Cannes 2026 – Marché du Film
Country Focus: France
La Lettonie et la France signent un accord de coproduction bilatéral à Cannes
- CANNES 2026 : Cet accord a pour fin de consolider les liens entre l'audiovisuel des deux pays et de proposer des conditions plus favorables pour les coproductions, après le succès de Flow

À l'occasion de cette édition 2026 du Festival de Cannes, la Lettonie et la France ont annoncé un nouvel accord bilatéral sur les coproductions cinématographiques qui a pour fin de renforcer les liens de coopération entre les industries du film des deux pays, de leur faciliter l’accès aux financements, d'encourager l’échange de talents et d'accroître leur potentiel sur le marché international.
L’accord, instigué par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), a été signé à Cannes par le directeur du CNC, Gaëtan Bruel, et la directrice du Centre national du cinéma de Lettonie, Dita Rietuma. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de Dace Vilsone et Alise Balode.
Selon les deux parties, l’accord met en place un cadre dédié aux coproductions cinématographiques bilatérales entre la Lettonie et la France, et définit les principes clefs que les autorités nationales compétentes (le CNC et le Centre national du cinéma letton) appliqueront lors de l’évaluation et du soutien des projets.
Le calendrier de l’accord reflète l’intérêt croissant pour les collaborations franco-lettones, notamment après le succès mondial du long-métrage d’animation Flow, une coproduction entre la Lettonie, la France et la Belgique qui a remporté un Oscar et le Prix LUX du public, et qui est devenue la coproduction française la plus performante à l’international en 2025.
Sur la signature de l'accord, Rietuma a indiqué que ce dernier témoigne de la maturité du secteur cinématographique letton et consolide encore davantage les liens entre les mondes du cinéma des deux pays. “Cet accord ouvre des perspectives plus larges pour les films lettons montés comme des coproductions, notamment en leur permettant d’accéder aux mécanismes de soutien disponibles via le CNC, tout en élargissant potentiellement la portée et la visibilité de ces œuvres coproduites, en France comme dans le reste du monde”, a-t-elle déclaré.
Parmi les dispositions clefs du traité, on peut citer la mise en place de seuils d’investissement spécifiques pour les partenaires de coproduction. Dans ce cadre, la contribution de chaque coproducteur peut aller de 20% à 80% du budget global de la production. Dans des circonstances exceptionnelles, les autorités compétentes des deux pays peuvent autoriser une moindre participation pouvant descendre jusqu’à 10%.
Selon les autorités lettones, ces modalités sont plus souples que celles prévues par la Convention révisée du Conseil de l’Europe sur la coproduction cinématographique, ce qui pourrait rendre les partenariats franco-lettons plus accessibles et accroître la capacité de la Lettonie à s’engager dans des collaborations internationales.
L’accord désigne également le Centre national du cinéma de Lettonie comme l’autorité chargée de coordonner sa mise en œuvre côté letton. Cette institution, qui supervise déjà, comme l'établit la législation nationale en vigueur, les mécanismes de soutien public au secteur audiovisuel, continuera de gérer les procédures d'agrément des coproductions et l’allocation des aides.
À la différence des conventions de coopération limitées dans le temps, ce traité entre en vigueur pour une durée indéterminée.
Depuis 1993, la Lettonie fait partie de la Convention sur la coproduction cinématographique du Conseil de l’Europe, un cadre largement reconnu pour avoir soutenu l’essor des modèles européens de coproduction. À la suite de l’adoption, en 2018, de la version révisée de la Convention, la Lettonie l'a ratifiée en actualisant sa législation nationale en la matière.
La France, en revanche, n’a pas adhéré à la Convention révisée et continue d’appliquer le cadre initial de 1992, en complétant sa coopération internationale par des accords bilatéraux comme celui signé à Cannes.
Ce nouveau pacte devrait donner un élan supplémentaire aux projets franco-lettons (fictions, documentaires et films d'animation) tout en consolidant, de manière plus générale, les schémas typiques de collaboration européenne, de plus en plus structurés autour d’arrangements bilatéraux sur mesure.
(Traduit de l'anglais)
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