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CANNES 2021 Quinzaine des Réalisateurs

Alessio Rigo de Righi et Matteo Zoppis • Réalisateurs de La Légende du roi crabe

“Le rôle de Luciano s'est développé avec notre acteur principal ; il est vraiment devenu le personnage”

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- CANNES 2021 : Les deux réalisateurs italiens travaillant en duo ont présenté leur premier long-métrage, qui se passe dans un XIXe fictionnel, à la Quinzaine des Réalisateurs

Alessio Rigo de Righi et Matteo Zoppis  • Réalisateurs de La Légende du roi crabe
Alessio Rigo de Righi (à gauche) et Matteo Zoppis

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fiche film
]
, des réalisateurs italiens Alessio Rigo de Righi et Matteo Zoppis, a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes. Le film rappelle certains westerns classiques et présente un personnage central singulier et assez énigmatique. Nous avons Interrogé les réalisateurs sur ce qui leur a inspiré cette histoire et leur fascination pour les traditions.

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Cineuropa : Comment en êtes-vous venus à connaître la légende de Luciano ?
Alessio Rigo de Righi :
C'est dans la maison de chasse où nous avons fait nos deux premiers films que nous avons entendu parler pour la première fois de cette légende. On nous a raconté un événement assez malheureux dans lequel Luciano était impliqué, mais on nous a fourni peu de détails. Nous avons donc entamé des recherches à partir de cela et développé l’histoire. Par la suite, nous avons également trouvé une personne du même nom qui, selon les registres, avait émigré vers l’Amérique latine. Cela a constitué une source d'inspiration supplémentaire.

Était-il clair dès le début que votre film se déroulerait sur deux époques différentes ?
Matteo Zoppis :
Oui, c'était d'emblée prévu dans le scénario. Nous voulions reproduire ce que nous avions observé dans le réel avec les chasseurs qui nous ont raconté l’histoire. Comme ç'avait été notre point de départ, nous voulions aussi que ce soit celui du film. De plus, ces hommes réapparaissent dans le reste de l’histoire dans d’autres rôles, ce qui crée une sorte de continuité.

L'intégration de vieilles chansons folkloriques souligne le contexte traditionnel et la nature légendaire du récit. Connaissiez-vous bien ces traditions, avant ?
M.Z. :
Les gens de ce lieu chantent tout le temps. Nous avons donc été confrontés à des chansons des le début. C’est une tradition qui est authentique pour eux, qui fait partie d'eux. C’est une chose qu’ils ont ajoutée à l'idée du film. Nous avons ensuite fait des recherches pour trouver les chansons les plus adaptées. Elles ont toutes la même structure métrique, qui dicte un certain rythme, mais les paroles changent, et nous avions souvent l’impression qu’elles décriraient très bien l'histoire du film.

Comment avez-vous trouvé votre acteur principal pour le rôle de Luciano ?
A.R.R. :
Gabriele Silli est un ami à nous. Nous nous sommes mis à lui parler du rôle il y a trois ou quatre ans. C’est un artiste, peintre et sculpteur. D'emblée, dès qu’il a entendu parler de ce personnage, il s’est mis à s’entraîner. Il a appris l’espagnol, il s'est fait pousser la barbe et il a même déménagé pour vivre quelques temps à l'endroit où nous étions censés tourner le film. Le rôle de Luciano s’est développé avec lui ; il est vraiment devenu le personnage.

Quelles ont été les plus grosses difficultés posées par ce tournage en Terre de Feu ?
M.Z. :
Il faut dire que c'est une géographie très difficile à pratiquer. Nous sommes allés dans des endroits reculés, où il fallait aussi emmener nos équipements. De surcroît, nous dépendions énormément des conditions météorologiques. Il nous fallait attendre que le soleil et la neige viennent au bon moment, par exemple.

A-t-il été difficile de reconstruire cette époque du XIXe siècle ?
M.Z. : Nous ne voulions pas être trop précis à cet égard. Nous avons été assez inspirés par l’endroit lui-même, qui est vraiment très authentique, de sorte que nous voulions évoquer une atmosphère authentique en parlant de ce lieu et de la vie des gens là-bas.

Pourquoi avez-vous choisi un crabe comme animal symbolique ?
A.R.R. :
Je pense que nous aimons tout simplement travailler avec des animaux. Mais sérieusement, on a eu le sentiment que ça soulignerait l’élément conte de fées et le caractère magique de l’histoire.

Comment définiriez-vous le film en quelques mots ?
M.Z. : La première partie est comme un prologue de western, et la deuxième est le western. Nous avons un personnage qui a vécu une expérience qui l'a amené à fuir de chez lui pour tenter sa chance de l’autre côté du monde. C’est aussi un film sur l’identité.

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(Traduit de l'anglais)

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