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Hélène Cases • Lionceau Films

Producers on the move 2012 – France

par 

- Après le succès d'Angèle et Tony, le premier long métrage produit par sa société Lionceau Film, Hélène Cases prépare l'avenir.

Hélène Cases • Lionceau Films

Avec Angèle et Tony [+lire aussi :
bande-annonce
fiche film
]
d’Alix Delaporte, le premier long métrage produit par sa société Lionceau Film, Hélène Cases a réussi des débuts très remarqués. Dévoilé à la Semaine de la Critique à Venise en 2010, le film a réalisé 225 000 entrées France, a été vendu à l’international dans 25 territoires et a gagné deux César 2012 (meilleur espoir féminin pour Clotilde Hesme et meilleur espoir masculin pour Grégory Gadebois).

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Cineuropa: Quelles ont été les principales étapes de votre parcours de producteur ?
Hélène Cases : J‘ai appris mon métier chez Why Not où j’ai produit plusieurs films dont Peau d’homme, cœur de bête (Léopard d’Or à Locarno en 1999) et deux courts d’Alix Delaporte (notamment Comment on freine dans une descente, Lion d’Or à Venise en 2006) qui m’a proposé de produire son premier long. J’ai créé Lionceau Films en 2008 car j’avais envie de voler de mes propres ailes, de prendre mes propres risques.

Aviez-vous imaginé un tel succès pour Angèle et Tony?
Pas du tout, mais j’avais bon espoir que le film puisse conquérir un public car Alix Delaporte travaille sur l’émotion. Nous avons aussi eu la chance d’avoir Pyramide comme distributeur et vendeur international car ils on été présents au niveau artistique de manière très pertinente et ils ont sorti le film avec maestria.

Est-il facile de financer un premier long ?
Sans l’avance sur recettes du Centre National du Cinéma et de l’image animée (CNC), nous n’aurions pas pu faire le film. Cela a constitué la base du financement pour un premier long "sans casting" et avec une histoire qui n’était pas forcément facile sur le papier. Nous avons aussi dû convaincre sur Grégory Gadebois qui était totalement inconnu auprès des financeurs. Mais Pyramide nous a rejoint rapidement et le distributeur est une pièce maîtresse pour donner confiance aux chaînes TV. Ensuite Canal + et Ciné+ ont joué le jeu, mais nous avons lancé la production alors que ces préachats n’étaient pas encore acquis. Et il ne faut pas oublier la Sofica Cofinova. Mais globalement, on ne peut pas dire que cela a été facile.

Quel genre de films voulez-vous produire ?
Je souhaite travailler sur des œuvres personnelles, c’est-à-dire des films d’auteur, mais qui soient tournés vers le public, qui donnent envie aux spectateurs d’aller en salles. J’ai plusieurs projets en financement et en développement, notamment Les belles années de Frédéric Proust (avec au casting Patrick Chesnais et François Berléand) et le second long d’Alix Delaporte qui sera encore une histoire émouvante. Je développe aussi le premier long de Keren Marciano (qui avait réalisé le court Mémoires d’une jeune fille dérangée) avec Sarah Giraudeau au casting pour une comédie romantique et musicale autour d’une fille de 25 ans toujours vierge. Et il y aussi le 4ème long d’Hélène Angel qui sera un film plutôt drôle sur l‘histoire d’une femme en crise à la fois de la quarantaine et dans son métier d’institutrice.

Quelle est la stratégie de croissance de Lionceau Films
Pour l’instant, je souhaite rester sur un rythme de production et des niveaux de budget assez raisonnables, que je puisse maîtriser. J’ai passé beaucoup de temps sur Angèle et Tony, donc les autres projets vont bientôt arriver à maturité de développement. Mais je verrai comment l’avenir se dessine car j’ai aussi des idées très différentes et encore plus ambitieuses.

Producers on the move est une initiative de l'EUROPEAN FILM PROMOTION

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