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Pioneers’ Palace : une collection de nouveaux visages intéressants

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- Le film de Bobby Păunescu a été dévoilé à Sundance avant de sortir sur les écrans roumains

Pioneers’ Palace : une collection de nouveaux visages intéressants

Le public roumain peut enfin découvrir au cinéma Pioneers’ Palace, le deuxième long-métrage de Bobby Păunescu, qui a fait l'objet d'une séance spéciale au dernier Festival Sundance. Ce film s'inscrit dans la tendance amorcée par la comédie romantique Love Building [+lire aussi :
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de Iulia Rugină, interprétée par de jeunes acteurs frais émoulus de leur école de cinéma (en l'occurrence la MM Film Academy de Păunescu). Comme l'illustrent les deux films, l'approche a ses avantages et ses inconvénients : d’un côté, elle permet de découvrir une galerie de nouveaux visages, de l’autre, elle pose des problèmes liés au nombre important de personnages et à la multitude des intrigues secondaires. 

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Les événements du film se déroulent au début des années 1990. La société roumaine est alors en plein renouveau, après la révolution de 1989, mais les changements semblent bien trop rapides. Pour deux lycéens, Veronel (Toto Dumitrescu) et Mihnea (Costin Cambir), l'époque offre mille opportunités qu'ils sont prêts à saisir. Un jour, au terme d’une manifestation fougueuse, ils parviennent (entre autres choses) à convaincre le proviseur de leur lycée de leur donner l’espace et l’argent nécessaire pour ouvrir une discothèque dans l’enceinte de leur école. L’établissement devient très vite populaire, mais Veronel, Mihnea et leurs amis comprennent vite qu’il va leur falloir protéger ce succès. C’est à ce moment-là qu’entre en scène le dealer Ion (Mihai Dorobanţu). Par son intermédiaire, les deux jeunes héros vont connaître leur première expérience sexuelle dans l’appartement de Madame Geta, surnommé "Le bordel". Cet épisode devient alors le point central de l’histoire, car un camarade jaloux réussit à convaincre Veronel et Mihnea qu’ils ont attrapé le SIDA, les poussant ainsi à s’interroger sur la mort atroce qui les attend peut-être.

Dans le scénario, qu’il a écrit lui-même, Păunescu a choisi de donner la part belle au talent de ses acteurs pour l’improvisation. Ce film déborde d’énergie positive, et la plupart de ses jeunes comédiens sont très prometteurs (quoiqu'il y ait déjà dans le pays plus d'acteurs qu'il n'en faut pour la vingtaine de longs-métrages qui y sont produits chaque année). Ils ont aussi face à eux quelques comédiens confirmés, comme Doru Ana, qui joue le rôle de l'entraîneur de natation que la mère de Veronel (Ioana Pavelescu) doit convaincre de bien vouloir inscrire son fils en compétition nationale. 

Compte tenu du nombre important de personnages qu'elle réunit, l'histoire reste nécessairement superficielle : les héros principaux ne sont, quand on y pense, que deux jeunes hommes qui croient qu'ils vont mourir du SIDA après avoir eu des rapports protégés avec deux prostituées. Avec son trafiquant de grenades, son investisseur australien qui laisse sa fiancée attendre dans le salon de Madame Geta pendant qu’il prend du bon temps avec une fille dans la pièce d’à côté, sa quantité impressionnante de malfrats en tous genres et de voleurs à la petite semaine, le scénario semble avant tout inspiré des légendes urbaines et des commérages que les Roumains aimaient se raconter au bistrot il y a vingt ans. 

Un personnage réussit toutefois à sortir du lot : Ion le dealer, pour qui les bas fonds de Bucarest, aussi sordides soient-ils, ne semblent avoir aucun secret. Après avoir joué les usuriers dans Francesca [+lire aussi :
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, le premier long-métrage de Păunescu, Dorobanţu (également directeur artistique du film) parvient, par un savant mélange d’humour, d’ignorance et de méchanceté, à s’imposer dans chacune des scènes de Pioneers’ Palace où il apparaît. 

Pioneers’ Palace, qui a été tourné en sept jours seulement, au mois de mai dernier, a été produit par Mandragora Movies et Solar Indie Junction. Il est distribué par Mandrake Productions.

(Traduit de l'anglais)

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