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Balon : la partie cachée du parcours d’un réfugié

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- Le nouveau film de Pasquale Scimeca suit étape par étape le parcours de deux jeunes réfugiés de leurs villages détruits à la côte Libyenne

Balon : la partie cachée du parcours d’un réfugié
David Koroma dans Balon

L’Italien Pasquale Scimeca, avant tout connu pour Placido Rizzotto (projeté à Venise en 2000) et son dernier en date, Biagio [+lire aussi :
critique
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(2014), revient avec un film très particulier, Balon [+lire aussi :
bande-annonce
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, qui vient de faire son avant-première mondiale en compétition au Festival Black Nights de Tallinn. Ce long-métrage, tourné principalement en Afrique sub-saharienne avec des acteurs non-professionnels, suit étape par étape le parcours de deux jeunes réfugiés de leurs villages détruits aux rendez-vous des passeurs sur la côte Libyenne. 

Le personnage principal, Amin (merveilleusement incarné par David Koroma), 10 ans, vit dans un village extrêmement pauvre, sans électricité ni eau courante, dans un pays non-identifié. L’activité de prédilection du garçon est jouer au football avec ses camarades, mais même cela devient impossible, quand le dernier ballon du coin crève. Amin tente de le réparer en le remplissant de feuilles quand une milice envahit et détruit son village.

Sur le conseil du grand-père, pour rejoindre leur oncle en Suède, Amin et sa soeur Isoke (Fatmata Kabia), 15 ans, se lancent dans un vaste parcours “vers le Nord”, sans vraie idée de là où la Suède se trouve. Ils utilisent vite le peu d’argent qu’ils ont pour acheter des chaussures, des vêtements et de la nourriture, de sorte que les vivres et l’eau leur viennent à manquer alors qu’ils sont en plein désert. Ils s’évanouissent mais sont heureusement recueillis par deux archéologues italiens qui les amènent en Libye et leur donne de l’argent pour le passage vers l’Italie. 

Cependant, avant de pouvoir partir, ils se retrouvent dans une prison tenue par un criminel, en cage avec une quarantaine d’autres femmes et enfants, jusqu’à ce que le méchant ait suffisamment de migrants pour organiser un passage.

Balon est, d’une part, un film brut tourné avec des non-professionnels dont les deux interprètes principaux sont vraiment exceptionnels, notamment parce qu’ils ne cherchent pas à cacher le fait qu’ils ne sont pas vraiment comédiens. Dans certaines scènes, leurs performances peuvent semblent maladroites, mais l’énergie et l’authenticité de Kabia et Koroma sont le grand moteur du film.

Balon est, d’autre part, un long-métrage subtil qui laisse de côté des éléments d’information simples pour se concentrer sur les personnages et leur parcours. On devine qu’ils viennent peut-être de Sierra Leone, quand Amin mentionne le joueur de football de l’équipe de Chelsea Antonio Rüdiger, mais aucun autre détail géographique n’est fourni. Au lieu de cela, le réalisateur exploite au maximum les décors naturels où se déroule l’histoire et le contraste entre les couleurs vives et les chemins poussiéreux (où les personnages vont pieds nus), tandis qu’un beau choix de musiques africaines modernes finit de nous envelopper dans l’univers d’Amin et Isoke. Balon est un film qui nous montre l’autre versant du thème de la migration : dans les fictions comme les documentaires, il est souvent abordé du côté de l’arrivée en Europe. Ce titre s’intéresse au contraire à la “première moitié” du voyage, et aux raisons et facteurs qui le déterminent. 

Balon a été produit à Palerme par Arbash, en collaboration avec Rai Cinema. Les ventes internationales du film sont gérées par Coccinelle Film Placement.

(Traduit de l'anglais)

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