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VENISE 2016 Hors-compétition

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Tommaso, ou l’obsession des femmes

par 

- VENISE 2016 : L'acteur et réalisateur Kim Rossi Stuart présente son 2ème film en tant que réalisateur, dix ans après Libero

Tommaso, ou l’obsession des femmes
Cristiana Capotondi et Kim Rossi Stuart dans Tommaso

Pour évoquer Tommaso [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
de Kim Rossi Stuart, projeté hors-compétition à la Mostra de Venise (sortie italienne le 8 décembre, avec 01), il faut partir de l’affiche du film : une reproduction modifiée de la célèbre image "What's on a Man's Mind" qui représentait avec ironie les théories freudiennes : par effet d’optique, dans le profil de l’homme représenté, on peut entrevoir une femme nue. 

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C’est de cette obsession qu’est victime le héros de ce deuxième long-métrage en tant que réalisateur (et acteur) de Rossi Stuart, dix ans précisément après son premier, Libero, avec lequel Tommaso partage son cordon ombilical. L’enfant du film précédent est à présent un acteur plutôt bien affirmé dont la relation avec sa compagne Chiara (Jasmine Trinca) est en crise. Les renvois autobiographiques sont assez évidents (et logiques), car Rossi Stuart est un réalisateur qui aime se mettre à nu et faire des films “sans filet”, comme celui-ci. À la presse réunie à Venise, il a dit avoir passé des années à chercher des relations sentimentales harmonieuses, “pour finalement (se) rendre”, même si sa réflexion sur son film, dix ans durant, lui a permis d’acquérir une certaine “sagesse qui (l’)a fait progresser”.

Tommaso donc, est un héros que sa compagne exaspérée a fini par quitter et qui décide par conséquent de laisser libre cours à sa passion pour les femmes. À son psy transnational de Berne (Renato Scarpa), il confie dans un hurlement qu’il voudrait les prendre toutes, “dans la rue, comme un animal”. Cependant, en grand névrosé à tendances maniaques, il se gâche une à une toutes les opportunités qui se présentent à lui : dans chaque femme, il finit par trouver un défaut physique qui l’obsède. En somme, il se comporte en homme qui n’aimait pas les femmes, pour paraphraser Truffaut, parce qu’il les voudrait toutes parfaites. Naturellement, son rapport avec sa mère (Dagmar Lassander), qui l’a abandonné enfant pour devenir actrice, est très tumultueux, digne d’un manuel de psychanalyse. Au bout d’un certain temps, Tommaso tente sa chance avec Federica (Cristiana Capotondi) et parvient quelques temps à vivre une relation heureuse, mais celle-là non plus ne dure pas. C’est alors qu’il rencontre l’impétueuse Sonia (Camilla Diana), qui va inverser les rôles.

Pour ajouter à la dimension freudienne de l’intrigue, le héros voudrait tourner un film où il mettrait en scène des situations oniriques ainsi que les traumatismes de son enfance. Ainsi, Tommaso fait figure de film sur le cinéma comme une séance de psychanalyse (d’ailleurs, les deux disciplines ne sont-elles pas nées toutes deux à la même époque ?) qui fait de l’oeil aux oeuvres de Woody Allen et Nanni Moretti.

Tommaso a été produit par Palomar et Rai Cinema. Ses ventes internationales sont gérées par True Colours.

(Traduit de l'italien)

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