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Venise 2023 – Venice Production Bridge

Dossier industrie: Produire - Coproduire...

Au Venice Production Bridge, Screens of Tomorrow dévoile ses trois nouveaux guides pour plus de durabilité et d'inclusion

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VENISE 2023 : Les intervenants se sont accordés sur le fait que le vrai changement arrive à travers les initiatives qui donnent de la visibilité à ces questions, et le mentoring des grands décideurs

Au Venice Production Bridge, Screens of Tomorrow dévoile ses trois nouveaux guides pour plus de durabilité et d'inclusion
Un moment du débat

Le 1er septembre, l’espace Rencontres de l’hôtel Excelsior a accueilli une discussion intitulée "Comment écrire, produire et diffuser des fictions plus inclusives et durables ?", pendant laquelle trois nouveaux guides Screens of Tomorrow ont été présentés. L’événement, tenu dans le cadre du Venice Production Bridge (31 août-8 septembre), a réuni comme intervenants Françoise Guyonnet, directrice générale séries TV chez StudioCanal, Paula Alvarez Vaccaro, productrice et scénariste au sein de Pinball London, Helge Albers, DG du MOIN Film Fund Hamburg Schleswig-Holstein et Mercedes Fernandez Alonso, directrice du TorinoFilmLab. Caroline de Chantérac et Sandra de Bailliencourt ont représenté Screens of Tomorrow comme modératrices de l’événement, organisé par les partenaires Vivendi et Canal+.

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Après quelques mots de Bailliencourt, qui a souligné la force des oeuvres de fiction pour "faire changer les discours" en "donnant conscience" aux gens des questions sociales et environnementales et en "provoquant des réactions en passant par l'émotion", Chantérac a demandé aux participants de détailler les efforts de leurs pays respectifs pour s'améliorer en matière d'inclusion et de durabilité.

Guyonnet a dit que chaque pays a une approche différente, mais que l'industrie, globalement, "évolue dans la même direction" au niveau de la mise en place de règles de durabilité. Elle a déploré le fait que la France manque d’un vrai système de collecte de données pour "quantifier" la représentation, ce en quoi elle est à la traîne par rapport à des pays comme le Royaume-Uni, par exemple, ou "deux sur quatre des standards de diversité établis par le BFI sont requis pour qu’un titre soit éligible à participer aux BAFTA". Elle a néanmoins ajouté que l'industrie a de plus en plus conscience de ces questions, notamment les diffuseurs, ainsi que les spectateurs, qui veulent "se voir" plus souvent à l’écran.

Alvarez Vaccaro a fait valoir le fait que c'est "à l'industrie de se battre pour que les choses changent", et que cela se fait et au niveau des politiques adoptées, et en collectant des données. En termes de diversité, une des plus grosses erreurs de l’Europe est, selon elle, de considérer la nationalité comme un paramètre d'éligibilité. Une nationalité réunit différentes cultures, au-delà du "template" établi ("blanc, européen et principalement masculin"). Elle a suggéré de regarder un peu les équipes et de jauger la diversité de leurs membres en termes de provenance sociale, d'ethnicité et de langue maternelle, par exemple.

Dans sa contribution, Albers a souligné les efforts de son fonds pour garantir que "l’argent des contribuables" est dépensé de manière "juste et équitable" et il a précisé que durabilité et inclusion font partie des priorités de l’institution depuis déjà dix ans. Il a dit qu'afin de changer les choses, le personnel se posait des questions comme : "Comment communiquons-nous, en interne et en externe ?", "Auprès de qui intervenir ?", "Qui soutenir ?" et "Comment nous éduquer nous-mêmes en tant qu'organisation ?".

Ensuite, Alonso a insisté sur l’importance du processus de sélection au TorinoFilmLab, qui se veut "un bon miroir de la réalité" et fait tout pour éviter d'être "eurocentré et de donner la priorité aux blancs". Les cinéastes choisis et les histoires qu’ils racontent sont capitales, car les participants au labo travaillent avec lui sur toute une année, pour bien développer leurs projets. Alonso a reconnu que ce dernier point pouvait paraître difficile, mais elle a ajouté que "la liberté [qu'ont les participants] d'écrire ce qu’ils ont besoin d'écrire" et d'exprimer "leur vision" devrait déclencher des conversations pertinentes et enrichissantes.

Ensuite, Vaccaro a évoqué l'ARTEF (Anti-Racism Taskforce for European Film), mise en place pendant la pandémie, et la nécessité d'organiser plus d'initiatives de formation et de mentoring destinées aux cadres les plus haut placés. "Nous formons très aisément ceux qui débutent dans le métier, mais le moment crucial à saisir pour favoriser le changement, c’est quand ceux qui ont le pouvoir ouvrent votre porte", a-t-elle déclaré.

Alonso a cité d'autres initiatives, comme Green Ink et le Green Film Lab (lancé il y a deux ans pour gérer l’impact environnemental des productions de film), et elle a parlé du manque d'experts en durabilité compétents pour travailler avec les producteurs.

Enfin, les trois guides Screens of Tomorrow ont été présentés. Le premier est dédié à l’écriture, le deuxième à la production et à la mise en scène, le troisième à la distribution et à la diffusion. Leur objectif est de donner "matière à penser" et de couvrir un large éventail de sujets. Par exemple, le premier guide aborde les stéréotypes dans les oeuvres, la représentation de la diversité (genre, handicap et sexualité) et la mise en place d'équipes diversifiées, garantissant des choix de casting qui le sont également. Le troisième guide couvre des questions comme la distribution durable et les campagnes d’impact.

Les guides sont disponibles gratuitement ici.

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(Traduit de l'anglais)

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