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Benny Drechsel et Karsten Stöter • Producteur, Rohfilm

Une dimension internationale

par 

- Portrait de la société de production Rohfilm

Benny Drechsel et Karsten Stöter • Producteur, Rohfilm

“Nous avons réussi la plus grande partie de ce que nous avions prévu d'accomplir au départ et sommes restés fidèles au positionnement que nous avions choisi", explique Benny Drechsel, un des deux associés fondateurs de la société de production berlinoise Rohfilm, créée avec son collègue Karsten Stöter en 2005.  “Au départ, notre attention se dirigeait principalement vers l'Europe de l'Est, raconte Stöter, et puis notre champ d'action s'est étendu au monde entier parce qu'au fil des marchés de la coproduction, nous sommes tombés sur des projets vraiment formidables venant d'autres régions du monde. C'est la direction que nous souhaitons continuer à suivre : suivre et découvrir de nouveaux talents du cinéma d'auteur international".

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La première coproduction de Rohfilm a été le film de guerre Polumgla d'Artem Antonov (2005), Ce que Drechsel qualifie de "premier vrai projet international" de la société a suivi en 2007 – il s'agissait de Song From the Southern Seas de Marat Sarulu, tourné au Kirghizstan. Le duo a ensuite coproduit Snow [+lire aussi :
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de la Bosniaque Aida Begic et Salamandra de l'Argentin Pablo Agüero, qui ont tous deux été présentés à Cannes en 2008.

“Certains de nos projets sont allés assez vite, précise Stöter, mais d'autres, comme Buddha’s Little Finger, entrent seulement maintenant dans leur phase de post-production". Ce film de Tony Pemberton marque la première incursion de Rohfilm dans le cinéma anglophone : "Il est très ambitieux et se passe à deux époques différentes, de sorte que nous savions qu'il mettrait du temps à se faire", explique le producteur.

Un autre projet de la société, le titre tourné en allemand Lore [+lire aussi :
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de Cate Shortland, s'est présenté grâce au contact établi par Stöter avec le réalisateur britannique Paul Welsh dans le cadre de l'atelier à destination des producteurs EAVE : "J'ai tout de suite été intéressé parce que l'histoire est racontée à travers le regard d'une fille de 14 ans, donc assez grande pour comprendre ce qui se passe, mais trop jeune pour être vraiment coupable. Ce genre d'angle ambivalent est peu commun dans les films allemands qui abordent la Seconde Guerre mondiale et l'Holocauste, certains spectateurs n'y sont pas habitués".

“Ce qui est formidable avec les coproductions internationales, c'est qu'on apprend beaucoup sur les autres cultures et les autres méthodes de travail, précise Drechsel. On élargit considérablement ses horizons quand on travaille avec des producteurs et des réalisateurs venant par exemple d'Inde, ou d'Israël, ou du Kazakhstan".

Cela ne signifie pas qu'en 8 ans, Rohfilm n'a pas travaillé avec des auteurs allemands : la société a notamment produit deux documentaires par Peter Dörfler, Achterbahn – Catapult et The Big Eden, ainsi que The River Used To Be A Man de Jan Zabeil, une aventure africaine co-écrite et interprétée par Alexander Fehling. Rohfilm cherche généralement des projets allemands qui ont une dimension internationale. "Nous ne voulons pas seulement faire des films qui aient du succès au niveau international, nous recherchons des projets qui ont une chance sur le marché allemand, souligne Drechsel. L'idée est de ne pas répéter une formule éprouvée, mais de contribuer au développement d'un nouveau cinéma qui va trouver son public".

Dans cette optique, la prochaine étape du développement de la société de production pourrait être concentrée sur des coproductions européennes aux budgets allant de 5 à 7 millions d'euros. “Ce n'est pas un secteur facile, mais je pense que nous en sommes au stade où nous ferions de bons partenaires pour ce genre de projets, assure Drechsel, bien que les gens semblent nous voir différemment".

L'année dernière, les accomplissements de Rohfilm ont été reconnus à travers une sélection pour le Programme de rencontres ente sociétés du Marché de la coproduction de la Berlinale, une initiative à laquelle ont pris part des enseignes comme la française Agat Films & Cie, Bossa Nova Films (Brésil) et Lemming Films (Pays-Bas).

Un autre développement possible pour Rohfilm est de commencer comme coproducteur d'un réalisateur puis de passer producteur délégué sur son film suivant. C'est ce qui s'est passé avec l'Israélien Hagar Ben Asher et l'Argentin Rodrigo Moreno : Rohfilm a coproduit The Slut [+lire aussi :
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du premier et A Mysterious World du second, et "maintenant nous travaillons comme sur leur prochains films, respectivement The Burglar et Reimon, et nous avons participé au développement", note Stöter.

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