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Traces de santal : recherche Sita désespérément

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- Valladolid présente le 5ème film de la Catalane María Ripoll, tourné par une équipe majoritairement féminine entre Bombay et Barcelone

Traces de santal : recherche Sita désespérément

Après avoir tourné le webdoc Chromosome Cinq, María Ripoll revient à la fiction avec Traces de santal [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
, qui a été tourné avec une équipe en grande partie féminine et avec, dans les rôles principaux, Nandita Das et Aina Clotet. Après avoir obtenu le Prix du public au Festival de Montréal, il est à présent au programme de la 59ème Seminci – Semaine du cinéma de Valladolid, hors-compétition. De nouveau, la grande héroïne du film est l'enfance, ainsi que les notions de recherche et de retrouvailles. L’action du film commence en Inde, où une petite fille nommée Mina ramène un oiseau dans son humble foyer. Là, des femmes sont réunies pour aider sa mère à accoucher, mais quand cette dernière meurt, ces mêmes femmes, maudissant la naissance d’une deuxième fille dans cette maison, essaient d’étouffer le bébé. C'est Mina qui va sauver la petite Sita, puis devenir sa protectrice.

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Quand les deux filles sont vendues, l’aînée est destinée à une maison close tandis que la plus jeune est recueillie (ou achetée ?) par des sœurs. Heureusement, Mina parvient à s’enfuir du bordel où elle allait être exploitée sexuellement et elle devient domestique (ou plutôt esclave, puisqu’elle n’est pas payée pour son travail) pour une famille riche. Mais elle n'oublie pas sa petite sœur Sita, et reste déterminée à tout faire pour la retrouver.

La prémisse de Traces de Santal (qui est le premier projet de la nouvelle maison de production Pontas Films et dont les ventes internationales sont assurées par Imagina International Sales) est reprise par le film qui, à l'intérieur de celui-ci, sert de MacGuffin à l'ensemble du drame. L'oeuvre de Ripoll met en effet en avant l'idée de quête, pas seulement celle d'un être cher, mais aussi dans le sens de quête identitaire quand la perception qu'un individu a de son identité est remise en cause par le destin – car Sita va devoir s'habituer à une nouvelle identité, ce qui n’est pas facile à accepter, surtout quand l'univers dans lequel on vit est à l'opposé diamétral de celui qui, soudain, s'avère être votre univers d’origine.

Ripoll n’a pas voulu faire un drame cru sur la situation de la femme en Inde, même si, dans la première partie, on voit combien elles sont exploitées. Elle ne met pas non plus l’accent sur la pauvreté du pays, bien qu'elle en montre quelques aspects, préférant en faire ressortir le côté plus joyeux et coloré que mettent en avant les films de Bollywood qu'on voit dans le film. La réalisatrice n’a pas non plus voulu trop s'appesantir sur le thème scabreux des adoptions illégales, sur celui de l'achat de bébés par certains ordres religieux, ou sur ce que signifie être de bons parents, ce qui aurait pu donner plus de profondeur à ce film, bien intentionné mais un peu trop léger et émotif.

En adaptant le livre éponyme d’Asha Miró et d'Anna Soler-Pont (également scénariste et productrice du film), Ripoll s'est surtout concentrée sur le thème de la quête en tant que métaphore de ce qui arrive quand on se pose des questions sur sa vie aisée et sans dangers, et sur la difficulté qu'il y a à rompre avec cette vie pour adopter une nouvelle identité et une culture différente de celle qu'on a toujours connue.

(Traduit de l'espagnol)

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