email print share on Facebook share on Twitter share on reddit pin on Pinterest

Simona Calcagni | • Distributrice, Bolero Film

European Distributors Up Next! 2010 - Italie

par 

Simona Calcagni | • Distributrice, Bolero Film

Bolero Film, fondée à la fin de l'année 2007, est d'ores et déjà une des sociétés de distribution les plus actives du cinéma italien et une des plus attentives à la production indépendante italienne et européenne.

Qu'a signifié pour vous votre arrivée à Bolero comme responsable des acquisitions et du marketing ?
Bien que Bolero Film soit une société relativement récente, elle s'est d'emblée imposée sur le marché avec des films qui ont eu beaucoup du succès auprès du public comme de la critique., dont The Visitor et Let the Right One In [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : John Nordling
interview : Tomas Alfredson
fiche film
]
. De fait, mon entrée dans une société aussi compétitive sur le marché, guidée par deux experts comme Mario Fiorito (lire l'interview) et Leandro Pesci, a représenté pour moi une grande gageure qui a favorisé notamment une concentration renouvelée des énergies sur les films italiens à succès, comme Dieci Inverni [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Michele Riondino - acteur
interview : Valerio Mieli
fiche film
]
.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)
series serie

Comment se porte la distribution indépendante en Italie ?
La distribution indépendante traverse un moment difficile dont témoigne la forte présence des grosses productions américaines et qu'on peut imputer à la prolifération des multiplex aux dépens des salles urbaines. Cela implique un changement radical de la façon de consommer le cinéma qu'a le public, qui se contente d'occuper son temps libre et de fait ne choisit pas le film à voir soigneusement.

Quels ont été les plus grands succès de Bolero ? Comment l'avenir s'annonce-t-il ?
Nos plus grands succès ont été The Visitor et Let the Right One In, mais la critique a aussi beaucoup apprécié le film chilien La nana (titre italien : Affetti & Dispetti). Parmi nos acquisitions récentes, on peut citer Mes chères études d'Emmanuelle Bercot, Home for Christmas [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Bent Hamer
fiche film
]
de Bent Hamer, Womb [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
de Benedek Fliegauf (en compétition à Locarno) et Naomi d'Eitan Zur, présenté à la Semaine de la critique de la Mostra de Venise au début du mois.

Quelles stratégies marketing appliquez-vous pour lancer vos titres ?
D'abord, il faut décider d'une date de sortie en analysant les créneaux compétitifs et le positionnement stratégique des films sur le marché. Ensuite, nous identifions le public auquel on veut s'adresser et les objectifs une fois définis, nous élaborons une stratégie média adaptée à cette audience potentielle, décidons comment employer les différents médias selon les publics concernés (et avec quelle fréquence, visibilité et intégration entre eux des éléments publicitaires). Pour ce qui est du marketing, les approches nouvelles sont très importantes, notamment celles qui reposent sur l'Internet et les réseaux sociaux (wikipedia, myspace, facebook), qui viennent directement s'adresser à de nouveaux spectateurs, porteurs de tendances qui peuvent mener au développement d'une vaste audience. La communication sur les sites Internet n'est plus statique ou linéaire ; elle concentre nombre de dynamiques : interaction, collaboration et participation entre tous les utilisateurs. En même temps, il est important de trouver des partenaires stratégiques ou institutionnels (comme l'Institut Cervantes, qui a collaboré avec nous à la promotion de Cellule 211 [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Daniel Monzón
fiche film
]
).

Quel est pour vous l'impact du 3D et des nouvelles technologies sur le marché ?
Après une phase initiale où il semblait que le 3D allait dominer le marché plusieurs années, l'enthousiasme du début s'est calmé, notamment à cause de la majoration du prix de l'entrée pour ces projections. La "révolution" digitale, en revanche, dans la mesure où à la fin de l'année, l'Italie devrait compter 800 écrans, est un aspect très important pour le cinéma, tant en termes d'opportunités que d'économies et, à ce propos, on a suivi la solution lancée aux États-Unis du "Virtual Print Fee".

Que pensez-vous d'Europa Cinémas et Europa Distribution et qu'attendez-vous d'"European Distributors Up Next"?
Ce sont des organisations très importantes dans l'optique de la valorisation de la diversité culturelle dans le cinéma en Europe, du partage des compétences entre professionnels européens, de la collaboration globale orientée vers une diffusion transfrontalière du cinéma européen. Pour ce qui est d'"European Distributors Up Next", nous espérons réussir à créer un réseau de distributeurs européens avec lesquels partager des informations et expériences relatives à la circulation des films européens.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre newsletter et recevez plus d'articles comme celui-ci, directement dans votre boîte mail.

Privacy Policy