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Gian-Piero Ringel • Neue Road Movies

Producers on the Move 2011 - Allemagne

par 

Gian-Piero Ringel • Neue Road Movies

À seulement 35 ans, Gian-Piero Ringel, issu de l'École de cinéma et de télévision de Berlin (dffb), travaille au sein de la maison de production de Wim Wenders, Neue Road Movies, depuis quatre ans. Il a produit ses projets The Palermo Shooting [+lire aussi :
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et le nouveau documentaire en 3D Pina [+lire aussi :
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et travaillé avec d'autres réalisateurs, dont Angela Schanelec.

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Ringel participe de plus en plus à des coproductions européennes. Récemment, il a coproduit le dernier long métrage de Filippos Tsitos [actuellement en post-production] et travaille sur Wolf du Roumain Bogdan Mustata, qui a été sélectionné à l'Atelier de la Cinéfondation du Festival de Cannes et lui a valu d'être sélectionné en tant que Producer on the Move allemand par l'EFP-European Film Promotion.

Cineuropa : Vous avez déjà une carrière impressionnante pour un jeune producteur. Comment avez-vous rejoint la société de Wim Wenders, Neue Road Movies?
Gian-Piero Ringel : Je connais la nièce de Wim, Hella Wenders, et j'ai fait mes études avec son monteur (pour Land of Plenty [+lire aussi :
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) Moritz Laube, mais surtout, un des producteurs de The Palermo Shooting est un de mes plus vieux copains. Comme je suis à moitié italien et que j'ai vécu presque deux ans à Palerme, je convenais à ce projet italo-allemand et j'ai pu y participer. Après l'avant-première du film en compétition à Cannes, Wenders et moi avons décidé de devenir associés au sein de sa société.

En plus des derniers films de Wenders, vous avez coproduit plusieurs projets européens. Quelle est la philosophie derrière votre engagement auprès du cinéma étranger ? En tant qu'importante maison de production allemande, qu'apportez-vous à ces projets ?
Notre objectif est de créer un réseau de partenaires européens aux goûts similaires qui pourra ensuite fonctionner comme une plateforme d'échange (de talent, d'argent, de succès) entre les différents pays ou territoires qui en font partie.
L'idée est d'être un partenaire fiable, en lequel on peut avoir confiance, qui n'hésite jamais à donner son avis et qui est enclin à collaborer sur les projets dès le début, dès le développement. Il s'agit en somme d'être un producteur respectable qui a de bons contacts sur son territoire.

Personnellement, qu'avez-vous appris en collaborant avec d'autres producteurs et réalisateurs européens ?
J'ai beaucoup appris des autres. Ils m'ont non seulement permis d'en savoir plus sur la production, la réalisation et l'exploitation dans d'autres pays, mais m'ont donné l'occasion de voyager et d'apprendre sur d'autres cultures des choses auxquelles je ne m'attendais pas. Ces collaborations m'ont aussi permis d'étendre mon réseau et de connaître plus de coproducteurs potentiels (même minoritaires). C'est ainsi que j'ai trouvé un coproducteur pour le nouveau projet de Wim, Everything Will Be Fine.

Quand et pourquoi avez-vous rejoint le projet de premier long métrage du Roumain Bogdan Mustata, Wolf ?
J'ai rencontré Bogdan et son producteur Marcian Lazar, de Strada Film (If I Want to Whistle, I Whistle [+lire aussi :
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interview : Ada Condeescu
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), pendant le TorinoFilmLab, en 2009. C'était la toute première présentation du projet ! En plus de cela, sans le savoir, Marcian et moi-même nous sommes inscrits au même atelier de production (EAVE) en 2010. Cette année là, nous avons donc pu en trois occasions (de chaque fois plus d'une semaine) discuter des nos projets, en particulier de Wolf.

Pendant l'atelier EAVE, nous avons décidé de produire Wolf ensemble. Outre le fait que j'avais envie de travailler avec Marcian Lazar, ce qui m'a avant tout convaincu, c'est la démarche filmique directe et dure adoptée par Bogdan dans son court métrage A Good Day For a Swim (Ours d'or du court métrage à Berlin en 2008).

Wolf a déjà participé à plusieurs ateliers prestigieux (ceux de Turin et Sundance). À trois mois du début du tournage, qu'espérez-vous de l'Atelier de la Cinéfondation de Cannes ? Cherchez-vous encore des partenaires ?
Oui. Nous avons eu des tractations encourageantes avec plusieurs agents de ventes internationales, mais apparemment, il est encore trop tôt pour qu'ils s'engagent définitivement. Comme le budget du film n'est pas encore bouclé, Cannes va être une bonne occasion de trouver les bons partenaires complémentaires : nous cherchons encore une télévision allemande et nous pourrions envisager de travailler avec un troisième coproducteur. Cela dépendra de qui conviendra le mieux au projet.

Préparez-vous d'autres projets ?
Bien sûr. Il y a d'abord le prochain Wenders, Everything Will Be Fine (un drame par épisodes sur un homme qui renverse un enfant et continue d'être tourmenté par son sentiment de culpabilité pendant des années), qui a participé au Producers Lab de Toronto en 2010 et que nous allons tourner au Canada en 2012. Sarah Polley en fera partie. Nous recherchons des partenaires. Nous en cherchons aussi pour un nouveau film d'auteur en 3D : après le succès de Pina, notre troisième associé au sein de Neue Road Movies, Erwin Schmidt, est devenu notre spécialiste du 3D et scrute le marché dans cette optique.

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