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Victoria Bedos agace avec Vicky, comédie romantique au féminisme lourdingue

par 

- Douloureux à voir même quand on a la trentaine, qu’on aime la chanson française et qu’on a déjà au moins une fois fantasmé sur la vie des "filles de" et "fils de"

Victoria Bedos agace avec Vicky, comédie romantique au féminisme lourdingue
Victoria Bedos dans Vicky

Le film Vicky [+lire aussi :
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est une comédie romantique co-écrite par Victoria Bedos et réalisée par Denis Imbert. Victoria y incarne Victoire, petite dernière de la famille "Bonhomme", célèbre grâce au père, joué par François Berléand (inspiré de l’acteur Guy Bedos), un illustre comédien, papa poule égocentrique. La mère de Vicky, interprétée par la déjantée Chantal Lauby, est une mère de famille à l’ouest qui, subissant les caprices de son mari, a préféré s’oublier dans la décoration de l’appartement familial. Et enfin son grand frère, un célèbre animateur, égoïste et odieux (inspiré de son frère, le très médiatique Nicolas Bedos). Un tableau familial qui semble similaire à celui de Victoria mais il n’en est rien, puisque cette dernière nous emmène dans un univers qui se veut magique mais factice.

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Pour Vicky, la vie commence quand elle quitte son fiancé avant leur cérémonie de mariage et retourne vivre chez ses parents, célibataire et sans travail. Suite à sa rencontre avec Banjo, un jeune chanteur d’Elvis rencontré dans un bar, Vicky va comme découvrir le monde, la fête, l’alcool et l’orgasme en l’espace de quelques jours. Le temps d’un film, elle passe ainsi de la jeune fille coincée en baskets, vouvoyant les gens en soirée, buvant des diabolos et préférant les sucettes aux cigarettes, à la jeune chanteuse en talons et mini-jupe qui chante fièrement : "je suis alcoolique et c’est magique, je ne me sens pas bien sans mon verre de vin".

L’histoire de ce film est trop prévisible et les situations trop clichées, souvent gênantes de naïveté. Le personnage de Vicky n’est pas assez crédible. On est face à une femme de quasi 30 ans qui nous fait une crise d’adolescence version "groupie des années 90". À se demander sur quelle planète elle pouvait bien vivre avec son fiancé pour avoir autant l’air d’une sainte-nitouche.

Maladroitement, ce film essaie de parler de la place de la femme au sein de la société et du droit des femmes à disposer librement de leur corps et de leur sexualité au même titre que les hommes. Mais entre la gourde en baskets qui ne boit pas, ne fume pas, ne jouit pas et la femme libérée, jolie, qui s’amuse, qui boit et qui baise, ce film ne propose pas de réelle alternative aux représentations extrémistes de la femme. Cela donne lieu à des scènes plus qu’affligeantes telles que Chantal Lauby disant "Mais vous voulez la voiler ?" quand les deux hommes de la famille désapprouvent les textes des chansons du groupe Vicky Banjo. Devons-nous comprendre que les femmes voilées, les femmes qui ne boivent pas, qui ne sont pas légères ne sont pas des femmes libérées ?

Finalement, ce film passe complétement à côté de son sujet en essayant de dénoncer des clichés féminins qu'il transporte lui-même. Rappelons qu’il y a mille façons pour une femme de se libérer et que, comme le disait Simone de Beauvoir, "une femme libre est exactement le contraire d’une femme légère".

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