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BLACK NIGHTS 2020 Compétition

Peeter Simm • Réalisateur de On the Water

“Les enfants se sont aidés et complétés les uns les autres avec un professionnalisme étonnant”

par 

- Nous avons interrogé le réalisateur estonien aguerri Peeter Simm sur la comédie dramatique d’apprentissage On the Water, en lice à Tallinn

Peeter Simm • Réalisateur de On the Water
Le metteur en scène Peeter Simm sur le tournage de On the Water

Nous avons discuté avec Peeter Simm de son nouveau film, la comédie dramatique d’apprentissage On the Water [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Peeter Simm
fiche film
]
, présenté en compétition au Festival Black Nights de Tallinn. Ce récit, produit à Tallinn par Filmivabrik, est tiré du livre du même nom par Olavi Ruitlane et tourne autour des aventures et mésaventures d’un adolescent plutôt doux qui s’appelle Andres (Rasmus Ermel) et grandit guidé par son affectueuse grand-mère (Maria Klenskaja) et son grand-père cynique (Kalju Orro) dans l’Estonie rurale de 1982, sous la domination soviétique.

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Cineuropa : Quand avez-vous commencé à travailler sur ce film ?
Peeter Simm :
On m’a offert la possibilité de rejoindre l’équipe de On the Water il y a environ trois ans. Pour moi, la décision a été rendue assez difficile par l'absence d’une dramaturgie au sens classique et par le nombre important de personnages. J’ai pris du temps pour y penser, lu le scénario et le livre. Nous avons fait des coupes assez significatives, mais nous sommes entendus avec les producteurs sur l’idée de ne pas interdire les improvisation pendant la phase de tournage. C'est ainsi qu'on est tous tombés d'accord !

Comment la collaboration avec Olavi Ruitlane [l’auteur du roman originel et scénariste du film] s’est-elle passée ?
J’ai travaillé avec des écrivains par le passé, et un de mes principes est d'épargner les nerfs de l'autre et réciproquement. Heureusement, Olavi Ruitlane et moi nous connaissions déjà avant et nos vues coïncidaient. Je sais à quel point un mot est vague quand un film est très spécifique. À présent, je suis très content qu’Olavi soit satisfait du résultat.

Comment avez-vous choisi l’acteur principal, Rasmus Ermel ?
Le début du tournage a été retardé de plus d’un an. Avec le recul, ça a été utile au film. Nous avons trouvé des plans intéressants et affiné l’histoire. Nous avons trouvé le lieu principal où, après avoir enlevé une voiture qui était garée là, c'était grosso modo comme en 1982. Au milieu du jardin, il y avait un grand bateau. Nous ignorions complètement que cet endroit n'était qu'à quelques centaines de mètres de là où avait habité Ruitlane. Donc il réunissait toutes les conditions pour matérialiser ses souvenirs. Quant au casting… Malheureusement, l’enfant-acteur que nous avions initialement choisi a grandi, donc il a fini par jouer le rôle du rival, Peter. En repassant les vidéos des auditions, nous avons remarqué un garçon qui nous avait paru trop petit un an et demi plus tôt. C’était Rasmus Ermel.

Il est souvent difficile de diriger avec efficacité des enfants, mais vous vous êtes très bien débrouillé. Comment avez-vous travaillé avec Rasmus Ermel et Aurora Künnapas [la jeune comédienne qui joue la première fille dont Ermel tombe amoureux] sur le tournage ?
Dans les films, les enfants sont soit très bons, soit très mauvais. De fait, la chose la plus importante pour moi était que les enfants n'aient qu'une grande mission principale dans chaque scène, pour qu’ils puissent l’enrichir avec des réactions personnelles cohérentes. J’ai eu la chance que Rasmus comme Aurora soient issus de familles d’artistes et qu’ils soient déjà montés sur scène plusieurs fois. Rasmus ne voulait pas entendre parler du film, au début, parce qu’il trouvait que tout le texte, comme au théâtre, devrait être mémorisé d’un coup. Je dois dire que les deux enfants ont aidé et se sont complétés l'un l’autre avec un professionnalisme surprenant.

Quel type de cinéma vous a inspiré ?
J’étais encouragé par les films de jeunes qu'aiment les Estoniens, or ils ont souvent des toiles de fond sentimentales. J’ai été conforté par le fait que les personnages principaux n'ont pas nécessairement à être des héros ou à avoir une destinée préétablie tout en défiant ou en étant confrontés à la mort ou au triomphe. J’ai imaginé que nous tournions un road movie avec pour axe non pas la topographie, mais le cours du temps.

Avez-vous d’autres projets de film en vue ?
Avec la même équipe, nous prévoyons de faire un film sur une nation perdue, j’ai nommé celle des Allemands baltes qui ont vécu à côté de nos ancêtres, en Estonie, pendant des siècles. En l’espèce, la base est effectivement un texte théâtral. Le projet mûrit dans nos esprits depuis un certain temps déjà et maintenant, nous sommes en train de nous rendre compte que qu'il n'a peut-être pas à être extrêmement tragique, et pourrait même être légèrement comique !

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(Traduit de l'anglais)

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