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TAORMINA 2015

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Ausência : entre nulle part et l'oubli

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- La compétition du Festival de Taormina, qui s'est achevé la semaine dernière, a passé le nouveau film de Chico Teixeira

Ausência : entre nulle part et l'oubli
Matheus Fagundes et Vinicius Zinn dans Ausência

Une absence parmi des présents peut faire l'effet d'une tache au milieu du sol qui ne cesse de grandir. L'absence d'un père peut affaiblir toute une structure et finir par toucher l'intégrité de quelqu'un. Voilà le thème d Ausência [+lire aussi :
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du Brésilien Chico Teixeira, une coproduction entre la France, le Brésil et le Chilie qui a naturellement bénéficé de l'aide de Ciné Sud Promotion, après le passage du film au festival Ciné en construction de Toulouse, (en 201).

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Le film, déjà projeté à Berlin dans la section Panorama, a gagné à Toulouse le grand prix Cinélatino. Il vient d'être dévoilé au Festival de Taormina, s'appropriant la consigne "moins, c'est plus" pour nous présenter Serginho (Matheus Fagundes), un ado marqué à vie par l'absence du père. Ce qui reste du noyau familial, c'est sa mère alcoolique, qui essaie de gagner sa vie en confectionnant des gâteaux d'anniversaire qu'on oublie toujours de lui payer, et son petit frère, de sorte de Serginho se retrouve contraint de soutenir sa famille. Il va donc au travail sur les marchés avec son oncle, nonobstant les mauvais taitrements dont il est l'objet. Dans son temps libre, il rend visite à un professeur, il va au cirque et il voit son ami sourd et la fille qui lui plaît, séparément en en même temps.

La caméro suit de près Serginho, qui se débobine au fil du film comme une pelote de laine : il est totalement désorienté, en manque d'affection et de soutien, et se heurte à un par un à tous les obstacles possibles et imginables que présente son environnement. Teixeira nous fait bien comprendre que Serginho n'est pas à la hauteur des responsabilités qu'on attend injustement de lui. Au coeur du scénario ; l'idée que l'amour d'un père est irremplaçable et nécessaire. Le grand mérite du réalisateur est toutefois d'avoir évité que le drame ne prennent entièrement le pas sur l'ensemble de l'intrigue. Au scénario mésuré et au rithme très maîtrisé du film s'ajoute une photographie qui déploie une vaste gamme de couleurs et ne cesse de jouer avec les distances – par exemple, quand Serginho est avec sa mère, la caméra se colle à eux, asphyxiante, alors qu'elle s'éloigne, laissant la place de respirer, dans les moments plus teintés d'espoir.

Teixeira parvient ainsi à nous livrer une oeuvre qui, malgré sa charge dramatique, n'est pas lourde et avance sans se presser, mais sans s'arrêter, pour nous offrir un tableau complet non seulement de l'absence, mais aussi de la réaction en chaîne que l'absence peut produire chez ceux qui restent. 

(Traduit de l'espagnol)

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