilé dans le thriller L‘enfance du mal, un premier long métrage signé Olivier Coussemacq qui fera sa première de marché lors des Rendez-vous avec le cinéma Français organisés à Paris par Unifrance du 14 au 18 janvier.

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Incarnée par Anaïs Demoustier (nominée au César de meilleur espoir 2009 pour Les grandes personnes [bande-annonce] et Shooting Star 2010 de l’European Film Promotion), la squatteuse Céline a 15 ans et une mère en prison. En fugue de sa famille d’accueil, l’adolescente s’introduit peu à peu dans la vie du juge Van Eyck (Pascal Greggory - nominé au César 2008 du meilleur second rôle pour La Môme) et de sa femme éprise de féminisme (Ludmila Mikael), devenant une sorte de fille de substitution ("Pourquoi je n’ai pas une vie comme tout le monde ? ") pour ce vieux couple humaniste et sans enfant. Mais ses nombreux mensonges et ses manigances de séductrice plus délurée qu’il n’y paraît finiront par semer le trouble, puis la destruction dans la maison. Ecrit par le réalisateur, le scénario joue sur les ressorts de la confrontation des classes et des générations ("Il y a des règles dans cette société. Tu es mineure et nous ne savons rien de toi") dans un climat crépusculaire où la reproduction des schémas sociaux et psychologiques brille comme une sombre fatalité ("le mal est fait de toutes façons!").

L‘enfance du mal qui bénéficie de la qualité de ses trois interprètes principaux a été produit par Nicolas Brevière pour Local Films. Son petit budget de 1,07 M€ a été monté grâce à un préachat de Ciné Cinéma, au soutien des régions Picardie, Franche-Comté et Limousin, ainsi qu’à l’appui de la Fondation Gan. Zelig Films assurera la distribution dans les salles françaises le 17 mars et Umedia pilote les ventes internationales.

A noter que Local Films compte également en post-production le drame sentimental Beau Rivage de Julien Donada avec au casting le Français Daniel Duval et l’Italienne Chiara Caselli (Le père de mes enfants [bande-annonce, film focus]), un film soutenu notamment par l’avance sur recettes du Centre National du Cinéma et de l’image animée (CNC).

 

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