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Ciao amore, vado a combattere : se retrouver sur le ring

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- Le documentaire intense de Simone Manetti, consacré meilleur film du Biografilm Festival de Bologne, raconte les vies multiples de Chantal Ughi, mannequin, actrice et championne de boxe thaïe

Ciao amore, vado a combattere : se retrouver sur le ring

Un visage d’une beauté sophistiquée, un corps imposant et disgracieux, un regard douloureux sous des yeux sombres. Chantal Ughi apparaît à l’écran avec un œil au beurre noir, mais étrangement heureuse. Son œil au beurre noir, elle se l’est fait sur le ring, en se battant : c’est sa passion, sa vie, son besoin. Ciao amore, vado a combattere [+lire aussi :
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, nous raconte l’histoire de cette actrice et mannequin devenue championne de boxe thaïe. C’est le premier long-métrage de la Livournaise Simone Mannetti (réalisatrice de La prima cosa bella [+lire aussi :
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de Paolo Virzì et de Mozzarella Stories [+lire aussi :
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de Edoardo De Angelis, entre autres) et le meilleur film italien du Biografilm Festival de Bologne.

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"Nous devons tous combattre les démons de notre passé" dit l’un des personnages du film. Certains le font allongés sur le fauteuil de leur psychanalyste et d’autres choisissent de guérir les blessures de leur âme sur le ring. Chantal Ughi a choisi la deuxième option. D’abord actrice pour Peter Del Monte, Citto Maselli puis mannequin, chanteuse et amatrice de l’underground new-yorkais, elle se retrouve à bout de souffle après une histoire d’amour destructrice. Elle décide de quitter New York et s’envole pour la Thaïlande, où elle trouva un moyen de laisser sortir sa colère grâce à la boxe thaïe. Il ne s’agit pas d’un passe-temps éphémère, mais bien d’une passion qui a progressivement envahi son cœur et son esprit pendant cinq ans, lui permettant de remporter quatre titres mondiaux.

Avec sa caméra, Simone Manetti a commencé à suivre Chantal lorsqu’elle décida de retourner en Thaïlande pour repartir à la conquête de la ceinture de championne du monde, après un an de pause dû à une baisse de motivation. Entraînements intensifs, coups de pieds, de poings, sueur, spiritualité et prières : c’est le chemin qu’a choisi cette femme, blessée par le passé d’une vie dure, sévère et de privations, qui a laissé de profondes cicatrices. Chantal s’est parfaitement adaptée à ce style de vie et s’immerge dans la ville, Bangkok (très présente dans l’imaginaire photographique et panoramique de Simone Mogliè). Elle voudrait être thaïe et se battre lui donne l’impression d’y arriver. Un documentaire captivant d’un point de vue visuel comme sonore (Francesco Motta a composé les musiques) qui décrit, par un mélange de tournages contemporains et d’enregistrements existants, l’aventure humaine et sportive d’une femme qui se cherche, d’une femme qui ne se rend pas, d’une guerrière tenace profondément triste.

Ciao amore, vado a combattere est produit par Alfredo Covelli, de la société indépendante Meproducodasolo. Présenté en avant-première européenne au Biografilm après sa première mondiale au Festival du Film de Newport Beach en avril dernier, le film sortira en salles l’automne prochain.

(Traduit de l'italien)

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