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Ave y Nada : le début et la fin

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- Ce 3ème long de Cristobal Arteaga est une relecture de la Genèse avec deux acteurs et aucun dialogue

Ave y Nada : le début et la fin
Antía Costas et Manu Polo en Ave y Nada

L'année dernière, non seulement Cristobal Arteaga était au jury du Festival international du film de Gijon (lire l'interview), mais il dévoilait dans le cadre de l'événement asturien son premier long-métrage, Faro sin isla [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Cristobal Arteaga
fiche film
]
, encore inédit bien que son deuxième film, El triste olor de la carne [+lire aussi :
bande-annonce
festival scope
fiche film
]
, soit déjà sorti. Le réalisateur chilien résidant en Espagne y abordait des sujets comme la solitude, la foi et le tourment religieux, et il y faisait jouer à la nature luxuriante de sa terre d'adoption, la Galice, un rôle transcendant encore celui du "paysage  personnage".

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Dans Ave y Nada [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
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, au programme en ce moment à Gijon dans la section alternative Llendes, Arteaga situe de nouveau ses deux personnages par rapport à leur environnement. Il s'agit d'Adam (Manu Polo) qui, en tant que tout premier être humain, n'a aucune référence et ne sait pas encore comment marcher et survivre, de sorte qu'il doit tout inventer, jusqu'à la peur. Être un pionnier, c'est savoir prendre des risques, oser, surmonter, se tromper... Nu, Adam déambule dans une forêt et laisse s'exprimer ses instincts de toutes sortes.

Après une nuit agitée, le lendemain matin, il découvre une autre créature, nue elle aussi : Ève (Antía Costas). Le moment de crainte initial passé, ils apprennent à se connaître (l'odorat joue ici un rôle capital, comme dans le monde animal), à cohabiter, à s'aimer... et à se haïr. À mesure qu'ils évoluent (sic), nos Adam et Ève développent un langage symbolique à base de peintures et dessins, ce qui aboutit à la création d'idoles primitives. Arteaga divise ce périple en saisons séparées par des interludes où l'écran reste noir et scandées par des musiques différentes qui partent du rythme tribal pour aller vers l'électro en passant par des airs médiévaux.

Ave y Nada, dépourvu de dialogues, nous fait participer physiquement à l'expérience de ses héros, composés par leurs interprètes à travers l'improvisation, sur la base d'un scénario court (un procédé courant chez Arteaga). Ce qui se reconstitue pour nous devant la caméra, c'est un des mythes fondamentaux de notre histoire, bien que la fin se détache du récit biblique. Le contact direct avec la nature, ici primordial, se crée grâce à une caméra qui sait garder une certaine distance et, en l'absence de dialogues, ne fait pas de champ/contrechamp. Dans les scènes de rêve, le cinéaste projette sur les personnages endormis des figures inquiétantes qui se meuvent étrangement, accompagnées par des sons tout aussi énigmatiques.

Le film propose donc une expérience physique à partir d'un thème métaphysique. Après une séquence tournée sur la célèbre Plage des Cathédrales, Ave y Nada s'achève sur un travelling sur une forêt désolée qui sert de contrepoint à celle du début, qui était exubérante et paradisiaque. Le film a été produit par Deica Audiovisual.

(Traduit de l'espagnol)

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