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La parole aux vainqueurs

par 

- Polanski et les polonais. Un trio de «politiciens» et des déclarations d´amours

«C´était un grand honneur pour moi que de représenter la Pologne». Roman Polanski a reçu la Palme d´Or pour The Pianist et interprète jusqu´au bout le rôle du `fils reconnaissant´ : «Je dédie ce prix - a confié le réalisateur à la conférence de presse - aux figurants polonais des scènes du ghetto. Sans eux je n´aurais pas pu tourner ce film». Sur les choix artistiques, Polanski fait des déclarations sous le signe de l´understatement : «L´idée du film me vient d´un ami, Ian Berlingham, qui m´a conseillé le livre. Je n´ai pas voulu une musique universelle, mais plutôt chercher quelque chose de plus essentiel qui aurait mieux soutenu les émotions. Les images sur l´écran étaient suffisamment éloquentes. Ainsi que pour les acteurs : le sujet est tellement riche d´intentions que je n´ai pas été obligé de construire une méthode». Mais une Palme d´Or n´est pas suffisante pour le faire parler d´un retour aux Etats-Unis. Polanski renie nettement les voix qui avait circulé à ce propos.
Beaucoup de politique dans le paroles de Elia Suleiman (Prix du Jury pour Intervention divine), Michael Moore (Prix du 55ème Anniversaire du Festival pour son Bowling for Columbine) et Paul Laverty (Meilleur scénario pour Sweet Sixteen de Ken Loach). Le réalisateur palestinien a remercié Moore «parce que sans son aide je n´aurais jamais plus terminer mon premier film». Mais même après deux film le cinéaste ne peut plus rentrer aux USA. «Après le 11 septembre - a continué Suleiman - je ne peux plus rentrer aux Etats-Unis, qui est ma deuxième patrie. C´est la paranoïa qui triomphe aujourd´hui, mais le cinéma peut faire beaucoup pour desserrer cette tension». De son côte Michael Moore est très polémique envers Bush auquel il promet une ferme opposition avec son cinéma. «En tout cas - a ajouté Moore - je l´invite à voir mon film quand il sortira aux USA». Enfin Paul Laverty : «La politique ? Je suis plus intéressé à comprendre ce que pensent les gens et comment ils vivent».
Olivier Gourmet qui a arraché le prix pour la Meilleure interprétation masculine à Jack Nicholson parle de ses choix : «J´ai choisi - a dit l´acteur de Le fils des frères Dardenne - de jouer le rôle avec sobriété». Il a continué en suite avec la Belgique : «Dans mon pays il y a beaucoup de cinéma, beaucoup de réalisateurs et différents univers». Kati Outinen, protagoniste de L´homme du passé a choisi une déclaration d´amour pour son réalisateur : «Il est le seul auquel je dis oui avant même de lire le scénario». Encore de l´amour dans les paroles de Paul Thomas Anderson, récompensé pour son Punch-drunk Love : «Mon futur ? Un film avec Emily Watson et puis un autre encore avec Emily Watson et un autre encore, toujours avec Emily Watson».

(Traduit de l'italien)

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