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CANNES 2014 Un Certain Regard/Royaume-Uni

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Snow in Paradise: une quête enfiévrée à tâtons dans la nuit

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- CANNES 2014 : Le premier long métrage en tant que réalisateur du monteur aguerri Andrew Hulme suit le parcours d'un petit criminel dans la brume des bas-fonds vers la lumière de la religion

Snow in Paradise: une quête enfiévrée à tâtons dans la nuit

C'est un récit le récit d'un parcours individuel tout à fait édifiant qui a engagé à passer derrière la caméra le monteur britannique aguerri Andrew Hulme, collaborateur régulier d'Anton Corbijn (Control [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
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, The American) et Julian Jarrold (dont le Red Riding 1974 lui a valu notamment une nomination aux BAFTA). En effet, Snow in Paradise [+lire aussi :
bande-annonce
interview : Andrew Hulme
fiche film
]
reprend la véritable histoire du charismatique Martin Askew, qui a co-écrit le scénario avec Hulme et incarne lui-même le personnage principal du film, Dave, qu'on ne quitte pas d'une semelle tout au long du parcours nocturne embrumé et agité qui va l'amener des bas-fonds de l'East End londonien à la conversion à l'Islam. 

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Ce parcours, la petite frappe l'entreprend avec son ami Tariq, dont la couleur de peau ne plaît pas bien aux parrains locaux, qui suivent depuis toujours les mêmes "règles", très strictes, un code à respecter sans broncher qui n'inclut pas la participation aux opérations d'un ami musulman. C'est sans compter sur l'arrogance de Dave, qui dès l'instant où il se voit confier un sac contenant plusieurs kilos de cocaïne (et en prélève pour lui-même une grosse quantité, qu'il ne cesse plus à partir  de ce moment de consommer frénétiquement), est gonflé à bloc, d'orgueil comme d'agressivité (une inconscience dans l'"hybris" qui culmine dans la folle absurdité de sa tentative d'aller se confronter au big boss).

Il est à la fois tellement "perché" et tellement égaré qu'au fil de ses pérégrinations enfiévrées dans le Londres de la nuit et des lieux interlopes, il perd son ami Tariq et se met à "tourner" en rond de plus belle pour le retrouver – une désorientation parfaitement soulignée par le rythme du montage et les jeux de lumières autour du personnage, tantôt nimbé par des halos aveuglants, tantôt englouti par les rayons électrisants des spots des boîtes de nuit et autres lieux de perdition qu'il ne cesse de parcourir.

Tandis que dans un garage sinistre l'attend déjà la corde pour se pendre, c'est dans un autre lieu, clair, propre, dégagé – la Mosquée où il se rend dans son effort pour retrouver Tariq – qu'il va trouver une alternative à ce sort. Parce que comme le lui dit le parrain de l'organisation avec laquelle il s'est lié, c'est à lui de choisir, c'est lui qui est responsable de son destin et, à l'inverse, de sa propre désorientation. Par le fait de ce violent appel d'air qu'est la douloureuse disparition de Tariq, ce lieu où il a d'abord fait irruption en proie au désarroi, sans enlever ses chaussures, lui seul peut choisir d'y entrer vraiment, volontairement et de fait, respectueusement. Dans ce lieu l'attend un autre genre de lumière, nette, libérée des ombres et du flou. C'est dans ce lieu, ce refuge de l'âme et du corps où il entre à bout de souffle, qu'il va trouver la sérénité. 

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