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MIA 2020

Emmanuelle Nicot, Julie Esparbes et Delphine Schmit • Réalisatrice et productrices de Dalva

“Le marché MIA nous a donné à la fois la confiance et l’énergie pour les étapes suivantes”

par 

- Emmanuelle Nicot, Julie Esparbes et Delphine Schmit, gagnantes du Prix Eurimages d’aide au développement de la coproduction au marché MIA, parlent de leur projet gagnant, Dalva

Emmanuelle Nicot, Julie Esparbes et Delphine Schmit • Réalisatrice et productrices de  Dalva
Emmanuelle Nicot (à gauche), Julie Esparbes (centre, © Frank Schoepgens) et Delphine Schmit

Le récit dramatique d’apprentissage Dalva, scénarisé et réalisé par la réalisatrice débutante Emmanuelle Nicot, a décroché le Prix Eurimages d’aide au développement de la coproduction au marché MIA (lire l'article). Dalva est produit par Julie Esparbes pour la société belge Hélicotronc, en coproduction avec Delphine Schmit pour Tripode Productions, en France. Cineuropa a interviewé la réalisatrice et ses productrices sur leurs projets dans un futur proche.

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Cineuropa : Qu’est-ce qui vous a amenée à vous intéresser à l'histoire du personnage de Dalva en particulier ? De quoi vous êtes-vous inspirée ?
Emmanuelle Nicot :
C’est un film extrêmement personnel : la maltraitance est un problème que je connais intimement, mais l’histoire de Dalva n’est pas la mienne. Cette histoire m'a été inspirée par deux jeunes gens que j’ai rencontrés dans un refuge pour adolescents. Pour mon premier court-métrage, j’ai fait beaucoup de recherches sur les enfants recueillis en foyer et je me suis retrouvée à passer beaucoup de temps dans un établissement où j’ai rencontré Samia et Dimitri, deux jeunes issus de milieux vraiment chaotiques. Comme je n’étais ni un membre de leur famille, ni quelqu'un de cet établissement, ils m’ont accordé une profonde confiance. Ce qui m’a frappée, c’est que bien qu'ils aient tous deux été séparés de leur famille suite à des actes d'abus sur enfants avérés, ils continuaient de faire front avec leurs parents. Pour eux, c’est le système judiciaire qui les avait maltraités, pas leur famille. Leurs souffrances tenaient davantage au fait qu’ils aient été placés en institution qu'à ce qui leur était arrivé avant. Je me suis demandé pourquoi, et j'ai remué cette question dans ma tête tellement longtemps, avec tellement de colère, que cela a conduit à la création de mon premier film. Avec Dalva, je cherche des réponses à cette question, mais je regarde aussi vers la lumière, car je suis profondément convaincue que cela peut exister.

En tant que scénariste et réalisatrice débutante dans le long-métrage, quelles difficultés se sont présentées à vous pendant la préparation de votre film et qu'espérez-vous comme développements futurs pour lui ?
E.N. :
Le plus difficile est de trouver la bonne méthodologie pour aborder l’écriture du scénario. C’était la première fois que je devais construire la structure d’un long-métrage, or elle est complètement différente de celle d’un court-métrage ! Parfois, je me sentais désorientée. Mais grâce à l’atelier EAVE auquel participait ma productrice Julie Esparbes, j’ai rencontré le consultant en scénario parfait pour m’accompagner dans ce travail : Jacques Akchoti. Jacques m’a vraiment donné les outils dont j’avais besoin. Maintenant que le scénario est en train de prendre forme, j’y vais confiante et je suis reconnaissante, car le film que je suis en train de fabriquer est encore plus fort que celui que j’avais imaginé au départ ! Le prochain défi pour nous est de trouver des acteurs qui vont amener de la complexité et de la subtilité à ces personnages. Bien que je sois accompagnée par un consultant en scénario et mes chères productrices, la phase d’écriture est un moment solitaire.

En quoi le Prix Eurimages d’aide au développement de la coproduction va-t-il vous aider et quelles seront les prochaines étapes après cela ? Le projet est déjà une coproduction entre la Belgique et la France : quels partenaires cherchez-vous à présent ?
Julie Esparbes et Delphine Schmit :
Nous allons utiliser le Prix Eurimages pour financer le casting, qui est une étape cruciale pour ce film, en particulier pour le rôle de Dalva. Le prix va nous permettre de prendre le temps dont nous avons besoin pour mener cette étape avec la même approche solide et soigneuse que nous avons employée quand nous nous sommes immergées dans les phases de développement et de préparation. Notre coproduction entre la France et la Belgique est le résultat d’une collaboration très forte et à ce stade, nous ne cherchons pas d’autre pays coproducteur, puisque notre stratégie idéale est de financer le film en Belgique et en France, et de tourner à l’été 2021. En outre, 50 % du budget est déjà en place, et nous attendons des réponses de fonds nationaux et régionaux en France et en Belgique, ainsi que des chaînes de télévision. Quand nous les aurons, nous avons l’intention de nous inscrire pour la commission Eurimages du printemps prochain.

Comment s’est passée votre expérience au marché MIA. En quoi votre présence là-bas va-t-elle vous aider pour l’avenir ?
J.E. et D.S. :
Notre expérience du marché MIA a été excellente, malgré cette étrange situation due au Covid-19. Le timing du MIA a été parfait pour qu'on présente le projet à des sociétés de ventes et de distribution. À Rome, nous sommes concentrées sur les rencontres avec les vendeurs et distributeurs, et il a été formidable de constater l'enthousiasme des gens par rapport au projet. Cela nous a donné à la fois de la confiance et de l’énergie pour aller de l'avant et aborder les étapes suivantes. Quelques semaines après le marché, nous avons conclu des accords avec des partenaires importants, et nous sommes ravies de ces nouvelles collaborations.

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(Traduit de l'anglais)

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