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Un chirurgien du coeur parmi les "dieux"

par 

- Le champion du box-office polonais Gods, de Lukasz Palkowski, a été projeté hors-compétition au festival goEast de Wiesbaden

Un chirurgien du coeur parmi les "dieux"

Gods [+lire aussi :
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, le troisième long-métrage de Lukasz Palkowski après deux comédies, et le premier en tant que scénariste de Krzysztof Rak, est devenu le grand champion du box-office polonais de l'année dernière (avec 2,1 millions d'entrées), en plus de rafler sept Aigles du cinéma polonais, notamment ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur acteur, du meilleur scénario, de la meilleure photographie et du meilleur acteur dans un second rôle (lire l'article).Wiesbaden a pu le découvrir dans le cadre du festival goEast du cinéma centre- et est-européen. 

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Il s'agit d'un film historique dont la force principale vient du personnage qu'il évoque, le Docteur Zbigniew Religa (Tomasz Kot, de Disco Polo et In Hiding), premier chirurgien polonais à réussir une greffe du coeur, en 1985, après quatre tentatives infructueuses.

On fait connaissance avec ce personnage à la fin des années 1970, quand il est encore assistant d'un professeur de l'Institut de cardiologie de Varsovie, après avoir été formé aux États-Unis. C'est un homme dont Kot livre une interprétation pleine de fougue, un homme d'une carrure telle qu'on a l'impression qu'il doit se baisser pour tenir dans les images superbes qu'a composées le chef-opérateur Piotr Sobocinski (un travail qui lui a valu une nomination pour la compétition Camerimage). On y voit Religa courir (au sens littéral) dans les couloirs de l'hôpital pour sauver des vies, quitte à opérer devant la porte de la clinique le patient à peine sorti de l'ambulance. Il fume comme un sapeur, engloutit des litres de vodka (surtout à chaque fois qu'un patient meurt sur sa table d'opération) : c'est un homme dans la force de l'âge qui veut avancer, dans son métier et comme personne, car c'est un individu authentiquement bon.

Les greffes de coeur sont toujours délicates. En 1981, elles représentent un véritable défi financier et éthique pour l'institut polonais. Quand Religa accepte de diriger sa propre clinique, dans la petite ville de Zabrze, située dans la Silésie industrielle, il a besoin de 3 millions de dollars pour les locaux et les équipements, et doit donc s'engouffrer dans le labyrinthe bureaucratique vertigineux de la Pologne des premiers temps du syndicat Solidarité, pour employer des médecins et infirmières talentueux et audacieux, quoique sans expérience.

En deux heures, le film retrace le parcours de Religa dans le détail, sans oublier le contexte politique et médical, ce qui laisse toutefois peu de place pour les informations personnelles (notamment sur le mariage du chirurgien, qui souffre de ses ambitions professionnelles, comme on peut aisément l'imaginer) et les considérations éthiques. Malgré le titre du film, il ne faut pas s'attendre à un autre 21 grammes de González Iñárritu, mais une plaisanterie que fait l'épouse, très croyante, d'un patient, suffit à rendre compte de la doxa de l'époque concernant les greffes d'organes : en effet, elle demande si son mari va encore l'aimer avec le coeur d'un autre.

Le montage rapide et fluide de Jaroslaw Barzan, ajouté à l'agilité du scénario de ce film historico-biographique au style hollywoodien, pourrait désappointer les cinéphiles purs et durs, mais Gods reste un film grand public très impressionnant dont la Pologne a bien raison d'être fière.

(Traduit de l'anglais)

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