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Ida : Pawlikowski pour la première fois dans sa Pologne natale

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- Son nouveau film parle d'identité, de religion et de l'ombre du passé

Ida : Pawlikowski pour la première fois dans sa Pologne natale
Agata Kulesza et Agata Trzebuchowska dans Ida

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, du résident britannique Pawel Pawlikowski, est le premier film qu'il tourne dans sa Pologne natale. Il semble approprié qu'il l'ait présenté dans son pays d'adoption, à l'occasion du Festival BFI de Londres, juste après avoir raflé les prix les plus importants du Festival de Gdynia. Ida, également en compétition dans la capitale anglaise, est une oeuvre à l'ancienne, lente et calme, qui traite d'identité, de religion et de l'ombre du passé dans la Pologne du début des années 1960. Le film a été tourné en noir et blanc dans le format 4:3, qui est assez rare, et son allure traduit bien l'époque qu'il raconte, un temps encore hanté par le souvenir ambigu de la guerre.

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L'intrigue tourne autour d'Ida (interprété par la débutante Agata Trzebuchowska), une jeune femme élevée dans un couvent qui s'apprête à prononcer ses voeux pour devenir bonne soeur. Ida est calme et timide, et très morale. À bien des égards, elle est l'innocence même (ce que Trzebuchowska rend parfaitement). Avant d'offrir pour toujours sa vie à Dieu, on l'encourage à entrer en contact avec sa tante Wanda (Agata Kulesza), qui est sa seule parente encore en vie. La personnalité de Wanda est à l'opposé de celle d'Ida : elle est ouvertement émotive et ne craint pas d'exprimer ses opinions. Son métier de juge fait aussi contraste avec la vocation de sa nièce. Ensemble, Wanda et Ida se mettent à enquêter sur la disparition des parents de cette dernière, deux Juifs qui se sont enfuis pendant la guerre – une recherche que Wanda avait manifestement retardée le plus possible, par peur de la vérité. Cependant, au lieu de se concentrer sur cette enquête et le mystère autour de ce qui s'est vraiment passé, Pawlikowski explore l'étonnante relation entre les deux héroïnes, qui ont toutes les deux leurs propres démons. Pendant la première heure du film, l'intrigue fonctionne très bien, et l'entente entre les deux personnages est de plus en plus profonde, tandis qu'Ida vit une importante crise d'identité (est-elle catholique ou juive ?) et que Wanda se confronte avec ses souvenirs de la guerre. Hélas, la deuxième partie du film est moins bonne : elle pèche par excès de mélodrame et par prévisibilité.

La grande réussité du film est certainement sa photographie : Pawlikowski et son chef opérateur Lukasz Zal ont choisi de communiquer et construire les personnages à travers les images plutôt qu'à travers les dialogues, qui sont parcimonieux, et ils ont réussi à produire des images extraordinaires. Chaque plan est composé méticuleusement, à grands renforts d'angles et de cadrages inhabituels. Les contrastes entre le noir et le blanc ainsi que toutes les nuances de gris sont également magnifiques et font d'Ida une expérience cinématographique à vivre sur grand écran.

(Traduit de l'anglais)

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