email print share on Facebook share on Twitter share on reddit pin on Pinterest

Maxime Dieu • Délégué general, Festival International du Film de Mons

“On veut replacer Mons sur la carte des festivals”

par 

- Cinergie a rencontré Maxime Dieu, le nouveau délégué général du (nouveau) Festival International du Film de Mons, pour parler de son imminente édition 2019

Maxime Dieu • Délégué general, Festival International du Film de Mons

Après une année de transition, l'événement cinéphile montois centré sur l'amour lancé en 1984 revient sous un nouveau nom – le Festival International du Film de Mons - et avec un nouveau délégué général, Maxime Dieu, présent dans l'équipe depuis 2005 et bien connu comme programmateur. C'est au sein des bureaux du festival, situés à La Louvière, que le successeur d'André Ceuterick nous a reçu pour évoquer sa mission de relance de l'événement, qu'il entend inscrire dans la continuité de sa riche histoire. Tout en le renouvelant, avec déjà, une édition 2019 annoncée comme consistante.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

Cinergie : À quelques jours de la relance de votre festival, comment se présentent les choses ?
Maxime Dieu : Bien. Nous sommes sereins et prêts pour cette nouvelle aventure, qu'on prend avec beaucoup de plaisir. Tout se passe comme cela… devrait se passer, malgré une équipe réduite et deux mois de retard dans la préparation, car nous devions revoir tous les partenaires habituels. Heureusement, les retours ont été positifs et même enthousiastes, ce qui est encourageant. Mais c'est quand le festival aura vraiment redémarré que le cours normal des choses reprendra, et qu'on pourra apprécier tout ça d'une autre manière, encore...

Un événement qui change donc d'appellation. Pourquoi ?
Cela fait partie de l'évolution. Après l'annulation de l'édition 2018, on a trouvé logique que la question se pose. Au final, il y avait plus d'arguments plaidant en faveur d'un changement de nom, même si l'amour restera toujours notre fil conducteur. Car si de grands festivals internationaux peuvent se permettre d'être généralistes, les plus petits, comme le nôtre, se doivent de garder leur thématique.

De cette période de transition, assez délicate à vivre avec cette annulation en 2018, vous l'avez commentée en disant que vous étiez “comme un boxeur KO qui devait remonter sur un ring“. Vous y avez toujours cru ?
La figure du boxeur, c'est toujours une belle image de cinéma (rire). Mais oui, relancer un festival est un vrai combat. S'il n'y avait pas eu de réaction rapide, il n'y aurait plus de festival à Mons. On devait tout de suite se réveiller. J'avoue que quand, autour de moi, tout le monde me disait que c'était «foutu», j'étais à peu près le seul à y croire. Mais il a toujours subsisté en moi la possibilité de faire renaître une formule car le cinéma est une passion, et je n'imaginais pas cette ville sans festival !

Vous l'avez également annoncé dès votre arrivée, il n'est pas pour autant question de repartir avec un festival allégé...
Non, car si on veut garder un certain niveau d'exigence, répondre aux subventions que nous recevons, satisfaire nos partenaires et notre public, il nous fallait une certain volume de films et d'activités. Il fallait revaloriser, aussi, un certain cinéma – le cinéma belge inclus - en recevant des noms connus. C'est une première version de ce vers quoi on va, car on a déjà beaucoup d'idées pour l'avenir. Il y a donc eu une rupture, mais le festival a un riche passé qui s'est construit grâce à ceux qui l'ont porté pendant plus de trente ans : on a juste envie de lui redonner un rayonnement belge et international, de replacer Mons sur la carte des festivals. Sans renier ce qui a été fait, sans quoi, on se serait d'ailleurs appelé le “1er“ Festival International de Mons...

Pour cette édition, vous semblez visiblement vouloir mettre le cinéma belge plus en avant que jamais...
Oui, peut-être que parce qu'un peu comme nous, il rayonne à l'international mais comme on le sait, moins chez lui (sourire). Mais je pense que c'est le rôle des festivals belges de mettre en évidence le cinéma national. On a des artisans et des personnalités de talent très demandés. Raison pour laquelle outre Duelles nous programmons par exemple Escapada [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Sarah Hirtt
fiche film
]
(Sarah Hirtt), Cavale [+lire aussi :
critique
bande-annonce
fiche film
]
(Virginia Gourmel) ou Coureur [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Kenneth Mercken
fiche film
]
(Koen Mortier), et que viendront des comédiens comme Bouli Lanners, Jean-Luc Couchard, Jonathan Zaccai...

(Lire l’interview complète ici.)

En collaboration avec

 

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre newsletter et recevez plus d'articles comme celui-ci, directement dans votre boîte mail.