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Vicente Canales • Film Factory

Un vendeur pour consolider l'internationalisation du cinéma espagnol

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Vicente Canales • Film Factory

Le secteur des ventes internationales d'Espagne compte depuis environ un mois un nouvel élément, Film Factory - quoique son directeur, Vicente Canales, ne soit rien moins qu'un nouveau dans le métier (il a travaillé six ans comme chef des ventes pour Filmax International). À présent que la nouvelle société s'est procuré ses quatre premiers titres (dont le troisième long métrage de Daniel Sánchez Arévalo, Primos), ses bureaux de Barcelone préparent frénétiquement son lancement imminent au Marché du film européen (EFM) du Festival de Berlin, qui se tiendra du 10 au 18 février.

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La comédie de Sánchez Arévalo s'inscrit dans une des deux voies qu'a choisies Film Factory, celle des “réalisateurs consacrés reconnaissables à l'étranger", explique Canales avant d'ajouter : "Il y a toute une série de distributeurs qui suivent sa carrière, ont acheté ses deux films précédents [Azul [+lire aussi :
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(2006) et Gordos [+lire aussi :
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(2009)] et achèteront aussi, je l'espère, Primos. Daniel a un regard original et unique et il apporte toujours quelque chose de nouveau".

L'autre direction choisie par sa société est celle du film de genre, et "pas seulement du cinéma d'horreur, précise Canales, car j'entends le terme au sens large comme renvoyant à des films très originaux, des réalisateurs jeunes et des thèmes différents et novateurs". Ce domaine est même celui que Canales connaît le mieux : chez Filmax, il a travaillé sur des films comme la saga [Rec] [+lire aussi :
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, comme Mientras duermes, El mal ajeno [+lire aussi :
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et Verbo.

Aux quatre films que Film Factory présentera à l'EFM s'ajouteront trois ou quatre achats cannois et autant à Toronto et à l'AFM (American Film Market). La société se concentrera en effet sur 10 à 12 films par an. "Je ne souhaite pas gérer du volume, mais préfère être sélectif", affirme Canales, pour lequel ce qui compte le plus est de "travailler avec les meilleurs producteurs existant en Espagne, ceux dont les projets s'adressent aussi à l'étranger".

Les visées internationales de ses titres sont au coeur de sa stratégie. Cet élément est "de plus en plus fréquent ces dernières années grâce au grand talent de la nouvelle génération des réalisateurs et à l'approche internationale des nouveaux producteurs", souligne Canales. Les sociétés de production qui s'assurent systématiquement du potentiel international d'un projet avant de le mettre en route sont nombreuses (il y a par exemple Morena Films, Mod Producciones, Rodar y Rodar, Vaca Films et Apaches Entertainment, pour n'en citer que quelques unes). Film Factory veut leur offrir de "consolider cette internationalisation en créant un lien plus fort avec les producteurs et les talents".

Les pré-ventes, peu exploitées en Espagne, sont un des moyens que Canales pense utiliser, bien que cela suppose un rapprochement significatif avec ceux qui font les films, car "quand vient le moment de positionner un film à l'étranger, plus on a rejoint tôt un projet mieux c'est, tant qu'il y a un scénario, un casting, une date, des financements d'assurés, des garanties en somme. C'est la seule manière de bien travailler sur le film".

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