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Katie Holly

Producer On The Move – Irlande

par 

Katie Holly

Katie Holly dirige Bl!nder Films. Elle a produit One Hundred Mornings et Sensation.

Cineuropa : Selon quels critères sélectionnez-vous vos projets ?
Katie Holly : Cela dépend de l’histoire et du talent de l'auteur. Par exemple, notre prochain long métrage, Citadel, que nous pensons commencer à tourner cette année en coproduction avec Sigma Films, est un film de genre, un film d’horreur psychologique, dont l’histoire est inspirée de la vie personnelle du réalisateur, Ciaran Foy, lui-même agoraphobe. Ayant vu ses courts métrages et ayant été impressionnée par son style visuel percutant, je savais qu’il allait nous livrer quelque chose d’unique – une ambition visible dans le scénario. Je suis très optimiste pour l'avenir de ce film, qui s'est déjà attiré un grand nombre de partenaires.

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Pourriez-vous nous décrire l’élaboration de One Hundred Mornings et Sensation ?
Le projet de One Hundred Mornings a été monté grâce au formidable programme Catalyst créé par l'IFB-Irish Film Board avec Screen Training Ireland, Filmbase et la Broadcasting Authority of Irland pour aider les cinéastes émergents à faire leur premier film. Plusieurs ateliers ont été organisés après lesquels il a fallu composer le scénario et présenter notre candidature, et nous avons eu la chance de faire partie des trois projets retenus. Avec un budget total de 275.000 €, il n'a pas été aisé d'aligner nos ambitions à ce montant, mais grâce à l'immense bonne volonté déployée et à la créativité de tous, nous sommes très fiers du résultat.

Ce programme a été une très bonne expérience et un coup de pouce pour de nombreuses personnes : c'était notre premier film non seulement à l’auteur-réalisateur Conor Horgan et moi, mais aussi à beaucoup de nos responsables de département, dont notre brillante directrice de la photographie Suzie Lavelle (qui a remporté un IFTA pour son travail sur ce film) et notre monteur Frank Reid. Ces deux derniers ont participé à plusieurs autres projets depuis One Hundred Mornings, ce qui est formidable et exactement le but recherché par le programme.

Étonnament, Sensation est également né du programme Catalyst. J’ai rencontré l’auteur et réalisateur Tom Hall à cette occasion, il m’a brièvement soumis son idée et cela m’a suffisamment intrigué pour que nous développions le projet. Mettre en place Sensation a été légèrement plus compliqué : pour commencer, il s'agissait d'un plus gros budget. L’IFB a été notre partenaire principal et le premier à financer notre production. Nous avons sollicité les fonds publics avec lesquels l'IFB travaille partout en Europe et avons finalement pu accéder au Fonds cinéma de Rotterdam grâce à notre coproducteur Herman Slagter de Riverpark Films. Sa participation a été mince sur le plan financier mais cruciale en ce qu'elle représentait un partenaire de plus. Cela voulait dire que le film allait se faire.

Quelles difficultés rencontre l’industrie du cinéma irlandaise en ces temps de récession et que fait Bl!nder pour les pallier ?
L’industrie fait face à de nombreuses difficultés en ce moment. Malgré le soutien de l’IFB, il est très difficile de financer un film entièrement en Irlande. Nous ne bénéficions pas du même soutien de la part des télévisions que nos collègues européens. De plus, les scores décevant au box-office montrent que les films irlandais ont du mal à trouver un public. Au vu de l'énorme succès qu'a remporté notre série comique The Savage Eye, produite pour la chaîne de télévision nationale RTE à la fin de l'année dernière, nous savons donc qu’il existe un public pour les excellents contenus locaux. La gageure est d'exploiter cela au profit du cinéma.

Pour finir, que représente pour vous le titre de Producer on the Move 2010?
C’est une grande reconnaissance et je tiens surtout à remercier l’IFB, qui m’a été ces dernières années d’une grande aide dans ma carrière professionnelle, ainsi qu'à Bl!nder Films. J'ai grand hâte de rencontrer les autres producteurs, d’autant plus que j’ai vu et beaucoup apprécié le travail de certains d’entre eux. J’espère pouvoir forger des relations durables pour des projets futurs avec des gens de cinéma qui partagent mes idées.

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