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Anne Walser

Producers on the Move 2010 - Suisse

par 

Anne Walser

Anne Walser fait partie du trio de producteurs de C-Films, société basée à Zurich en Suisse allemande. Elle a produit, entre autres, Marcello Marcello [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
de Denis Rabaglia.

Cineuropa : Comment êtes-vous devenue productrice ?
Anne Walser: Dans mon enfance, j’étais particulièrement attirée par les livres, mais j’aimais aussi beaucoup le cinéma. Cependant, je n’ai jamais pensé faire de cette passion un métier. J’y suis arrivée par hasard, par un petit boulot d’étudiante et j’en suis tombée amoureuse. Sur le plateau de tournage, j’ai tout de suite senti que c’était ce que je voulais faire et ne suis jamais retournée à l’université.

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Quels genres de films souhaitez-vous produire ?
Les comédies dramatiques, les comédies et les biopics m’intéressent particulièrement, mais aussi les adaptations littéraires. Partir d’un livre donne de bonnes bases. J’aime moins les films de science-fiction, mais il s’agit-là d’une préférence personnelle.

Comment choisissez-vous un projet et quelles qualités retiennent votre attention ?
Le plus important, c’est que je sente que je peux passer trois ans avec une histoire et qu’elle me passionne. Mais j’essaie d’avoir un jugement objectif : il faut aussi que les projets aient un certain potentiel sur le marché. La décision est parfois difficile parce qu’aimer les scénarios ne suffit pas. Mais l'un sans l’autre, ça ne fonctionne pas !

Qu’est ce qui fait qu’un film fonctionne sur le marché ?
Je pense qu’il faut que les films aient du cœur et que le réalisateur, le producteur et le distributeur partagent une vision commune. Avec le cœur, on peut faire de grands films qui marchent, mais aussi de petits films qui fascinent le public. Il faut aussi trouver le bon moment, car toutes les histoires ne peuvent pas être racontées n’importe quand.

Comment la production de Marcello Marcello s’est-elle passée ?
Dans la mesure où nous avions déjà produit un film de Denis Rabaglia, Azzurro, il était proche de C-Films et notre implication dans ce nouveau projet était évidente. Tourner en Italie avec une équipe suisse et de l’argent suisse et allemand était cependant pour le moins étrange !

Avez-vous des projets en cours de coproduction avec un pays européen ?
J’ai plusieurs projets, dont trois sont très concrets. L’un d’eux est une adaptation littéraire, que je pense réaliser avec la Roumanie et peut-être même avec l’Italie ou l’Allemagne. J’ai par ailleurs deux petits projets pour lesquels je n’ai pas encore signé de coproduction.

Avec quel pays avez-vous le plus de projets de coproduction ?
Avec l’Allemagne.

Qu’attendez-vous du programme Producers on the Move ?
Je pense qu’il importe surtout de faire des rencontres et d’avoir de bons échanges avec des pays complètement différents. Il ne s’agit pas forcément de signer de nouvelles coproductions, mais seulement de savoir ce que font les producteurs d’autres nationalités et quelles histoires ils développent. C’est très inspirant.

Quels sont vos projets actuels ?
Beaucoup de choses différentes ! Il est important de ne pas faire un seul genre de films. Nous essayons d’avoir un catalogue qui embrasse un large éventail. Nous produisons bien sûr des films suisses qui racontent des histoires suisses, mais nous essayons de trouver un équilibre avec des plus grosses productions européennes et avec des réalisateurs, des scénaristes et des acteurs également européens elles demandent cependant plus de temps que les productions nationales. Nous avons donc des projets assez ambitieux mais il nous importe surtout dans le futur de raconter des histoires solides, qui ont du sens.

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