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Liza, the Fox-Fairy : un film hongrois un peu nippon

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- Le premier long métrage de Károly Ujj Mészáros est un titre inventif qui mêle les genres fantastique, burlesque et romantique

Liza, the Fox-Fairy : un film hongrois un peu nippon
Liza, the Fox-Fairy de Károly Ujj Mészáros

C'est à l'Atelier de la Cinéfondation de Cannes, en 2010, que le Hongrois Károly Ujj Mészáros a commencé de développer son premier long métrage, Liza, the Fox-Fairy [+lire aussi :
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fiche film
]
. Cinq ans plus tard, après une production longue et compliquée, le film sort enfin dans les cinémas hongrois. Il vient de remporter le Grand Prix du 35ème festival Fantasporto de Porto.

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Liza, the Fox-Fairy a une intrigue sophistiquée qui convient bien à l'étrange mélange des genres qu'il propose – puisqu'il emprunte au genre fantastique et au burlesque comme à la comédie romantique. L'héroïne du titre est une infirmière qui s'occupe de Marta, veuve depuis douze ans d'un diplomate japonais. Liza est une femme timide. Son seul compagnon est un ami imaginaire nommé Tomy Tani qui est le fantôme d'un ancien chanteur de pop japonais des années 1950 et qu'elle seule peut voir. Le jour de son trentière anniversaire, elle décide d'aller dans son fast food préféré pour trouver l'amour – après tout, c'est ce qui est arrivé au personnage de son roman japonais préféré, qu'elle ne cesse de lire et relire. Pendant son absence, Tomy Tani tue Marta. C'est le premier d'une longue liste de meurtres, tous commis par le fantôme contre des personnages pour le moins singuliers, tous dans le but de garder Liza pour lui tout seul. Évidemment, cette dernière est la suspecte numéro un de tous ces crimes, mais le Sergeant Zoltan croit en son innocence. En revanche, Liza elle-même est de plus en plus convaincue qu'elle est maudite et qu'elle a été transformée en fée-renard, un démon mortifère issu du folklore japonais.

L'intrigue est loin d'être le seul élément imprévisible de Liza, the Fox-Fairy : bien que l'histoire se passe dans la Hongrie des années 1970, le pays y subit l'invasion anachronique d'une foule d'entreprises capitalistes, notamment des chaînes de fast food et des magazines comme Cosmopolitan. La plupart des personnages sont en outre extravagants, de même que les effets spéciaux (eux aussi primés à Fantasporto).

Ce sont toutefois les décors du film qui sont son aspect le plus impressionnant : on y retrouve une patte à la Jean-Pierre Jeunet mais aussi des éléments proches du brillant Taxidermia [+lire aussi :
bande-annonce
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du Hongrois György Pálfi. Dans ce film, des références au western se mêlent à une exploration convaincante de l'iconographie nippone, du folklore à la musique pop. Les séquences oniriques situées dans la forêt imaginaire de Nasu donnent au directeur de la photographie, Péter Szatmári, une occasion en or d'exalter les couleurs vives de la nature.

Liza, the Fox-Fairy, un film ouvertement commercial qui est aussi un exemple formidable de ce qu'est un mélange des genres réussi, a été produit par FilmTeam avec le soutien du Fonds pour le cinéma de Hongrie, qui en gère aussi les ventes internationales.

(Traduit de l'anglais)

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