email print share on Facebook share on Twitter share on reddit pin on Pinterest

Irlande

Chiara Viale • Réalisatrice de The New Music

“Peut-être que le fait d’avoir d'avoir vécu une situation familiale un peu similaire m'a aidée à trouver une authenticité narrative""

par 

- Nous avons parlé avec la réalisatrice italienne sur son premier long, lancé le 18 janvier sur Amazon Prime Video, iTunes et Sky Store en Irlande et au Royaume-Uni

Chiara Viale • Réalisatrice de The New Music

Nous avons saisi l’occasion de rencontrer Chiara Viale, une jeune réalisatrice italienne installée en Irlande, pour parler de son premier long-métrage, intitulé The New Music [+lire aussi :
critique
bande-annonce
interview : Chiara Viale
fiche film
]
. Le film, lauréat du Prix Spirit of Indie à Cork en 2019, arrivera lundi 18 janvier sur les plateformes de streaming Amazon Prime Video, iTunes et Sky Store en Irlande et au Royaume-Uni. The New Music suit les vicissitudes de l'existence d’un jeune pianiste nommé Adrian (Cilléin McEvoy), atteint de la maladie de Parkinson.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

Cineuropa : Comment et quand avez-vous décidé de vous lancer dans ce projet ?
Chiara Viale : The New Music est né d’un court-métrage d’une vingtaine de pages, écrit pendant l’automne 2016. L’idée initiale était d’écrire l’histoire d’un musicien qui se retrouve à ne plus pouvoir jouer. Je me suis donc mise à enquêter sur les syndromes qui peuvent amener une personne jeune à vivre ce malaise. En haut de la liste, j’ai trouvé la maladie de Parkinson juvénile. Par ailleurs, mon père souffrait d’une atrophie multi-systémique du système nerveux autonome, une maladie dégénérative rare qui l'a emporté en 2013. Rétrospectivement, je crois qu’il y avait de ma part un désir d’affronter ce genre de situation où on peut se retrouver. En outre, en 2017, je faisais partie (déjà, car c'est toujours le cas) du Dublin Filmmakers Collective, un collectif de cinéastes avec lequel j’avais réalisé mes premiers courts-métrages. Cette année là, ils avaient décidé de lancer un "challenge" pour la réalisation d’un long-métrage, au lieu de travailler sur plusieurs courts. Nous sommes arrivés avec notre projet et puis nous avons commencé à en développer le scénario en partant des 20 pages initiales. Par la suite, je suis entrée en contact avec Philip Kidd [le producteur du film], lequel avait déjà lu mon court-métrage. Pendant la pré-production, nous avons contacté Young Parkinson’s Ireland pour leur faire lire le scénario et avoir un retour sur la représentation de la maladie. C’est ainsi qu'est née l'idée de monter ce film comme une oeuvre à but non lucratif, d'entreprendre un parcours ensemble et de reverser les bénéfices du film. C’est une association qui fait un énorme travail avec les gens qui se découvrent des maladies alors qu’ils sont encore jeunes – il y en a même qui remarquent les premiers symptômes avant l'âge de dix ans. L’objectif était de créer un film chargé d'énergie positive, où la musique aurait un rôle important pour aider et surmonter les moments difficiles.

Dans quelle mesure le récit a-t-il été influencé par la collaboration avec l’association ?
Il n’y a pas eu de changements fondamentaux. Peut-être que le fait d’avoir vécu une situation familiale un peu similaire m’a aidée à trouver une authenticité narrative. J’avais quoi qu’il en soit des doutes : je n’étais pas sûre que certaines des choses que j’avais écrites soient justes. J’avais un grand besoin d’être rassurée par la communauté Parkinson par rapport au niveau d’intensité de la représentation que je donne de la maladie. Ces personnes ont été très généreuses en ce qu’elles ont bien voulu me faire part de leur expérience personnelle.

Combien a duré la phase de tournage ? Et la post-production ?
Nous avons tourné entre juin et septembre 2017 et la post-production a duré assez longtemps, notamment à cause des limites imposées par le budget. Nous avons ensuite filmé quelques inserts pendant l’été 2018, après la fin de la “No Campaign” [le référendum sur l’abolition de l’avortement organisé en Irlande cette année-là], autrement dans le film, la ville aurait été pleine de pancartes électorales. Nous avons fignolé le travail pendant l’été 2019, avant la présentation du film à Cork.

Est-ce que vous êtes en train d'écrire un nouveau projet ?
Oui, je suis en train de développer un autre long-métrage dont j’espère que le tournage pourra démarrer au plus vite. Il s'agit d’une histoire toute irlandaise, qui se passe de nouveau à Dublin et qui est très "urbaine", fondée sur le sentiment d’appartenance et sur la notion de famille. Je pense que ce scénario est en partie le fruit du confinement. Je n’habite pas en ville, à Dublin, donc le fait d’être bloquée à la maison m'a inspiré l’écriture d’une histoire qui se passe là-bas, dans la ville. Ça me manquait, de pouvoir sortir dans les rues, de me balader près du fleuve… Je me suis remise à écrire avant tout grâce à l’amour que je ressens pour cette ville.

(L'article continue plus bas - Inf. publicitaire)

(Traduit de l'italien)

Vous avez aimé cet article ? Abonnez-vous à notre newsletter et recevez plus d'articles comme celui-ci, directement dans votre boîte mail.

Lire aussi

Privacy Policy